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Henri Audier

Elargir le débat

La place et les structures qu’un pays donne à son enseignement supérieur et à sa recherche, les moyens et les structures dont il les dote, sont hautement significatifs de la façon dont ce pays envisage son avenir. En ce sens, si une politique du savoir ne saurait se faire sans les scientifiques, ses enjeux concernent toute la société, et tout particulièrement les étudiants.

Par exemple, le problème n’est pas d’adapter, au travers d’une “mission” des universités, l’insertion des étudiants à un marché du travail dont nul d’ailleurs ne sait prévoir les fortes fluctuations. Il est de fixer des objectifs en matière de mode de développement, de réponse aux grands enjeux de la société (environnement, santé, ville …), de technologies de pointe et d’innovation, d’élévation du niveau culturel et des connaissances, d’où découleront une politique de qualification et de formation.

Pourtant, il n’y a pas eu le moindre débat sur l’enseignement supérieur et sur la recherche au Parlement, encore moins dans le pays. Dans ces secteurs, comme dans les autres, le gouvernement a avancé masqué en nommant une pléthore de commissions Théodule ou Nicéphore, qui ont fait des rapports dont on pouvait prévoir les conclusions à la seule lecture de leur composition. Ils ont servi ensuite de prétexte à des décisions qui étaient déjà prises, ou ont servi à imposer des bornes de béton à des prétendues négociations, qui, de ce fait, n’ont en réalité jamais eu lieu. C’est parce qu’en ” bonne élève appliquée” Valérie Pécresse a poussé cette méthode jusqu’à l’absurde, que le mouvement universitaire que l’on sait a éclaté l’an passé.

Pour autant, il ne s’agit pas de s’installer dans une posture de pure dénonciation. Comme on ne rassemble dans la durée que sur des valeurs et des propositions, l’auteur n’en sera pas avare !

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