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Henri Audier

Pour la droite, l’enseignement supérieur et la recherche ont toujours été (verbalement) prioritaires

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D’après les données statistiques de l’OCDE, la France se traîne en queue des classements internationaux, comparée aux autres pays développés. Et ce n’est pas sans conséquences. Troisième pays scientifique en 1970, cinquième en 1985, encore septième en 1995, la France est désormais à la quatorzième place mondiale pour la “dépense intérieure de recherche et de développement” par rapport au “produit intérieur brut”. Cet effort représente 2,08 % du PIB en 2007, environ 1,90% hors recherche militaire. Il faut revenir vingt-cinq ans en arrière pour trouver un taux aussi bas.

Après la dégringolade fantastique de notre effort (par rapport au PIB) entre 1993 et 1997, suivie d’une trop faible remontée entre 1997 et 2002, l’élection de J. Chirac en 2002 aurait dû ouvrir, du moins d’après ses promesses, une période faste pour la recherche. Ainsi déclarait-il à Euroscience avant son élection : “Avec moins de 2,2 % du PIB, la recherche française ne peut plus faire face à la compétition internationale. Le temps d’un simple rattrapage est révolu ! L’engagement doit être à la mesure d’un tel défi : le montant des dépenses consacrées à la recherche et au développement doit être porté à 3 % du PIB avant la fin de cette décennie. La France pourrait ainsi, dès 2007, se trouver en tête des pays de l’Union Européenne”. Or, on connaît le chiffre de 2007 : c’est 2,08 %. La France a encore régressé.

Comment se fait-il, qu’à de rares exceptions près, les médias se sont faits les porte-paroles des déclarations officielles, sans regard critique, sans même faire le plus souvent le moindre effort pour en savoir un peu plus? En 2005, presque tous furent élogieux sur le “Pacte pour la recherche” qui programmait, en la chiffrant, “une croissance de l’effort de recherche pour atteindre 3 % du PIB en 2010″.

L’auteur de ces lignes n’est ni mathématicien, ni économiste. Il n’est que chimiste, et sait donc faire les règles de trois. Aussi, reprenant la programmation prévue par le Pacte, l’auteur a écrit dès cette époque “qu’avec le Pacte, nous serons plus proches de 2 % du PIB pour la recherche en 2010 que des 3 % claironnés”

(http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1335&var_recherche=audier, le 16/12/05). Les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’association Sauvons la recherche, de nombreuses personnalités scientifiques et politiques, ont fait la même analyse. Même le Sénat a eu plus que des doutes. Cela n’a reçu pratiquement aucun écho dans les médias. Et pourtant c’était vrai. Si vrai, qu’en 2007, Nicolas Sarkozy a dû reporter ce même objectif… pour 2012 !

La France en deuxième division de la science mondiale ne serait plus la France” a lancé Nicolas Sarkozy, comme un défi. A l’évidence, personne ne lui avait dit que c’était déjà le cas. Il n’en promet pas moins, du moins avant son élection, un milliard d’euros de plus par an pour l’université et 800 millions de plus pour la recherche. Qu’en est-il ? Une première réponse dans le prochain article : budget@pecresse.com.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, une indication : en 2010, il y aura 33 millions de plus pour améliorer la vie étudiante : bourses, santé, logement. A comparer au milliard que la BNP (parmi bien d’autres) destine à ses traders.

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