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Stéphan Bourcieu

Étudiants étrangers : et si on partageait l’addition ?

Dans une récente tribune parue sur LeMonde.fr, je m’interrogeai sur la question des droits de scolarité des étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement supérieur français. A l’heure où l’autonomie des universités appelle le besoin de financements complémentaires, on peut se poser la question de l’intérêt de maintenir pour ces étudiants des droits de scolarité équivalents à ceux des étudiants français et européens : de 130 à 550 euros alors que le coût réel des études universitaires est de l’ordre de 8000 euros par an.

On comprend bien l’objectif de maintenir des droits réduits pour les étudiants issus de la francophonie ou dans le cadre de l’aide au développement. En revanche, quel est l’intérêt de faire financer par le contribuable français les études supérieures de jeunes issus des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) dans une compétition économique que l’on sait aujourd’hui mondialisée, où la France n’est pas nécessairement en position de force ?

D’autres pays ont depuis longtemps compris que l’enseignement supérieur était devenu un enjeu majeur dans un environnement concurrentiel mondialisé. Le coût d’un Master dans une université britannique peut varier du simple au double selon l’origine de l’étudiant.

Une telle approche apporterait une manne financière non négligeable aux établissements d’enseignement supérieur français. Elle permettrait également de démontrer la capacité d’attractivité internationale de nos formations d’excellence confrontées à la concurrence internationale sans bénéficier de l’avantage prix que représente le niveau actuel des droits de scolarité.

Pour en savoir plus : “Il faut différencier les droits de scolarité pour les étudiants étrangers”, tribune publiée le 20 janvier 2011 sur LeMonde.fr.

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