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Pierre Dubois

Le CEREQ est-il mort ?

Conseil d’administration du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) du 12 novembre 2011. Compte-rendu du CA rédigé par les représentants élus du personnel. Avertissement : ce document est issu de notes prises par les représentants du personnel au cours de cette réunion. Son contenu ne saurait engager les personnes citées, puisqu’il ne leur a pas été soumis pour approbation ou correction”. 20 chroniques de ce blog sur le Céreq.

Discussions sur le contrat d’objectifs 2012-2014. Frédéric Wacheux, directeur du CEREQ et candidat investi par l’UMP dans la 6ème circonscription du Pas-de-Calais pour les législatives 2012, introduit le débat. “Premier élément : le Céreq a une fonction sociale absolument essentielle. Il a une utilité sociale. Elle doit se réaliser à un certain nombre de conditions et dans un environnement spécifique qui a profondément changé. Les représentants du Céreq nous ont produit un texte disant qu’ils n’y adhéraient pas. Moi, je ne suis pas un homme de consensus. Je cherche avant tout à défendre mes idées”. 

Je suis absolument persuadé que, toutes choses étant égales par ailleurs, le Céreq est mort ! A partir de là, je débute ma réflexion. D’où vient la demande ? De nulle part ! Ce que fait le Céreq est strictement incompréhensible de l’extérieur. Donc la discussion sur le contrat d’objectifs part de ces constats. Plus le temps va passer, plus les demandes des différents ministères s’exprimeront de plus en plus sous forme d’appels d’offres… Ce que fait le Céreq est de plus en plus concurrentiel. Un certain nombre de consultants se mettent sur ce marché”…

Christian Forestier, président du CA du Céreq et administrateur général du CNAM : “je ne suis pas du tout en phase avec l’intervention de Frédéric Wacheux. L’évolution, c’est la vie. Je ne pense pas que le Céreq est mort. C’est à l’Etat, aux pouvoirs publics et aux partenaires sociaux de dire si on a besoin d’un opérateur public dans le champ de la relation formation-emploi. J’affirme, pour avoir été à des postes de responsabilité importants, que le Céreq a pesé beaucoup dans le débat public et que son apport a été déterminant”.

Christian Forestier a raison : le directeur du Céreq n’a pas à décréter la mort du Céreq. Mais, au fait, que disent le programme du PS et François Hollande sur la statistique publique qui est en péril ?

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