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Pierre Dubois

115.000 étudiants en Pays de Loire

La publication des synthèses sur les élections universitaires dans les régions est accompagnée d’un tableau sur les effectifs étudiants, leur répartition par cycle et type d’établissement supérieur, leur localisation sur le territoire. Celui d’aujourd’hui est consacré aux Pays de Loire.

Un tel tableau s’inscrit dans le projet politique du blog : 15 à 20 Universités de recherche et création d’Instituts d’enseignement supérieur de premier cycle, juridiquement et financièrement autonomes de l’université régionale de recherche (dans ce cas, l’université Nantes, Angers, Le Mans), mais associés à elle dans le cadre du schéma directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Chronique “Universités et IES en 20 propositions“. Chroniques précédentes : “Plus de 110.000 étudiants en Bretagne“, “Limousin Poitou-Charentes : 67.000 étudiants“.

Atlas des formations en Pays de Loire. Les 3 universités (Nantes, Angers, Le Mans) ne peuvent prétendre, séparément, à devenir une université de recherche. A contrario, fédérées ou fusionnées, elles disposent d’un potentiel important d’étudiants en 2ème et 3ème cycles pour le devenir. 114.4000 étudiants inscrits dans le supérieur en 2010-2011, soit 4,9 % de l’ensemble des étudiants inscrits en France et une progression de 5,6% depuis 2005. L’effectif de 115.000 étudiants a dû être atteint à la rentrée 2011.

30.000 bacheliers en 2010, soit 67,6% des effectifs de la génération (2,1 points de plus que la moyenne française). 71,2%  d’entre eux ont poursuivi dans le supérieur (3,7 points de moins que la moyenne nationale), soit 21.360 néo-entrants.

62.400 étudiants dans les 3 universités, soit 54,5% de l’ensemble des étudiants de la Région, taux plus faible que dans d’autres régions (38.500 étudiants en premier cycle dont 5.650 en IUT, 22.000 en deuxième cycle, 2.000 en troisième cycle). 24.000 étudiants en 2ème et 3ème cycles. Il est donc légitime, n’en déplaise à la politique des IDEX, que les Pays de Loire aient une université de recherche, d’autant qu’il y a, à Nantes, Angers, le Mans, d’autres écoles diplômant au niveau du 2ème cycle (8.650 élèves ingénieurs dont seulement dont seulement 1.400 dans une école universitaire). Ne pas oublier l’existence de l’université catholique de l’Ouest (UCO). Des écoles d’ingénieurs non universitaires dont l’École Centrale de Nantes sont d’ailleurs membres fondateurs du PRES UNAM, université de Nantes, Angers, Le Mans.

Les enseignements universitaires (IUT compris) sont répartis dans 7 villes des Pays de Loire : 29.900 étudiants à Nantes, 18.100 à Angers, 9.400 au Mans, 2.000 à Saint-Nazaire, 1.350 à La Roche-sur-Yon, 850 à Laval, 850 à Cholet. La future université de recherche des Pays de Loire, dédiée aux 2ème et 3ème cycles, devrait donc être une université multi-sites, en réseau, implantée à Nantes, Angers et Le Mans, et éventuellement à Saint-Nazaire (spécialités d’ingénieurs de Polytech Nantes).

STS et IUT. Les IUT des Pays de Loire scolarisent 5.700 étudiants. 1.500 à Nantes, 1.250 à Saint-Nazaire, 1.050 à Angers, 750 au Mans, 550 à Laval, 450 à La Roche-sur-Yon, 170 à Cholet.

Les STS des Pays de Loire scolarisent près de 16.000 étudiants, soit bien davantage que les IUT (5.700), mais moins que les 1ers cycles universitaires (38.500 dont la 3ème année de licence). Ce décalage est paradoxal : les 1ers vœux d’Admission post-bac plébiscitent les STS. Leurs points forts sont d’être implantées dans 49 villes de la région et de permettre ainsi la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Intégrées dans les IES et fusionnées avec les IUT, elles sont l’avenir de la voie professionnelle en 3 ans.

Des STS dans 16 villes de la Loire Atlantique (4.100 élèves à Nantes, 610 à Saint-Nazaire, 430 à Saint-Sébastien-sur-Loire), dans 9 villes du Maine-et-Loire (2.200 à Angers, 660 à Cholet, 280 à Saumur), dans 8 villes de la Sarthe (1.120 au Mans, 220 à Sablé-sur-Sarthe), dans 11 villes de la Vendée (1.050 à La Roche-sur-Yon, 300 à Fontenay-le-Comte), dans 5 villes de la Mayenne (1.100 à Laval). 49 villes dotées de STS soit certainement entre 30 et 40 IES dans la région, dans un futur souhaitable.

A l’inverse des STS, les CPGE sont fortement concentrées sur le territoire, dans les villes chefs-lieux de département et encore ! 4.000 élèves dont 2.200 à Nantes, 860 à Angers et 450 au Mans. Pas de CPGE en Mayenne, mais 340 à la Flèche (Sarthe). La concentration géographique des GPCE est un sérieux obstacle à la démocratisation du supérieur. Les classes préparatoires seraient également intégrées dans les IES ; il y aurait ainsi une déconcentration de la voie longue de licence dans les IES de la région.

Nantes concentre près de la moitié des étudiants du supérieur en Pays de Loire (51.500 étudiants sur 115.000). Si on y ajoute Angers (34.000 étudiants) et le Mans (12.500), on obtient une concentration de 85,2% des étudiants dans 3 villes ! Les villes métropoles, outre leur université, leurs CPGE et STS, leurs départements d’IUT, ont l’offre de formation la plus diversifiée (élèves ingénieurs en dehors de l’université, écoles paramédicales et sociales, écoles d’art et culture, écoles de commerce, gestion et comptabilité)…

Je m’interroge sur un tel taux de concentration dans les métropoles : avantages et inconvénients. Pour les partenariats avec les collectivités territoriales et avec les entreprises ? Pour la recherche ? Pour l’innovation et le transfert technologique vers les PME et TPE ? Pour la qualité des formations ? Pour l’alternance ? Pour la formation tout au long de la vie ? Pour le développement économique ? Pour la vie étudiante et la vie associative et politique ? Pour le développement culturel et social ? Pour les coûts financiers et les économies d’échelle ?

A débattre, en particulier dans le PRES UNAM ! La balle est dans le camp des Pays de Loire !

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