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Au Québec le “printemps érable” s’éternise

Le ton se durcit à Québec, plus de trois mois après le début du “printemps érable”, quatorze semaines de grèves et des manifestations étudiantes contre l’augmentation programmée de… 82 % des frais de scolarité sur sept ans.

Le gouvernement de Jean Charest a proposé une loi spéciale pour restreindre le droit de manifestation, véritable déclaration de guerre contre les étudiants. Une proposition “et de loin, pire que l’augmentation des droits de scolarité pour les étudiants”, a répliqué Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

De fait, la proposition a fait l’unanimité contre elle, de l’opposition (Pauline Marois, du Parti Québécois a dénoncé une “loi matraque” avant de tenir une conférence de presse avec les étudiants grévistes) à la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université qui réclame de nouveau des États généraux sur l’université québécoise.

Il y a quelques jours, la ministre québécoise de l’Education, avait présenté sa démission et quitté la vie politique. Une décision accueillie froidement par les étudiants : Gabriel Nadeau-Dubois, le porte-parole de  la Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante, a rappelé que “le problème, c’est la hausse des frais de scolarité. Ce n’est pas en changeant de ministre qu’on va régler la crise actuelle. On va régler la crise lorsqu’on va accepter de parler de la raison pour laquelle les gens sont en grève”…

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