Catégories
Jean-Luc Vayssière

Paris Saclay : être partie prenante ou pas !

Depuis 2010, l’UVSQ a fait le choix de s’investir dans le projet très (trop) ambitieux de construction d’un modèle hybride d’université qui intégre des universités, des grandes écoles, des organismes de recherches tels que le CEA, le CNRS, etc. sur le plateau de Saclay.

Depuis que la pression présidentielle s’est estompée avec le changement de gouvernement, ce projet, qui était au départ celui d’une « université unique de classe mondiale », évolue vers un projet plus banal et dans lequel la place de l’UVSQ n’est visiblement pas souhaitée.  Pour simplifier, les grandes écoles garderaient leur diplôme et leur pré-carré sur les relations entreprises, les organismes de recherche resteraient dans un partenariat fort sans transfert de moyens, seules les 2 universités seraient finalement concernées par la fusion-acquisition, Paris Sud et l’UVSQ.

Pour une université comme la nôtre, faire le choix de participer au projet initial était raisonnable et je crois qu’il l’est encore ! Du moins si l’on regarde la réalité du terrain, les résultats des appels à projets déposés ensemble, les nombreux enseignants-chercheurs qui collaborent avec les collègues de Paris Sud, le CEA et le CNRS, et enfin la proximité territoriale.

Curieusement, cet avis n’est visiblement pas partagé par nos partenaires puisque l’UVSQ n’a pas sa place au Conseil d’administration, alors que 3 écoles y siègent ! L’université n’a pas non plus sa place au Comité Idex, ni même dans le groupe de travail sur les études doctorales !

Lorsque je réclame légitimement une place pour l’UVSQ dans l’une de ces instances, et en particulier dans la gouvernance afin de participer à la construction de ce futur ensemble d’excellence, un silence convenu alterne avec un refus… justifié par le maintien des équilibres (sous-entendu entre écoles, organismes et universités) !

Ce n’est pas admissible ! Il y a une certaine hypocrisie à reprocher à l’UVSQ de ne pas choisir entre ses partenaires de recherche et de formation (pour faire simple Paris Saclay ou UPGO) et à ne pas lui octroyer le droit de siéger dans les instances qui décideraient de son avenir !

Car c’est bien de notre avenir dont il s’agit, comme le précise la 3e note de l’UPSa « L’élaboration d’une stratégie commune à une échelle inter-établissements nécessite de mettre en place de nouveaux processus de décision et de priorisation efficaces, qui devront considérer depuis la distribution de moyens nouveaux (ceux de l’IDEX) jusqu’à la réallocation de moyens existants (arrêt de certaines actions en recherche et formation, réaffectation des postes libérés, etc.), qui dépendent des établissements. »

On constate que les jeux sont déjà faits à la lecture de cette note datée d’août 2012, qui totalise uniquement 31 050 étudiants et 3 363 enseignants-chercheurs pour les 2 universités. Or, Paris Sud affiche dans ses chiffres clés, 27 289  étudiants et 2 461 enseignants-chercheurs. L’UVSQ pour sa part accueille 19 000 étudiants et dénombre 1 389 enseignants-chercheurs. Mais que deviendraient donc les autres ?

 

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.