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Jean-François Fiorina

Pour une régulation unique des admis sur titres en école de commerce !

Au vu de la complexité du recrutement des étudiants admis sur titres dans les écoles de commerce, je réaffirme ma volonté de voir naître en France un SIGEM des admissions parallèles pour plus de transparence. J’insiste également sur l’importance de maintenir les concours d’entrée en école de commerce.

Le concours d’entrée représente pour une école de commerce un élément de matérialisation de sa stratégie. C’est également un élément de sélection très important indispensable pour recruter des étudiants de qualité, motivés et en phase avec les valeurs de l’école. Il me semble dès lors essentiel de le maintenir, sous une forme que chaque école doit rester libre de choisir. En revanche, le système français de recrutement en admissions parallèles doit absolument évoluer vers plus de transparence afin de faciliter l’information et les choix auprès de l’ensemble de nos publics. Une récente enquête de la Conférence des Grandes Ecoles (février 2012) montre que les étudiants issus d’admissions parallèles sont très nombreux dans l’ensemble de nos écoles et le seront de plus en plus à l’avenir. Ces étudiants se retrouvent aujourd’hui confrontés à choisir parmi 20 concours et autant de systèmes et de périodes d’affectations différents. Pour optimiser leurs chances d’être affectés dans une école – et dans une école qu’ils désirent vraiment – et éviter une concurrence acharnée entre établissements pour remplir leurs promotions, je plaide pour la mise en place d’un système d’affectation centralisé unique et indépendant, tout comme cela se fait pour les étudiants issus de classes préparatoires. Ce système existe au sein de Passerelle depuis 6 ans maintenant et fonctionne très bien. Il faut maintenant raisonner à l’échelle de l’ensemble des banques d’épreuves.

Le Président d’Ecricome a d’ores et déjà déclaré être favorable à cette proposition. Cela est désormais du ressort du Chapitre des écoles de management et des écoles elles-mêmes, car un tel système ne pourra fonctionner que si beaucoup d’écoles s’engagent. Cela induit un changement des pratiques dans la gestion des concours existants et une volonté de faire aboutir un processus qui sera ensuite irréversible si l’on veut obtenir des résultats. Cette rupture est nécessaire et le Chapitre des Ecoles de management doit impulser ce virage au plus vite.

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