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Jean-François Fiorina

L’école du futur… c’est pour demain ?

Wise Summit, Educatec/Educatice, Online Educa Berlin, articles de presse, rapport de l’Inspection de l’Education nationale sur les tablettes numériques… l’école de demain intéresse et mobilise. Je délaisse donc pour un temps mon actualité de directeur pour me diriger vers celle du pédagogue en plein questionnement. J’aimerais échanger avec vous sur ce thème en démarrant une série de posts sur cette « école du futur ».

« Le cours d’amphi est-il en train de vivre ses derniers instants » comme l’a prédit Le Monde en date 11 octobre ? Aurait-il titré de cette manière, il y a seulement deux ans ? Sommes-nous arrivés à l’ère des MOOC ‪(Massive open online course) que le Financial Times (Free, high-quality and with mass appeal), Courrier International (Harvard pour tous) ou le magazine Uzbek et Rika (La Revanche des cancres) présentent comme des solutions d’avenir, à l’heure de la nécessaire massification/démocratisation du savoir ?

L’acte d’enseigner est en profonde mutation. Les attentes sont fortes et les modèles en cours d’évolution. Nos écoles doivent s’engager sur le chemin des Fab Labs* adaptés à la pédagogie. Ces Educ Labs ouvriront la voie à l’expérimentation concrète d’outils, de méthodes et de technologies nouvelles pour former les prochaines générations. Geneviève Fioraso annonce d’ailleurs « le suivi obligatoire d’un cours dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans toutes les formations de l’enseignement supérieur. »

Aux USA, les profils Facebook servent à recruter ou à éliminer les candidats pour les meilleures universités qui l’expliquent ouvertement (lire cet intéressant article du Wall Street Journal). D’autres assurent qu’une partie des cours sera organisée sur ce même réseau social, ouvert et gratuit…

Je suis également interpellé par les liens étroits que doivent maintenant entretenir la compétitivité de nos entreprises et la réforme de notre système éducatif. Le rapport de l’Institut de l’Entreprise « La France dans la mondialisation : se protéger ou se projeter ? » est, à ce propos très éclairant. L’élection présidentielle de 2012 a confirmé que l’opinion française reste l’une des plus méfiantes du monde à l’égard de la mondialisation. Que devons transmettre aux jeunes générations dans un monde en mutation ? J’aime citer le discours d’Yvon Gattaz sur la nécessaire mutation de l’enseignement supérieur : « Nous devrons apprendre aux jeunes les approches efficaces sans la recherche permanente de cette mythique vérité absolue. En effet, de nos jours, avoir des idées définitivement claires dans un environnement définitivement flou peut être un manque de bon sens. »

Je vous invite également à lire la synthèse que j’ai rédigée à l’issue du voyage d’études dans les Liberal arts colleges américains avec l’AGERA (Alliance des grandes écoles de Rhône-Alpes) au printemps dernier.

J’attends vos réactions et contributions !

*frabrication laboratories lancés par le MIT.

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