Catégories
Divers

Le noeud gordien de l’entrée dans le supérieur

Quelques effets du paradoxe de la sélection dans l’enseignement supérieur

 

Il n’y a pas de sélection pour l’entrée à l’Université. Mais il y en a une ( sur dossiers ) pour accéder non seulement aux classes préparatoires aux grandes écoles, mais aussi pour entrer en IUT ou en STS. On voit le paradoxe : les filières courtes de l’enseignement supérieur ont une entrée sélective ( sur dossiers ), alors que les filières de l’Université ( en principe longues ) n’en ont pas. C’est pourquoi le résultat des entrées dans l’enseignement supérieur est finalement pour le moins baroque, sinon chaotique ou pervers.

C’est ainsi que 20% des nouveaux bacheliers de 2006 de l’enseignement général se sont dirigés vers des filières courtes ( 8% dans des sections de techniciens supérieurs et 12% dans des Instituts universitaires de technologie ), en principe destinés aux bacheliers d’enseignements technologiques ( et ils occupent ainsi les deux tiers des places offertes en IUT, qui deviennent de fait des établissements foncièrement sélectifs, difficiles d’accès aux titulaires d’un bac technologique ).

A l’inverse, même si une courte majorité des titulaires d’un baccalauréat technologique en 2006 se sont bien dirigés vers des filières courtes ( 42% en sections de techniciens supérieurs et 10% en IUT ), 18% d’entre eux se sont inscrits à l’Université dans des filières longues qui ne leur sont pas a priori destinées. Or, comme le montre le suivi de cohortes de bacheliers datant des premières années de notre nouveau millénaire, les bacheliers technologiques ne sont que 13% à obtenir la licence en trois ans ( et 30% au total en cinq ans ) contre respectivement 45% et 71% pour les bacheliers d’enseignement général.

 

Quelques mesures récentes pour tenter d’amoindrir ces effets pervers

 

En 2007, le principe d’une pré-inscription, avant même que le baccalauréat ait eu lieu, a été décidé pour l’accès à l’Université, afin que l’établissement sollicité puisse donner son avis – strictement consultatif – en temps utile sur la pertinence de cette orientation..

Par ailleurs, puisque la plupart des lauréats des baccalauréats technologiques et professionnels qui tentent l’Université n’y réussissent pas bien, la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse a souhaité qu’ils puissent plus facilement accéder aux filières qui leur sont mieux adaptées, en instaurant notamment un “ bonus financier ” pour les IUT et les STS qui intégreront en leur sein davantage de ces bacheliers que la moyenne nationale.

Des mesures qui vont certes dans le bon sens, mais qui ne sont pas manifestement à la hauteur du problème posé. On y reviendra dans un prochain billet 

Catégories
Divers

Légitimité des Présidents ?

Débat : le Président d’université doit-il être élu ou nommé par le ministre ? S’il est élu, par qui doit-il l’être ? La loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) d’août 2007 a significativement restreint le corps électoral qui procède à l’élection du Président. Sous le régime de la loi Savary de 1984, celui-ci était élu par l’ensemble des 3 conseils de l’université (conseil d’administration, conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire) ; le corps électoral pouvait atteindre 140 électeurs.

Sous le régime de la loi Pécresse, les présidents sont élus par une partie du Conseil d’administration. Le CA LRU comprend un maximum de 30 membres (60 sous la loi Savary) et les personnalités extérieures du CA ne peuvent participer à l’élection. Bref, un président d’université, en cas de 2 candidatures à la présidence, peut être élu par seulement 10 ou 11 administrateurs. Il en résulte une légitimité faible ou nulle.

Certes, il ne faut pas forcément copier le cas italien : le corps électoral en Italie pour élire le recteur (= le président français) comporte toujours quelques milliers d’électeurs. C’est un point fort pour la légitimité, mais le recteur italien peut être élu sans avoir obtenu les voix de la majorité du corps électoral. Mais, au moins, il peut dire : “plusieurs centaines ou plus d’un millier d’électeurs se sont prononcés sur mon nom”. Un collègue français aura sans doute honte de dire : “16 administrateurs m’ont élu”.

Ce Blog d’EducPros a sa source dans un blog LeMonde.fr “Histoires d’universités en France et en Italie”, créé en janvier 2009 (cliquer ici). Pour lire les chroniques de la première étape de ce blog sur la gouvernance des universités en France et en Italie, cliquer ici. Lire en particulier la chronique sur les personnalités extérieures, membres du Conseil d’administration. Personnalités indispensables mais fort absentéistes.

Catégories
Divers

Université des Bistrots

Dans les villages de Gacôgne, Montreuillon, Ruages, Saint-Saulge, Semelay, Vauclaix, Urzy et la petite ville de Corbigny, dans la Nièvre se déroulera cet hiver, l‘Université des Bistrots

Des débats à le campagne, dans des cafés et des restaurants, occasion de se cultiver et de se rencontrer. L’éeducation populaire en mileu rural du XXI ème siecle

Parmi les invités : Jean Viard, Marc Kravetz, Armand Gatti et bien d’autres…

Le programme sur le site

http://www.universitedesbistrots.fr/

Catégories
Divers

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans Blogs Blog.educpros.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou effacez-le, puis lancez-vous !

Catégories
Divers

Un nouveau blog

Décidemment, le blog est une drogue dure

Après avoir ouvert un blog pour suivre, pour le compte des employeurs de l’économie sociale, le Grenelle de l’Insertion, je tiens un blog depuis juillet 2008, à la demande de la Lettre de l’Insertion par l’Activité Economique, du groupe Alternatives Economiques.

Lorsque j’ai été sollicité par Le Groupe Etudiant pour ouvrir ce blog, j’ai hésité, puis décidé de saisir cette occasion pour séparer ma production, gardant d’un côté ce qui relève de l’insertion et de l’emploi, et développant de l’autre ce qui va concerner l’Université et plus largement l’Education.

Cette décision n’a de sens que si elle accroit le caractère réactif, suscite débats, échanges et parfois controverses…

Le blog du Grenelle de l’Insertion (clos, mais toujours accessible) http://www.usgeres.fr/blog

Le blog d’Alternatives Economiques http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve

Catégories
Divers

Université citoyenne et solidaire

Le Conseil Régional Rhône Alpes vient de lancer un très intéressant appel à projets, intitulé « Université citoyenne et solidaire ».

Cet appel à projets est exemplaire sur le plan des objectifs

_ Promouvoir des actions de coopération entre l’université et acteurs locaux afin de favoriser l’accès à « la connaissance » des populations et des territoires éloignés géographiquement, culturellement et socialement de l’université.

_ Soutenir l’ouverture de l’enseignement supérieur vers la société en renforçant son accès aux connaissances universitaires et en engageant des actions et des interventions en lien avec les besoins économiques, sociaux et sociétaux.

_ Enrichir les capacités d’innovation et « d’expertise » des territoires et des acteurs locaux par l’apport de connaissances scientifiques et universitaires sur des sujets prioritaires pour leur développement, et favoriser l’échange de connaissances et de ressources.

_ Accroître les compétences et connaissances des étudiants et des doctorants participant au programme et favoriser leur professionnalisation et leur insertion.

_ Favoriser la production de connaissances nouvelles, de savoirs co-construits au service du plus grand nombre.

_ Contribuer à favoriser des actions pluridisciplinaires à travers les projets.

Mais il l’est aussi sur le plan de la méthode, puisqu’il incite à la coopération entre l’Université et des acteurs locaux.

Souhaitons que d’autres régions prennent des initiatives similaires

L’appel d’offres sur

http://www.univ-mlv.fr/ecosoc/eco_sociale/projets/Appel_a_projets_RSU.pdf

Catégories
Divers

Une tentative de definition du E-learning

Face à la profusion d’appellation pour désigner les activités pédagogiques réalisées à l’aide du réseau Internet il convient de revenir sur la ou les définitions du E-Learning. Social Learning, Rapid Learning, E-learning 2.0, Mixed ou blended learning ou même la désuète Formation Ouverte et A Distance (FOAD),… autant de termes pour désigner les missions d’enseignement par Internet.

Il y a quelques années l’on distinguait (voir article sur le Droit du E-Learning aux éditions du Jurisclasseur) le pur E-Learning qui supposait une dématérialisation totale de l’enseignement au présentiel enrichi par des ressources dématérialisées (mix, blended learning ou encore présentiel enrichi).

Aujourd’hui avec l’utilisation croissante des réseaux sociaux, composante de ce que nous appelons pompeusement le Web 2.0, de nouveaux outils et de nouvelles pédagogies voient le jour. On les qualifie d’ELearning 2.0 ou encore de Social Learning. Plus proche de nous encore le succès des microblogging et du service Twitter (envoi de courts messages à sa communauté) a fait émerger une nouvelle forme d’enseignement : le rapid learning.

Ces nouvelles formes de communication tendent à remettre l’apprenant (étudiant ou élève) au centre de l’activité pédagogique. L’apprenant devient acteur de l’enseignement en contribuant directement à la construction de son propre savoir. L’enseignant s’apparentant alors plus à un coach chargé de susciter l’intérêt des apprenants et de suivre, modérer, corriger ou compléter les contributions des apprenants.

Au-delà de ces innovations techniques ce qui me semble intéressant c’est la rénovation des méthodes pédagogiques. Car finalement « learning »  se traduit par apprentissage et non enseignement, comme le martèle depuis plusieurs années Marcel Lebrun, dans Elearning ce qui importe est « learning » et non le « e » qui fait référence aux outils. En définitive les usages sont plus importants que les outils. Mais plus fondamentalement sommes-nous prêts à modifier nos méthodes pédagogiques ?


Catégories
Divers

Mon projet

Qu’est-ce que le savoir universitaire ?

Ce blog, créé sur l’amicale suggestion de L’Étudiant, est pour moi un prolongement direct du mouvement des universitaires pour défendre leur statut et contre la dégradation de la formation des professeurs, résultat inévitable et programmé la « masterisation », de l’avis beaucoup d’entre nous. Je le rédige en mon seul nom, mais je me reconnais dans quelques affiliations : je suis membre de l’association Qualité de la science française (qsf), j’ai participé aux actions du Collectif pour la défense de l’université (dont le site est en cours de création), au lancement de la pétition « Refonder l’université » et, enfin, au « Cercle des professeurs disparus » imaginé par mon collègue Alain Caillé, professeur à Paris La Défense (on ne dit plus « Nanterre »).

C’est cette « casquette » que j’aimerais plus particulièrement revêtir pour inaugurer ces réflexions : dans mes premiers billets, je commencerai par ne pas parler de l’état des réformes et du mouvement, de l’analyse du système d’enseignement supérieur et de son évolution (l’actualité nous rattrapera bien assez tôt!). J’aborderai la question politique des fins de l’université par le détour d’une réflexion plus générale, mais aussi plus fondamentale, celle de la culture universitaire : qu’est-ce que le savoir universitaire ? Quelles valeurs le guident ? Comment se rapportent-elles à la culture tout court ? Par exemple, que veut dire exactement le mot « excellence », qui bourgeonne aujourd’hui dans nos institutions ? Que reste-t-il des valeurs de transmission et de mise en valeur du patrimoine scientifique, du désintéressement, de l’encyclopédisme, à l’heure de l’hyperspécialisation et de la professionnalisation ? La notion de discipline est-elle encore opératoire, compte tenu de la balkanisation des savoirs ? Et si elle est caduque, que perdons nous avec elle ?

J’espère vous convaincre que cette question philosophique est une clé pour comprendre la politique universitaire.

Une vue globale

Les transformations de l’université et de la production des savoirs exigent de repenser la culture universitaire, de la même façon que le noyau des difficultés et des incertitudes qui affectent l’école réside ultimement dans une crise de la culture scolaire. Ce sera le second fil conducteur de ce blog : au XXème siècle, l’université et l’école ont été des univers séparés et à certains égards rivaux. Une toute autre réalité, une toute autre logique se sont imposées dans les dernières décennies du siècle. Les frontières se brouillent. L’université s’est massifiée à la suite de l’enseignement secondaire. Ce dernier est désormais inachevé pour la plupart des élèves et voué à se prolonger à l’université. Le schéma a deux étages d’une éducation élémentaire solide fournissant le socle d’approfondissements scientifiques ou professionnels est caduc ; pas seulement parce que le niveau « baisse » ou plutôt change, mais aussi parce que la distinction entre savoir scolaire et savoir universitaire est devenu trop obscure pour orienter les institutions. Même les styles pédagogiques, autrefois très typés, du secondaire et du supérieur échangent aujourd’hui leurs traits : développement des projets et pénétration de « l’innovation » au lycée d’un côté, accroissement des besoins d’encadrement et de travail « scolaire » chez les étudiants (au passage, c’est la clé du succès phénoménal des prépas, et on aurait bien tort de le brocarder, car c’est, en gros, et contrairement à un préjugé fréquent, y compris chez mes collègues, une formation démocratique et de qualité). En résumé, secondaire et supérieur, même combat. C’est pourquoi je cèderai régulièrement la plume à un professeur de lycée, afin que son expérience et son point de vue contribuent à une vue globale de la question de l’éducation.

Catégories
Divers

Impressions d’un directeur d’école atypique !

Après avoir travaillé environ une vingtaine d’années dans des entreprises d’informatiques américaines, je suis venu tard à l’enseignement du marketing dans des grandes écoles de management.

J’y suis arrivé avec la vague idée que l’on a, lorsque l’on est en dehors de ce monde, c’est-à-dire que c’est un job assez « cool » et que compte tenu des sollicitations du monde de l’entreprise on devrait pouvoir maitriser, contrôler, son parcours sans difficultés

Après une quinzaine d’années d’expérience, et de nombreux postes, je me propose de vous livrer sur ce blog, mes impressions, mes étonnements, mes déceptions, mes préoccupations et aussi mes satisfactions.

Le directeur d’école a différents publics avec lesquels il doit composer : Ses étudiants, ses enseignants chercheurs, ses diplômés, sa tutelle, ses collègues et concurrents y compris et surtout les étrangers, ses partenaires entreprises, les organismes d’accréditations, etc…

Je me propose de vous faire partager au gré de mes humeurs, la vie quotidienne d’un directeur d’école

Catégories
Divers

Mieux intégrer le handicap dans l’enseignement supérieur et l’entreprise

Un constat cinglant : plus de 20 000 entreprises en France préfèrent payer des pénalités plutôt que de remplir leur quota d’embauche de handicapés (6% du personnel)…

… tandis que nombre d’étudiants handicapés et motivés peinent à trouver des formations adaptées à la demande des employeurs…Un paradoxe qui illustre bien tout le chemin qui reste à parcourir pour que se croisent, enfin, ces attentes réciproques. Une situation délicate qui risque d’évoluer à court terme puisque la loi imposera, dès 2010, des pénalités trois fois supérieures à celles d’aujourd’hui, soit près de 13 000 € par personne handicapée manquante !

Comment réussir ?
C’est une problématique complexe : les formes de handicap sont multiples, les acteurs du secteur sont extrêmement dispersés, et entreprises et écoles ne sont pas toujours bien préparées à accueillir des personnes différentes. D’un côté, le handicap limite les niveaux de qualification et, du coup, l’évolution de la personne au sein des entreprises ; de l’autre, il peut accentuer la « sur qualification » de certains profils devenus inadaptés pour le monde du travail ! La bonne formation doit permettre à chaque individu de trouver un positionnement et une évolution à sa mesure dans l’école et dans l’entreprise. Ma vision est de donner à chacun sa chance même si nous avons découvert ave étonnement que 20 de nos étudiants ne se sont pas déclarés handicapés alors qu’ils auraient pu le faire. Manque d’information ? Peur d’être rejetés ? Souhait de se réaliser en dépassant la notion d’assistance ? Pas facile de répondre.

De la méthode.
Les pistes de travail et d’expérimentation sont si nombreuses qu’une méthode s’impose. Il me semble essentiel de rassembler toutes les forces disponibles qui sont souvent très dispersées, et de mutualiser les moyens pour aider l’étudiant handicapé. Les établissements de l’enseignement supérieur ont un rôle important à jouer dans la dynamique. Cette approche intègre l’ensemble des acteurs : associations spécialisées, collectivités territoriales, enseignements secondaire et supérieur, entreprises, Etat, etc. Elle doit permettre de concevoir une véritable ingénierie de projet avec, à la clé, une proposition de formation adaptée comme pour un sportif de haut niveau. La preuve ! Le major d’entrée des concours HEC et ESSEC 2008 est… malvoyant !

Informer et sensibiliser. Si l’aide au handicapé dans son cursus reste primordiale, il ne faut pas oublier l’importance de l’information et de la sensibilisation. Le regard sur le handicap se construit dès l’enfance, dès l’école primaire. C’est une part de l’instruction civique à développer. Pour un valide, prendre son repas dans le noir ou s’installer dans un fauteuil roulant une après-midi, relève de l’exploit ! Etudiants et salariés devraient tous vivre, au moins une fois, ces expériences pour mieux comprendre l’autre, sans jugement de valeur ou pitié. N’oublions jamais que chacun de nous peut devenir, du jour à l’autre, un handicapé. Cette prise de conscience est un préalable.

 

 

 

Catégories
Divers

Ce que l’autonomie veut dire…

Dans un court entretien donné au Figaro le 11 septembre 2009, le président de l’Université Clermont-Ferrand I, Philippe Dulbecco, livre sa vision entrepreneuriale de l’autonomie universitaire. Et confirme ainsi toutes les craintes qui ont été soulevées par les universitaires lors du mouvement du printemps 2009. A lire !

Catégories
Divers

Universités en photos

Voici donc ouverts les blogs d’EducPros : Jour “J” ! Qu’ils puissent donner lieu à des débats constructifs pour un enseignement supérieur public de qualité au service de tous.

Bienvenue sur ce Blog. Invitation à découvrir les universités par l’image. Photos d’universités, des villes dans lesquelles elles sont implantées en France et en Italie, de présidents, de colloques et de manifestations… Les photos sont originales et ont été prises au cours des 6 dernières années au fil d’enquêtes, de colloques, de salons de l’éducation, de voyages, de séjours professionnels… Elles sont libres de droit.

Universités italiennes : Aosta, Bari, Bologna, Ferrara, Modena et Reggio, Padova, Pavia, Pisa, Siena, Venezia, Viterbo.  

Universités françaises : Artois, Châlons en Champagne, Lille 1, Mulhouse, Nantes, Orléans, Paris 1 et 2, Paris 4 Sorbonne, Paris 6 Pierre et Marie Curie, Paris 7 Diderot, Paris 8 Saint-Denis, Paris 9 Dauphine, Paris 10 Nanterre, Reims, Strasbourg, Troyes, Versailles Saint-Quentin.

Université hongroise : Budapest. Université finlandaise : Oulu…

Et aussi. Charles de Gaulle et mai 1968 (mémorial de Colombey). Manifestations interprofessionnelles des 29 janvier et 19 mars 2009 à Reims, du 1er mai 2009 à Strasbourg, du 13 juin 2009 à Paris. Service civil volontaire : Unis-Cités Champagne Ardenne.

Pour accéder aux 2.300 photoscliquer ici.

Catégories
Divers

L’université de Lille ?

Huit chroniques sur l’université de Lille 1 Sciences et Technologies. Lille 1 en photos. Les 3 derniers présidents : Philippe Rollet (en fonction), Hervé Baussart, Jacques Duveau. L’explosion de l’offre de formation. Un observatoire remarquable : l’OFIP. Une étude de l’OFIP : le devenir des bacheliers 2004 en 2009. Et demain, l’université de Lille ? Pôle, Campus, PRES.  Lire les 8 chroniques.

Catégories
Divers

A quoi servent les classements ?

La demande d’évaluations, d’étalonnages, de comparatifs ne cesse de croître autour de l’éducation. C’est une conséquence évidente de la compétition dans un monde de plus en plus ouvert.
Les remous du printemps dernier dans l’université montrent que ce n’est pas pour autant un concept acceptable sans précautions. En effet on peut faire dire ce que l’on veut à des ensembles de chiffres, surtout si l’on se garde de préciser, non seulement les critères – qu’il est toujours possible de justifier de manière plus ou moins rationnelle –, mais aussi les raisons qui ont présidé à l’élaboration de tel ou tel classement.

Prenons trois exemples, qui donneront lieu à trois livraisons distinctes sur ce blog : les évaluations PISA, le classement de Shangaï et les comparatifs entre établissements délivrant un diplôme Bac+5, en nous limitant à l’enseignement supérieur scientifique et technologique.

1 – PISA : des résultats, des conclusions, mais quelles précautions ?

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a lancé le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA™) en 1997 pour répondre au besoin de données sur la performance des élèves qui soient comparables au niveau international.

L’enquête PISA est une nouvelle expression de la volonté des gouvernements des pays de l’OCDE d’étudier, de façon suivie et à l’intérieur d’un cadre conceptuel approuvé par tous, les résultats des systèmes d’éducation en termes d’acquis des élèves. Elle entend fournir de nouvelles bases pour alimenter le dialogue politique et relancer la collaboration autour de la définition et de la réalisation des objectifs de l’enseignement, par le biais de méthodes novatrices qui s’inspirent de l’identification des compétences utiles dans la vie à l’âge adulte.

Voici au moins une entrée en matière qui définit l’objectif.

Dans leur ouvrage « L’élitisme républicain », Christian Baudelot et Roger Establet proposent une analyse décapante des performances du système scolaire français mesuré à cette aune. Ils rappellent, en préambule, que l’on « sans refuser que l’école forme à la culture ou au civisme, les parents entendent d’abord qu’elle prépare convenablement au monde du travail. On est ainsi entré dans une culture anxieuse du résultat ».

Sans remettre en cause leurs conclusions, on peut, à la lecture de leur passionnant ouvrage, poser quelques questions, que l’on souhaite plus rationnelles que les remises en cause brutales assénées par certaines autorités, selon lesquelles « les critères retenus port[ai]ent sur des qualités étrangères à l’école française. On retrouvera ce type de comportement consistant à briser le thermomètre quand la mesure ne vous semble pas favorable.

Parmi ces questions :

1. Quelle est l’influence réelle de la mentalité anglo-saxonne dans les choix de critères (« L’OCDE, temple du capitalisme libéral ») ? En  fait, l’objectif avoué est d’évaluer l’acquisition des compétences (et non des seules connaissances) demandées aujourd’hui à un citoyen pour entrer de plain pied dans l’économie du 21è siècle. Pour examiner si ces compétences sont les mêmes que celles d’hier, la mesure retenue est l’évolution de la demande de compétences entre 1960 et 2002 aux Etats-Unis. On y constate une
demande croissante de capacités à remplir des tâches analytiques ou interactives non routinières, au détriment des tâches manuelles en général et des tâches cognitives routinières. D’où l’accent mis sur les trois composantes de l’étude : compréhension de l’écrit, mathématiques et culture scientifique, dans une logique de contribution future de chaque élève à la performance future en recherche et innovation d’un pays donné.
2. La collecte de données par pays, inévitable sur le plan statistique, introduit un biais, souligné par Baudelot et Establet, lié à l’hétérogénéité  des pays considérés sur des critères comme leur population – à niveau de richesse égale, les problèmes d’organisation du système éducatif ne sont pas les mêmes selon les ordres de grandeur de la population à éduquer –, ou leur politique d’immigration, par exemple. Mais nos
auteurs ne prennent jamais en considération les différences culturelles. Or mettre dans le même panier la Finlande et la Corée du Sud, souvent au coude à coude dans les résultats, fait litière de l’influence radicalement différente du luthérianisme ou du confucianisme dans ces pays, avec des conséquences, par exemple sur les carrières scientifiques féminines ou la volonté des élèves (et de leurs familles) de ne pas trop se différencier des autres par des comportements marginaux d’excellence ou de médiocrité.

3. Instruire, une fois de plus, le procès des grandes écoles opposées à l’université, comme « un obstacle corporatiste à une recherche fondamentale en symbiose avec la recherche appliquée » tout en affirmant que « seule une vraie recherche peut sortir de l’impasse un pays aussi riche en capital économique et culturel que la France » ne relève-t-il pas de la regrettable, et fort répandue, confusion entre recherche et innovation?

On pourrait poursuivre.

Les médias se sont trop facilement emparés de ces études PISA pour, qui tomber à bras raccourcis sur le monde enseignant incapable de préparer l’avenir de nos enfants, qui sur la mainmise du « grand capital » sur l’éducation. Un peu court !…

Conformément à l’objectif défini par l’OCDE, l’analyse de Baudelot et Establet est, elle-même, fortement connotée par le contexte politique et, partant, polémique, qui entoure en France ce type de questions. Elle a du moins le mérite de souligner que les qualités et les défauts de tout système éducatif ne sauraient être coupées des réalités socio-économiques locales et mondiales.

De plus, la prise en compte de PISA mène directement à celle de la notion d’acquisition de compétences sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.

Jean-Louis Bernaudin

A suivre…

Catégories
Non classé

Charte des blogueurs EducPros

Le site EducPros.fr (groupe L’Etudiant) développe une plateforme de blogs dédiée aux questions relatives à la formation, l’enseignement supérieur, la recherche et l’éducation de façon plus large.

Aspects éditoriaux

  • Les blogs sont un espace de liberté d’écriture et d’opinions avec des partis pris assumés, dans la mesure où leurs contenus ne portent pas atteinte aux droits des tiers, et ne sont en aucune façon contraires aux lois et règlements en vigueur en France (notamment et à titre d’exemple, en matière de droit à l’image, droits de propriété intellectuelle de tiers, violation de dispositions pénales en matière de racisme, de xénophobie, de révisionnisme, de lutte contre la pédophilie de traitements inhumains ou dégradants, etc.). L’auteur est informé de ce que educpros.fr supprimera de ses serveurs tout contenu violant les lois ou règlements, ou portant atteinte aux droits des tiers, et de ce que toute infraction de nature criminelle ou correctionnelle sera portée à la connaissance des autorités, le Groupe l’Etudiant ne pouvant risquer d’être considéré comme complice de tels faits.
  • Les billets doivent autant que possible nourrir le débat, fédérer des lecteurs spécialisés sur une thématique. Educpros veut développer cette notion de communautés sur laquelle le site s’est créé
  • En aucun cas les blogs ne doivent devenir des « blogs d’établissement » à vocation promotionnelle même si, bien évidemment, chaque blogueur peut s’appuyer sur son expérience ou évoquer les responsabilités qu’il assume et les choix qu’il effectue dans ce cadre.
  • Il est recommandé de poster environ un billet par semaine. C’est un minimum pour fidéliser des internautes à la lecture de votre blog mais ce n’est pas une obligation.
  • Les billets traiteront principalement de thématiques centrées autour de l’enseignement supérieur, de la recherche ou de l’éducation au sens large. Ils peuvent prendre la forme de commentaires des actualités du secteur, de pratiques du métier, d’avancées de la recherche, ou d’actualités dans une discipline
  • Sauf exception – quand le contenu du billet le justifie -, ne pas doublonner des billets avec un autre site ou blog. Mieux vaut des billets moins nombreux mais spécifique au blog pour conserver un bon référencement sur les moteurs de recherche.
  • Le blogueur s’engage à lire régulièrement les commentaires postés sur son blog, à supprimer les commentaires importuns le cas échéant ou à les signaler à l’équipe d’EducPros. De son côté, EducPros se réserve le droit de supprimer tout post ou commentaire dont le contenu serait contraire à la loi et aux règles de bienséance élémentaires (attaques ad hominem, insultes, etc.).
  • Les auteurs garantissent au groupe l’Etudiant qu’ils sont seuls titulaires des droits de propriété intellectuelle sur l’ensemble des contenus qu’ils proposent
  • Le contenu des blogs est susceptible d’être repris dans d’autres supports du groupe l’Etudiant, notamment dans La Lettre de l’Etudiant, afin de faire connaître la richesse de la plateforme et d’inciter à sa lecture.
  • Le dédoublement du blog sur un autre site n’est pas possible (une seule adresse URL). En revanche, un lien vers le blog hébergé sur EducPros est possible.

Autres aspects juridiques

En cas de réclamation, d’action en justice ou de revendication formée par un tiers à l’encontre d’EducPros.fr, l’auteur garantira EducPros.fr de toute condamnation prononcée à son encontre en raison de contenus proposés par l’auteur, et ce à quelque titre que ce soit (condamnation en principal et intérêts, frais de justice, etc.), outre le préjudice personnel subi par educpros.fr du fait de la plainte déposée ou de l’action engagée contre elle.

Le groupe l’Etudiant supprimera aussi unilatéralement tout contenu contraire aux présentes conditions générales, ainsi qu’aux lois ou règlements en vigueur en France dont elle aurait eu personnellement connaissance ou qui lui aurait été mentionné par un tiers.

Tout litige relatif à l’interprétation ou l’exécution des présentes conditions générales sera de la compétence exclusive des Tribunaux de Paris, et seront soumis aux lois françaises.

Catégories
Divers

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans Blogs Blog.educpros.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou effacez-le, puis lancez-vous !

Catégories
Divers

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans Blogs Blog.educpros.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou effacez-le, puis lancez-vous !

Catégories
Divers

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans Blogs Blog.educpros.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou effacez-le, puis lancez-vous !

Catégories
Divers

Comment j’aborde l’été ?

La pause estivale approche. Une rupture salutaire propice à la réflexion et à la préparation de la rentrée mais également au repos, à la lecture et à l’émerveillement. Cette année 2009 a été jalonnée de crises et de difficultés. La précédente aussi, j’ai été surpris par l’ampleur du séisme et je ne m’attendais pas à cela, ceux qui prédisaient le contraire, sont des menteurs ou des surdoués ! La rentrée s’annonce également délicate sur le plan économique et social avec une incertitude supplémentaire de taille, la probable pandémie de grippe H1N1.

Retour sur ce qui m’a marqué ces derniers mois avant de préparer le break de l’été.

Le millésime 2009 a eu son lot de bouleversements comme ces symboles disparus…Farah Fawcett pour commencer, la célèbre « Drôles de dames » nous a quittés en réveillant pas mal de souvenirs de jeunesse !! Beaucoup plus sérieusement, ce sont les disparitions des empires Lehmann Brothers ou General Motors qui m’ont surpris… Ces entreprises « modèles », fleurons de l’industrie et de la finance mondiales qui faisaient l’objet d’études de cas quand j’étais étudiant. Aujourd’hui, pour la première, je me demande si son effondrement n’est pas du au pourrissement du système ou à l’incurie de quelques uns. Pour la seconde, le mastodonte a été incapable de s’adapter aux mutations du marché, étranglé par des charges sociales d’entreprise – équivalentes à 2 K€ par véhicule vendu ! – qui faisaient la grandeur de son modèle, unique aux Etats-Unis. Assister à la disparition de ces symboles en quelques instants, c’est terrifiant…

Un monde radicalisé ?La crise économique risque d’engendrer une crise morale et de confiance beaucoup plus profonde. En témoigne, la radicalisation des conflits sociaux dans notre pays. On peut comprendre ce désespoir. Quel avenir possible après 20 ou 30 ans passés dans la même société, au cœur d’une zone déjà défavorisée ? Et comment accepter que, pour les grands managers, tous leurs risques soient couverts à des niveaux indécents (prime d’accueil, bonus, retraite chapeau…). Le plus dangereux, c’est la crise morale qui découle de ces tensions et le constat que l’ascenseur social reste désespérément bloqué. Les recettes et les réflexes d’antan ne fonctionnent plus dans un système qui s’emballe.

L’été, parenthèse salutaire.Il y a 10 ou 15 ans, les technologies ne permettaient pas de rester connecté au monde en permanence. Aujourd’hui, c’est possible, et c’est également pour cette raison que je ne consulterai pas mes mails pendant les vacances ! Je n’en profiterai pas, non plus, pour écrire mes mémoires ! Le temps des vacances, c’est celui de la coupure, de la détente et de la rencontre. Un temps privilégié pour flâner, se promener, s’émerveiller loin des contraintes et des agendas surchargés. Je vais consacrer du temps à la lecture de romans policiers que j’adore. L’occasion de faire aussi un break intellectuel. Au menu, L’infiltré de Ludlum, Opération OB center de Clancy ou le dernier Grisham. J’aime aussi les policiers historiques de Nicolas Le Floch ou les Harlan Coben.

Bon été à tous ! Rendez-vous en septembre.

Catégories
Divers

L’alternance au chevet de l’emploi des jeunes

Alarmants. C’est l’adjectif qui convient malheureusement à la lecture des chiffres que communiquent Les Echos dans son édition du 20 juillet* : une augmentation de 40% des chômeurs dans la tranche des 18-24 ans sur la dernière année, une catégorie touchée traditionnellement trois fois plus que la moyenne, plus de 20% sous le seuil de pauvreté (880 euros par mois)… Impossible de laisser sans espoir ces forces vives de notre pays. C’est pourquoi cette rafale de rapports et initiatives** présentés au président de la République, ces derniers mois, pour aider les jeunes à trouver leur place dans la société va dans le bon sens. Dernière en date, l’annonce par Henri Proglio, P-DG de Veolia Environnement, de l’engagement de 50 grandes entreprises à recruter, en alternance, plus de 100.000 jeunes en 2009-2010. Mais derrière ces chiffres, quelle est la réalité de la situation ?

L’alternance, pour qui ? Trop souvent dévalorisé, assimilé au seul enseignement technique, considéré comme solution par défaut, ce dispositif – comme d’autres – a fait ses preuves sur le marché du travail. Je milite pour une vision beaucoup plus large de l’alternance : elle doit investir tous les types de formations, généralistes et techniques, et s’appliquer à toute l’échelle des diplômes, du CAP au Doctorat. Même si cela tousse un peu sur ce point ! Autre problème : le déséquilibre entre les grandes et les petites entreprises. Faute de temps et de moyens, les PME qui ont un besoin crucial de ces jeunes talents n’accèdent pas suffisamment à ce type de dispositif. Encore moins les artisans ! C’est très dommageable pour les jeunes et les entreprises.

L’alternance, comment ? Aussi séduisante qu’elle paraît, l’alternance nécessite un accompagnement et un contrôle très rigoureux pour éviter les dérives. Dans l’entreprise, les alternants occupent régulièrement des postes à temps faussement partiel ne laissant que peu ou pas de place aux études. Et, quelquefois, rien du tout à la vie privée ! L’entreprise attend des résultats, pas des expérimentations. A tel point que l’étudiant devient schizophrène et n’arrive plus à gérer ses périodes scolaires, la pression étant trop lourde sur ses épaules. Là encore, comme pour les stages, c’est la notion d’accompagnement tant au niveau de l’entreprise que de celui de l’école qu’il faut mieux considérer et renforcer. L’entreprise pilote l’alternant dans ses missions tandis que l’école permet la mise en perspective de l’expérience acquise, et surtout la poursuite de son cursus. Tout est question de dosage. L’alternance est une démarche professionnelle ET pédagogique. Son avenir et son image dans la société dépendent de la bonne alchimie entre ses deux pôles.

Une vigilance renforcée s’impose. Ces milliers de contrats promis seront-ils effectivement réalisés ? Dans quelles conditions ? Les grands groupes seront-ils encore les seuls grands bénéficiaires ? Les organismes de formation qui se partageront cette manne financière juteuse seront-ils contrôlés ? Les alternants bénéficieront-ils de l’encadrement lourd qui leur est nécessaire ? Qu’adviendra-t-il à ceux qui seront en échec ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre clairement. C’est notre responsabilité vis-à-vis d’une jeunesse que la crise malmène.
*Source : Livre vert de la commission de concertation sur la politique de la jeunesse. Juillet 2009.

**Le rapport du Haut Commissaire à l’Intégration, Yazid Sabeg, proposait, au printemps, un train de mesures conséquent – plusieurs centaines ! – dont nous avions parlé, le plus récent « livre vert » de Martin Hirsch, autre Commissaire, cette-fois à la Jeunesse, se fend de 52 propositions… dont plusieurs réformes devraient découler comme celle, tant attendue, de l’orientation.