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Bernard Deforge

Bilan opération Phénix 2012

Je dois reconnaître que la moisson de 14 recrutés Phénix en 2012 (soit 5% des candidats au lieu des 10 % environ des années précédentes) me laisse un goût amer. Tant d’efforts pour un tel résultat!

Il faut dire que la conjoncture économique désastreuse ne favorise ni les recrutements d’une façon générale ni a fortiori  les démarches originales et sophistiquées comme celle de l’opération Phénix.

J’ai noté aussi cette année – et cela est sans doute lié également au climat général anxiogène – une très grande volatilité des candidats. C’est près du double de propositions d’embauches qui ont été faites, mais nombre de jeunes ont préféré renoncer soit pour commencer un doctorat soit pour entrer dans une école de commerce. Comme si l’engagement professionnel réel, même dans les conditions privilégiées de l’opération Phénix, leur faisait peur.

Mais je ne veux pas rester sur une note pessimiste. Aujourd’hui, et ce depuis 2007, 165 jeunes gens titulaires d’un M2 en LSHS ont trouvé en entreprise un emploi de niveau cadre en CDI grâce à tous les acteurs de l’opération Phénix, qui peuvent légitimement en être fiers. Et j’ai personnellement été sensible aux témoignages de satisfaction exprimés par quelques-uns d’entre eux, lors de l’émission de France Inter “Service Public” du vendredi 22 septembre consacrée aux philosophes. “Grâce à Phénix, dit l’un d’eux non sans humour, j’ai fait mentir la dédicace de Jules Vallès : “”A tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim.” »

Autre point encourageant : l’interview du Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Vincent Peillon dans Les Echos  du 3 octobre , appelant à mettre les élèves en contact avec le monde de l’entreprise dès la 6è. C’est effectivement très tôt que la perspective d’une carrière dans l’entreprise ou même d’entrepreneur doit trouver place dans les esprits : l’avenir des jeunes Français n’est pas de devenir tous fonctionnaires! Si cette acculturation à l’entreprise accompagnait tout au long la vie des élèves et des étudiants, l’opération Phénix n’apparaîtrait pas comme” une exception”, ainsi que l’a nommée le journaliste de l’émission de France Inter déjà évoquée. Comme j’aimerais que la nouvelle Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Madame Geneviève Fioraso, s’exprime pareillement sur ce sujet! Mais les Assises en cours de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lui en donneront à coup sûr l’occasion.

Bernard Deforge

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Délai supplémentaire pour le dépôt de vos candidatures à l’opération Phénix !

Chers candidats,

Afin de vous permettre de postuler plus nombreux encore et de finaliser dans les meilleures conditions vos dossiers, les partenaires de l’opération Phénix ont décidé de repousser la date de dépôt de candidature au 13 mai. Nous vous invitons à vous porter candidat à trois entreprises pour multiplier vos chances.

Bonne chance à tous,


Bernard Deforge

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Vous avez jusqu’au 8 mai pour postuler à l’opération Phénix !

Chers candidats,

Les candidatures pour l’opération Phénix se multiplient depuis le forum du 10 avril.  C’est une excellente nouvelle pour le succès de l’opération.

Les candidats -issus de master 2 en lettres ou sciences humaines de toutes les universités de France- ont jusqu’au 8 mai pour postuler. Ils peuvent être diplômés de 2012, 2011 et 2010.

Pour mémoire, ils peuvent le faire dans trois entreprises partenaires sur le site: www.operationphenix.fr

Bonne chance à tous,


Bernard Deforge


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Pour que le 6ème Forum Phénix soit un succès !

Tout d’abord un rappel : notre Forum se déroule le mardi 10 avril de 10h à 18h à la Maison de la Cité Internationale Universitaire, 17 Bd Jourdan Paris 14ème.

Pour qu’il soit un succès, il est important que les étudiants ou diplômés d’un M2 en LSHS y viennent nombreux, mais au-delà du nombre il convient qu’ils y participent de la façon la plus utile pour eux. C’est pourquoi je leur donne ici quelques conseils pratiques.

Quelques conseils aux étudiants visiteurs du Forum

Si vous venez au Forum, vous, étudiants ou diplômés de lettres et sciences humaines, c’est que vous envisagez d’entrer dans une entreprise, ou du moins que cette idée ne vous rebute pas.

Pour que cette visite soit la plus utile possible, il convient que vous ayez regardé sur le site operationphenix.fr et étudié la liste des types de postes qui vous sont proposés cette année.

Je vous rappelle que vous pourrez postuler sur trois propositions dans trois entreprises différentes (profitez effectivement de cette possibilité). Cette réflexion préliminaire, que vous pourrez compléter en consultant les sites des entreprises, vous permettra de hiérarchiser vos rencontres et demandes d’information lors du Forum, et notamment vos participations aux ateliers qui seront accessibles tout au long de la journée selon le planning suivant  : planning-phenix-2012

Je vous rappelle que le Forum n’est pas destiné à ce que vous exprimiez votre candidature auprès des entreprises présentes, mais simplement à vous informer et vous aider dans vos choix.A une seule exception : la Marine Nationale qui, en fonction de son planning propre, pourra recueillir lors du Forum votre candidature. J’en profite pour vous signaler une autre particularité de la Marine : comme il s’agit d’une arme de l’armée française, seuls des candidats de nationalité française peuvent prétendre être recrutés par elle.

Enfin, si dès le lendemain du Forum vous pouvez déposer vos candidatures sur le site operationphenix.fr, il ne s’agit pas d’une course de vitesse : vous avez jusqu’au 8 mai pour le faire. Il n’y aura pas d’avantage au plus rapide. Prenez le temps de bien établir vos dossiers et de bien rédiger vos lettres de motivation.

Bon Forum !

Bernard Deforge

Coordinateur de l’opération Phénix

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Phénix 2012 : un forum et cinq labels !

Le forum Phénix, point d’orgue annuel de l’opération Phénix,  se tiendra cette année le 10 avril à la Maison de la Cité Internationale Universitaire.

Parallèlement, pour la première fois cette année, l’association Phénix, association pour la promotion des formations lettres et sciences humaines au sein des entreprises, a décerné cinq labels à des universités et des entreprises qui œuvrent pour l’insertion professionnelle de ces profils littéraires.

L’aventure Phénix continue donc patiemment son chemin.

Quelques rappels

Les entreprises partenaires de l’opération Phénix sont: AXA, Coca Cola Entreprise, Danone, Eiffage, HSBC, L’Oréal, Marine Nationale, Renault, Société Générale, PwC. Nouveauté : la BRED rejoint le dispositif en 2012.

Les universités partenaires de l’opération Phénix sont: Paris 1 – Panthéon Sorbonne, Sorbonne Nouvelle (Paris 3), Paris-Sorbonne (Paris 4), Paris Descartes (Paris 5), Paris – Diderot (Paris 7), Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris 10), Paris Est Créteil Val de Marne (Paris 12), Paris 13 Nord, Cergy-Pontoise, Paris-Est Marne-la-Vallée. Nouveauté: l’Université de Strasbourg, l’Université d’Angers, l’Université de Toulouse 2 Le Mirail rejoignent le dispositif en 2012. Et, comme l’avaient demandé les étudiants des années précédentes, l’opération Phénix s’ouvre à l’ensemble du territoire français (voir ci-dessous).

L’opération Phénix a permis depuis 2007 de recruter 150 diplômés de master 2 en lettres et sciences humaines à des postes de niveau cadre et en CDI.

Le Forum et l’opération Phénix 2012

Comme chaque année, les étudiants concernés auront l’occasion de venir rencontrer les entreprises partenaires le 10 avril de 10h à 18h à la Cité universitaire. Près de 1 000 étudiants sont attendus à cette occasion.

Nouveauté : plus besoin d’appartenir à une université partenaire de l’opération pour postuler. Tous les étudiants inscrits dans une université française en 2012 en master 2 LSHS, ou ayant obtenu ce diplôme en 2011 et 2010 pourront être candidats sur le site www.operationphenix.fr du 11 avril au 8 mai.

Les recrutements se feront en CDI dès le mois d’octobre. Les recrues suivront une formation en alternance (un master 2 professionnel) à compter de cette date, formation diplômante assurée depuis l’an passé par l’université Paris-Sorbonne.

L’association Phénix

Créée afin de favoriser la diversité des profils de formations universitaires dans les processus de recrutements au sein des entreprises, l’association Phénix présidée par Serge Villepelet, président de PwC, vient de décerner cette année cinq labels Phénix à des entreprises et des universités qui ont concouru au premier appel à projets de l’association.

L’association Phénix a été publiée au JO du 6 août 2011. Ses membres sont :

Julie Coudry, fondatrice de la MANU,(Vice-Présidente de l’association)

Anik Chaumartin, PwC,

Bernard Deforge, Professeur émérite des Universités, coordinateur de l’Opération Phénix (Trésorier de l’association),

Patrick Fauconnier, Le Nouvel Observateur,

Delphine Jouenne, Enderby,

Xavier Lanthiez, Eiffage,

Claire-Aude Larobe-Hiriart, Champerley Conseil,

Jean-Jacques Maillard, Ministère de l’enseignement et de la Recherche, (Secrétaire Général de l’association),

Celine Micouin, MEDEF, (Vice-Présidente de l’association),

Nicole Vaux-Le Querler, Professeur d’Université, ancienne présidente de l’Université de Caen,

Serge Villepelet, PwC, (Président de l’association),

Jean-Marc Vittori, Les Echos, (Vice-Président de l’association),

Kirsten Williamson, Petrus Communications.

Deux dossiers présentés par l’université Rennes-II ont été labellisés : le premier consiste en un « parrainage de formations universitaires » de niveau master par des entreprises (PME ou grands groupes). Cela prendra notamment la forme de coaching et d’accueil de stagiaires. Le second projet, qui a démarré à la rentrée 2011, vise à « promouvoir l’esprit d’entreprendre » auprès des étudiants de licence et de master, à travers des interventions d’entrepreneurs dans les formations. Une soixantaine d’entreprises sont partenaires.

L’université Paris-Ouest Nanterre La Défense a pour sa part été récompensée pour un projet de « master professionnel d’excellence humanités et management ». Il sera ouvert à la rentrée 2012 à destination des diplômés de licence de lettres ou de sciences humaines. La CGPME et la CCI de Paris sont partenaires de la formation.

Le dossier « master professionnel-métiers de l’entreprise » porté par l’université Paris-Sorbonne (Paris-IV) a également été retenu. Ce master a été lancé à la rentrée 2011 pour former «  à la vie de l’entreprise » les étudiants retenus dans le cadre de l’opération Phénix.

Enfin, BNP Paribas a été retenu pour son programme «conseiller en patrimoine financier junior ». La banque propose depuis 2011 à des diplômés de SHS (bac +2 à bac +4) de suivre une formation en alternance d’un an au métier de conseiller.

Voilà un ensemble de nouvelles qui feront plaisir, je n’en doute pas, aux fidèles lecteurs de ce blog.

Le 9 mars 2012

Bernard Deforge

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“Au secours, la France perd son latin ! “

Lisez l’article de Victoria Gairin “Au secours, la France perd son latin !” publié sur le Point.fr.

Pour le découvrir, cliquez ici

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“Les littéraires dans l’entreprise : un nouveau capital”

Alain Nonjon, professeur à Intégrale et au lycée Michelet à Paris consacre un article sur les littéraires dans l’entreprise dans le Hors Série Espace Prépa de décembre 2011 édité par Studyrama.

Pour le découvrir : espace_prepas_hors_serievillepelet-deforge120112

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Lettre aux présidents d’universités

A Mesdames et Messieurs les Présidents d’Université

Mettre en œuvre un dispositif original permettant aux étudiants en lettres et sciences humaines et sociales d’être recrutés en entreprise : tel était le but de l’opération Phénix lancée en 2007, à l’instigation du cabinet d’audit et de conseil PwC France. Cette initiative résultait d’un double constat : du point de vue des universités, la quasi-fermeture des entreprises aux étudiants de LSHS ; du point de vue des entreprises, un vivier de recrutement trop limité et une diversité des recrues insuffisante. Elle a reçu l’adhésion de grandes entreprises (Société Générale, AXA, Renault, Eiffage, HSBC, Coca-Cola, L’Oréal, Danone) et de dix universités de la région parisienne ainsi que le soutien du Medef.

Le dispositif a été opérationnel dès 2007. Les entreprises partenaires s’engageaient à offrir des postes de niveau cadre en CDI aux étudiants de Master 2 en LSHS des universités partenaires, en leur assurant, une fois recrutés, une formation de 350 heures à l’environnement économique et à la vie des entreprises (formation diplômante, Master 2 “Métiers de l’entreprise”, dispensée par l’Institut de formation continue de Paris-Sorbonne), sas de formation indispensable à leur réussite professionnelle.

Cinq promotions Phénix ont ainsi été recrutées entre 2007 et 2011, permettant à 150 jeunes étudiants en LSHS de travailler en entreprise.
La preuve est faite qu’aucune fatalité ne doit frapper les étudiants français en LSHS et que ce qui est coutumier dans d’autres pays, en Grande-Bretagne notamment, peut très bien prospérer en France.
Il s’agit ainsi d’une opération exemplaire, qui promeut auprès des entreprises une forme de diversité trop négligée en France, la diversité des formations.

L’année  2012

Les entreprises partenaires de cette opération, fortes de ces cinq promotions Phénix, ont  décidé de faire de 2012 l’année du passage de l’expérimentation au développement national.

L’association Phénix
Tout d’abord une association vient d’être créée en 2011 : l’Association Phénix. Association pour la promotion des formations LSHS au sein des entreprises (publiée au Journal Officiel du 6 août 2011) ayant pour mission de soutenir et de faire connaître toutes actions du type de l’opération Phénix. L’association s’attachera principalement à distinguer et à promouvoir à travers la délivrance de labels “Phénix” les universités (ou certaines de leurs composantes) et les entreprises qui œuvrent ensemble pour l’insertion professionnelle des étudiants en LSHS. Un premier appel à projets a été lancé en octobre 2011. L’association anime par ailleurs un Club Phénix de réflexions et d’échanges, auquel toutes les personnes convaincues de la pertinence de cette cause d’intérêt national, ont vocation à participer.

L’opération Phénix 2012
La reconnaissance par le Ministère au printemps 2011 du Master2 “Métiers de l’entreprise”, devenant dès lors diplômant, ouvre à l’ensemble des universités françaises la possibilité d’organiser sur leur territoire, en liaison avec les organisations professionnelles et les entreprises locales, des opérations Phénix à l’image de celle qui a été développée à Paris. Mais à la date où nous sommes, ce type de déploiement ne pourra être opérationnel qu’en 2013.
Dès lors il a été décidé pour 2012 d’ouvrir l’opération Phénix parisienne à l’ensemble des universités françaises et de permettre ainsi à tous les étudiants inscrits en 2012 en Master 2 LSHS  ou ayant obtenu ce diplôme lors des deux années universitaires précédentes de postuler aux offres de postes Phénix (qui seront mis en ligne sur le site operationphénix en avril 2012). Cependant, pour que les étudiants intéressés aient toutes les chances de succès, il est souhaitable que leur université et/ou leur UFR d’appartenance les accompagne en termes d’information et de préparation. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux universités qui souhaiteront cette année rejoindre les universités déjà partenaires de l’opération Phénix, de signer la Charte Phénix ci-jointe.
En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à notre démarche et en souhaitant vivement votre soutien, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Président, l’expression de toute ma considération.

Bernard Deforge

Professeur émérite des universités

Associé PwC

Coordinateur national de l’opération Phénix

CHARTE D’ENGAGEMENT PHENIX 2012

L’opération Phénix, créée en 2007, consiste à favoriser le recrutement de diplômés de Master 2 en LSHS par les entreprises, en CDI et au niveau cadres. Les entreprises en gagées dans l’opération en ont confié la coordination à Bernard Deforge, professeur émérite des universités et associé de PwC.
Bernard Deforge, signataire de cette charte au nom des entreprises partenaires de l’opération Phénix 2012, s’engage à ouvrir les recrutements Phénix 2012 aux étudiants qui attesteront être inscrits en Master 2 LSHS durant l’année 2011-2012 ou avoir obtenu ce diplôme durant les deux années universitaire précédentes (2009-2010 et 2010-2011), ainsi qu’ à fournir aux universités et/ou UFR signataires de cette charte toutes les informations utiles sur le déroulement de l’opération Phénix 2012.

Les universités et/ou UFR signataires de cette charte s’engagent à donner toutes les informations nécessaires aux étudiants concernés et à les accompagner dans leur candidature, en leur apportant une formation à la formulation d’une candidature et à un entretien de recrutement.

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A Mesdames et Messieurs les Présidents d’Université

Mettre en œuvre un dispositif original permettant aux étudiants en lettres et sciences humaines et sociales d’être recrutés en entreprise : tel était le but de l’opération Phénix lancée en 2007, à l’instigation du cabinet d’audit et de conseil PwC France. Cette initiative résultait d’un double constat : du point de vue des universités, la quasi-fermeture des entreprises aux étudiants de LSHS ; du point de vue des entreprises, un vivier de recrutement trop limité et une diversité des recrues insuffisante. Elle a reçu l’adhésion de grandes entreprises (Société Générale, AXA, Renault, Eiffage, HSBC, Coca-Cola, L’Oréal, Danone) et de dix universités de la région parisienne ainsi que le soutien du Medef.

Le dispositif a été opérationnel dès 2007. Les entreprises partenaires s’engageaient à offrir des postes de niveau cadre en CDI aux étudiants de Master 2 en LSHS des universités partenaires, en leur assurant, une fois recrutés, une formation de 350 heures à l’environnement économique et à la vie des entreprises (formation diplômante, Master 2 “Métiers de l’entreprise”, dispensée par l’Institut de formation continue de Paris-Sorbonne), sas de formation indispensable à leur réussite professionnelle.

Cinq promotions Phénix ont ainsi été recrutées entre 2007 et 2011, permettant à 150 jeunes étudiants en LSHS de travailler en entreprise.
La preuve est faite qu’aucune fatalité ne doit frapper les étudiants français en LSHS et que ce qui est coutumier dans d’autres pays, en Grande-Bretagne notamment, peut très bien prospérer en France.
Il s’agit ainsi d’une opération exemplaire, qui promeut auprès des entreprises une forme de diversité trop négligée en France, la diversité des formations.

L’année  2012

Les entreprises partenaires de cette opération, fortes de ces cinq promotions Phénix, ont  décidé de faire de 2012 l’année du passage de l’expérimentation au développement national.

L’association Phénix
Tout d’abord une association vient d’être créée en 2011 : l’Association Phénix. Association pour la promotion des formations LSHS au sein des entreprises (publiée au Journal Officiel du 6 août 2011) ayant pour mission de soutenir et de faire connaître toutes actions du type de l’opération Phénix. L’association s’attachera principalement à distinguer et à promouvoir à travers la délivrance de labels “Phénix” les universités (ou certaines de leurs composantes) et les entreprises qui œuvrent ensemble pour l’insertion professionnelle des étudiants en LSHS. Un premier appel à projets a été lancé en octobre 2011. L’association anime par ailleurs un Club Phénix de réflexions et d’échanges, auquel toutes les personnes convaincues de la pertinence de cette cause d’intérêt national, ont vocation à participer.

L’opération Phénix 2012
La reconnaissance par le Ministère au printemps 2011 du Master2 “Métiers de l’entreprise”, devenant dès lors diplômant, ouvre à l’ensemble des universités françaises la possibilité d’organiser sur leur territoire, en liaison avec les organisations professionnelles et les entreprises locales, des opérations Phénix à l’image de celle qui a été développée à Paris. Mais à la date où nous sommes, ce type de déploiement ne pourra être opérationnel qu’en 2013.
Dès lors il a été décidé pour 2012 d’ouvrir l’opération Phénix parisienne à l’ensemble des universités françaises et de permettre ainsi à tous les étudiants inscrits en 2012 en Master 2 LSHS  ou ayant obtenu ce diplôme lors des deux années universitaires précédentes de postuler aux offres de postes Phénix (qui seront mis en ligne sur le site operationphénix en avril 2012). Cependant, pour que les étudiants intéressés aient toutes les chances de succès, il est souhaitable que leur université et/ou leur UFR d’appartenance les accompagne en termes d’information et de préparation. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux universités qui souhaiteront cette année rejoindre les universités déjà partenaires de l’opération Phénix, de signer la Charte Phénix ci-jointe.
En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à notre démarche et en souhaitant vivement votre soutien, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Président, l’expression de toute ma considération.

Bernard Deforge

Professeur émérite des universités

Associé PwC

Coordinateur national de l’opération Phénix

CHARTE D’ENGAGEMENT PHENIX 2012

L’opération Phénix, créée en 2007, consiste à favoriser le recrutement de diplômés de Master 2 en LSHS par les entreprises, en CDI et au niveau cadres. Les entreprises en gagées dans l’opération en ont confié la coordination à Bernard Deforge, professeur émérite des universités et associé de PwC.
Bernard Deforge, signataire de cette charte au nom des entreprises partenaires de l’opération Phénix 2012, s’engage à ouvrir les recrutements Phénix 2012 aux étudiants qui attesteront être inscrits en Master 2 LSHS durant l’année 2011-2012 ou avoir obtenu ce diplôme durant les deux années universitaire précédentes (2009-2010 et 2010-2011), ainsi qu’ à fournir aux universités et/ou UFR signataires de cette charte toutes les informations utiles sur le déroulement de l’opération Phénix 2012.

Les universités et/ou UFR signataires de cette charte s’engagent à donner toutes les informations nécessaires aux étudiants concernés et à les accompagner dans leur candidature, en leur apportant une formation à la formulation d’une candidature et à un entretien de recrutement.

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Retour à l’essentiel

Aujourd’hui l’opération Phénix a fait ses preuves. 150 diplômés d’un master de Lettres et sciences humaines ont été recrutés par les grandes entreprises partenaires de l’opération et la plupart d’entre eux y poursuivent un beau parcours au point, pour certains, d’être l’objet des sollicitations de cabinets de “chasse de têtes”. C’est que notre pari était le bon.

La gestion de la 5ème opération (2011) est achevée. De nouveaux outils sont mis en place (master diplômant “Métiers de l’entreprise”; association Phénix, association pour la promotion des formations LSHS au sein des entreprises qui va délivrer le label Phénix aux opérations exemplaires de ce type). Avant d’engager le travail de la nouvelle opération Phénix, Phénix 2012, la 6ème, et de participer aux tâches liées au dépouillement de l’appel à candidatures tout récemment lancé par l’association Phénix, je veux revenir à l’essentiel, c’est à dire à cette conviction profonde qui nous a motivés en 2006, Serge Villepelet et moi-même ainsi que nos partenaires-fondateurs : les formations en lettres et sciences humaines dispensées par les universités, les Humanités pour le dire autrement, devraient être une source naturelle du recrutement des cadres des entreprises françaises.

Robert W.Pomeroy, dans un article intitulé “Business et histoire aux Etats-Unis” (in Mémoire d’avenir, l’histoire dans l’entreprise, Paris, Economica, 1987) cite le témoignage d’un homme d’affaires qui explique que “l’histoire lui a apporté deux atouts principaux, qui font défaut chez la plupart des personnes travaillant dans les affaires. En premier lieu, un ensemble d’outils d’analyse (notamment la perspective historique) qui lui permet d’aller au coeur des problèmes de management. En second lieu, la capacité de communiquer efficacement à la fois oralement et par écrit. Ces qualités ne sont pas particulières à l’histoire, mais les études historiques permettent de les développer tout spécialement.” Sur le même sujet je renvoie aussi au témoignage de Siân Herbert-Jones, directrice financière du groupe Sodexo et historienne, témoignage figurant en annexe du livre de Serge Villepelet, Le patron qui aime les littéraires (Paris, éd.DDB, 2010) : elle y affirme qu’elle doit sa réussite professionnelle d’abord à sa formation d’historienne, ensuite à ses compétences financières.

Mais allons plus loin, et écoutons le philosophe Michel Serres expliquer dans un article du Nouvel Economiste (n°1570, 9-15 juin 2011), que j’ai déjà évoqué sur ce blog, pourquoi les visées à court-terme des formations spécialisées, celles que croient devoir rechercher les entreprises, sont en définitive inadaptées aux besoins des entreprises innovantes d’aujourd’hui.  Ecoutons-le : « J’aime bien les choses inutiles. Je suis historien des sciences et j’ai beaucoup étudié les phénomènes d’inventions et d’innovations ; la façon dont les ruptures s’opèrent. Et j’ai pu constater que cela provient toujours de domaines généralement considérés comme inutiles. Je m’explique. Si l’on demande à la recherche-comme on le fait aujourd’hui en Amérique ou même en France-d’avoir des résultats rapides ou à l’enseignement de préparer à des métiers précis, on n’obtient pas les résultats souhaités. J’ai longtemps vu les grands chefs d’entreprise dire aux patrons de grandes écoles : « Vous nous préparez des ingénieurs qui ne sont pas adaptés au monde moderne » et les directeurs des grandes écoles répondre : « On vous écoute : qu’est-ce que vous voulez ? ». Les patrons décrivaient les profils dont ils avaient besoin ; les écoles formaient les étudiants en fonction de ce projet et à l’arrivée, ceux-ci restaient inadaptés.

Cela prouve que le pragmatisme utilitaire est contre-productif. On ne peut préparer les gens à un résultat immédiat. Tandis que si vous leur apprenez à puiser dans une culture extérieure, dans un domaine où il y a de l’inutilité-les textes classiques, la littérature ancienne, l’art, la musique…-des choses absolument nouvelles pourront être inventées. C’est pourquoi j’affirme que le court terme, et c’est vrai pour l’entreprise comme pour la recherche ou l’enseignement, est toujours inutile. Si vous voulez former quelqu’un à être vraiment adapté à ce qui va se passer demain matin, vous êtes sûrs de faire de lui un inadapté et de rendre sa technicité désuète dès son arrivée sur le marché. Car ce qui se passera demain matin sera nécessairement nouveau. On est donc certains de rester en retard par rapport à la marche de la société si l’on cherche à l’anticiper.

En biologie, ces choses inutiles s’appellent des cellules souches. Ce sont des cellules qui ne servent à rien, si ce n’est à permettre au corps de s’adapter finalement. Le même phénomène se retrouve dans les sociétés d’abeilles, de termites ou de fourmis où une multitude d’individus semblent n’avoir aucune fonction identifiée alors que, si on les supprime, la société meurt. Je crois qu’il y a dans l’ADN de toute vie des zones parfaitement inutiles sans lesquelles il n’y aurait pas d’avenir possible. C’est la même chose avec la culture. Lorsque l’on entend : « A quoi cela sert-il d’avoir lu La Princesse de Clèves ? », je réponds : je n’en sais rien, mais c’est cela qui est utile. Les mathématiques non plus ne servent à rien, jusqu’au jour où ils permettent qu’une équation donne lieu à une invention technique qui, à son tour, va révolutionner telle fabrication. Et ceci, de façon parfaitement inattendue. C’est pourquoi je crois que ce qu’on appelait autrefois « la culture générale » rend des ouvertures possible, permet aux personnes de s’adapter. Pas seulement dans le savoir, mais aussi dans l’expérience, dans la relation avec les autres, etc. C’est pourquoi, je fais l’éloge de l’inutilité. Parce que j’y vois un stock d’inventions possibles ».

Le jour où cessera en France d’être posée aux jeunes s’engageant dans des études littéraires la question : “A quoi ça sert?”, on aura gagné la bataille de l’innovation. Nous en sommes loin encore, hélas!

Michel Serres dit que “ce que l’on appelait autrefois la culture générale permet (…) aux personnes de s’adapter.” Or que nous dit d’autre le paléoanthropologue Pascal Picq, professeur au Collège de France, dans un entretien paru aussi dans Le nouvel Economiste (n°1583, 6-12 octobre 2011)  et intitulé : “Quels rapport entre les grands singes et l’entreprise? Seul l’anthropologue connaît vraiment la réponse : l’adaptabilité.” Or ce qu’il nous montre bien, c’est que cette adaptabilité passe par un système de formation qui ne correspond guère, c’est le moins qu’on puisse dire, au système français. “La France et l’Allemagne, écrit-il, ont une vision de l’évolution très lamarckienne : progressiste, linéaire, hiérarchique, basée sur le développement de filières déjà existantes (…). Dans ce domaine, on est très bon. Par contre, nous comprenons mal Darwin, un autre type d’innovation, qui incarne un autre type de culture entrepreneuriale. (…) Aujourd’hui en France nous avons une excellente culture des grandes entreprises. Les grandes écoles y répondent pour développer de grandes filières qui ont déjà du succès et pour lesquelles nous sommes excellents. Par contre nous sommes totalement nuls pour faire émerger de nouvelles filières. Pour comprendre cela, j’explique comment fonctionne Darwin : d’abord créer des idées sans augurer de leur pertinence et ensuite, on sélectionne. Tandis qu’en France, les idées vont être motivées par l’idée de développer une filière déjà existante, donc cela ne permet pas d’en faire émerger de nouvelles.” Il faut, selon Pascal Picq, pour changer les choses, commencer par “décloisonner”. “Pour que l’entreprise soit darwinienne, ajoute-t-il, il faut qu’elle joue sur une notion très complexe : son adaptabilité.” Le moyen d’y parvenir : “la diversité des hommes et des compétences, qui va permettre de faire émerger de nouvelles idées.(…) Avec nos formations cartésiennes, nous avons tendance à privilégier les structures car elles rassurent : alors on fait entrer les gens dedans et on demande aux compétences de développer la structure. Or on distingue nettement, en comportement de systèmes sociaux, la structure de l’organisation. La structure doit-elle induire l’organisation, donc la contraindre? Ou, au contraire, la structure doit-elle découler de l’organisation? Si l’on est darwinien, on se dit :Nous avons un projet, voilà comment on voit son déroulement . Du coup, la structure va découler de l’organisation. Auquel cas vous êtes toujours dans l’adaptation. Car pour une entreprise voulant répondre aux enjeux actuels, la clé c’est l’adaptabilité.”

Quand nous disions, en 2006, que l’opération Phénix ouvrait une véritable révolution culturelle, ce n’étaient pas des grands mots. Le système français des idées et , par voie de conséquence, des formations, est un système figé, fermé. Ecoutons des penseurs hors normes comme Michel Serres et Pascal Picq, et ouvrons les fenêtres. Les “humanités” ont de l’avenir.

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Bilan définitif de l’opération Phénix 2011

Après les deux recrutements complémentaires (un chez L’Oréal et un troisième chez Eiffage), mais hélas ! deux nouvelles démissions de dernière minute chez Société Générale, le bilan définitif de l’opération Phénix 2011 s’élève à 27 recrutements effectifs.

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Promotion Phénix 2011

Voici publié aujourd’hui le tableau de la promotion Phénix 2011 (27, sur 31 propositions de recrutement, puisque 4 recrutés ont décliné la proposition qui leur était faite (un chez PwC, deux chez Société Générale, un chez Eiffage).

Le process de recrutement a été particulièrement long cette année, et d’ailleurs deux candidats sont encore en piste (chez Eiffage et chez L’Oréal). S’ils sont recrutés, la promotion s’élèvera donc à 29 sur 300 candidats. Nous sommes donc dans les mêmes chiffres et les mêmes proportions que les années précédentes.

L’opération Phénix est à présent inscrite dans la durée. Depuis son lancement en 2007,150 jeunes diplômés de lettres et sciences humaines sont ainsi, grâce à Phénix, entrés en entreprise par la grande porte, et leur carrière s’y déroule dans des conditions identiques à celle des jeunes issus des écoles de commerce.

Il faut maintenant que ce type de recrutement, qui a fait ses preuves, se développe quantitativement et partout en France. Deux éléments nouveaux vont le permettre :

– la reconnaissance en juin dernier par le Ministère de la formation complémentaire dispensée en alternance aux recrutés Phénix, qui devient ainsi diplômante : il s’agit du Master 2 professionnel “Métiers de l’entreprise” aujourd’hui porté par l’université Paris-Sorbonne, mais que toutes les universités vont pouvoir à l’avenir mettre en place en liaison avec les organisations patronales locales;

– la création de l’Association Phénix. Association pour la promotion des formations LSHS au sein des entreprises (publiée au Journal Officiel du 6 août dernier). Cette association, créée à l’initiative d’universitaires (dont moi-même), entrepreneurs, responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et du MEDEF, journalistes et personnalités diverses confrontées au quotidien à l’insertion des jeunes diplômés, a pour mission de soutenir et de faire connaître dans une perspective de saine émulation toutes actions du type de l’opération Phénix.

L’association s’attachera principalement à distinguer et à promouvoir à travers la délivrance de labels les universités (ou certaines de leurs composantes) et les entreprises qui œuvrent ensemble pour l’insertion professionnelle des étudiants en LSHS. Un appel à projets “Phénix” va ainsi être incessamment adressé aux universités et aux entreprises.

J’ai confiance que toutes ces initiatives vont permettre aux diplômés LSHS d’avoir toute leur place dans la société française de demain pour le plus grand bénéfice de celle-ci. Car, comme l’a déclaré récemment le philosophe Michel Serres -paroles que je fais miennes-, “le pragmatisme utilitaire est toujours contre-productif. On ne peut préparer les gens à un résultat immédiat. Tandis que si vous leur apprenez à puiser dans une culture extérieure, dans un domaine où il y a de l’inutilité -les textes classiques, la littérature ancienne, l’art, la musique…des choses absolument nouvelles pourront être inventées. Le court terme, et c’est vrai pour l’entreprise comme pour la recherche ou l’enseignement, est toujours inutile. Si vous voulez former quelqu’un à être vraiment adapté à ce qui va se passer demain matin, vous êtes sûr de faire de lui un inadapté et de rendre sa technicité désuète dès son arrivée sur le marché. Car ce qui se passera demain sera nécessairement nouveau.”

Bernard Deforge

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Bernard Deforge

Petit message de début de vacances

Ne croyez pas que l’opération Phénix 2011 se soit assoupie. D’ailleurs les candidats qui ont reçu leurs propositions d’embauche le savent bien !

Il se trouve simplement que cette année, pour des raisons diverses, certaines entreprises partenaires de l’opération ont pris beaucoup de retard, ce qu’évidemment je regrette, puisque le planning annoncé n’a pas été totalement respecté. Que les candidats encore en attente de réponse définitive acceptent nos excuses.

Mais patience. Je pense pouvoir être dans quelques jours en mesure de faire le bilan de cette cinquième édition Phénix. J’en profiterai aussi pour évoquer certaines perspectives positives pour le recrutement des étudiants en LSHS l’an prochain.

Bonnes vacances à tous, et à très bientôt.

Bernard Deforge

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Bernard Deforge

Dernières nouvelles de l’opération Phénix

Depuis dimanche dernier 15 mai les candidatures aux postes Phénix 2011 sont closes.

Par rapport à l’an dernier les chiffres, à ce stade du process, sont constants : 350  candidats et 700 candidatures, les candidats pouvant postuler à 1, 2 ou 3 postes.

Commence à présent la période du recrutement proprement dit, qui s’achèvera au début du mois de juillet. Nous connaîtrons alors le nombre de recrutés Phénix 2011, qui, je l’espère, sera lui aussi constant par rapport à l’an dernier, voire supérieur.

Cette nouvelle promotion inaugurera la nouvelle formule de la formation aux “Métiers de l’entreprise” qui se déroulera en alternance d’octobre à mai à l’université Paris-Soronne. Il faut rappeler qu’il s’agit là, comme les années précédentes, de formation professionnelle (les recrutés étant salariés de leur entreprise en CDI, contrat pro). Nous espérons que cette formation recevra prochainement l’habilitation du Ministère en tant que Master Pro, ce qui offrira un double avantage :

-pour les recrutés, de leur permettre de devenir ainsi titulaires d’un Master Pro (en plus de leur Master de Lettres, Sciences humaines et sociales) ;

– pour tous les étudiants en Lettres et SHS, d’ouvrir ainsi la voie pour que soit créé ce type de Master dans  l’ensemble des universités françaises.

Et, en outre, on pourrait imaginer que pour l’opération Phénix 2012 (avec la formation à Paris-Sorbonne), tous les titulaires d’un Master LSHS de toutes les universités françaises (obtenu en 2012 ou en 2011) puissent se porter candidats. Ainsi serait satisfaite l’étudiante titulaire d’un master obtenu dans une université de province qui, exclue de facto de l’opération Phénix en cours,  a tout récemment manifesté auprès du correspondant Phénix d’une université partenaire sa mauvaise humeur, compréhensible, en ces termes :”Bonjour, je viens de lire votre mail concernant ma candidature rejetée. En effet, je n’ai pas obtenu mon diplôme dans les universités” éligibles” et je dois dire que je trouve ça vraiment révoltant que les universités de province n’en fassent pas partie, comme si elles ne valaient rien par rapport aux universités parisiennes. Il s’agit de la 5ème édition de l’opération Phénix, elle n’en est donc plus dans une phase “test” et devrait s’étendre à l’ensemble des universités nationales. Peut-être pourriez-vous m’expliquer les raisons d’un tel choix qui pénalise tous les étudiants de sciences humaines de province sans même leur laisser une chance ? Et a contrario favorise les étudiants parisiens dans une ville déjà plus propice à trouver un emploi à l’issue de son cursus. Je ne pense pas m’adresser à la bonne personne, j’espère tout de même que ce message sera relayé et permettra de faire avancer les choses (sans grand espoir)”.

Vous voyez, Mademoiselle, qu’il ne faut jamais perdre espoir.

Bernard Deforge

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Bernard Deforge

Littéraires : les entreprises ont besoin de vous

Bernard Deforge a été interviewé par Xavier Rollot, journaliste au Monde. L’entretien qui a suscité beaucoup de réactions est actuellement en ligne sur son blog.
Pour lire l’article, cliquez ici

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Bernard Deforge

Bon vent à l’opération Phénix 2011

Le 6 avril prochain, à la Maison de la Cité Internationale Universitaire (17 Bd Jourdan Paris 14ème) de 10h à 18h se tient le grand Forum de la 5ème édition Phénix. C’est une grande satisfaction pour moi de voir que continue cette belle aventure, qui a déjà permis de recruter 123 jeunes “littéraires” dans de grandes entreprises, en CDI, et au niveau cadres.

Il est important que, comme les années passées, les jeunes viennent nombreux pour rencontrer les entreprises partenaires et bien comprendre en quoi consistent les postes qui leur sont proposés.

Je sais que les universités partenaires n’ont pas toutes fait  le même effort d’information en leur sein pour que leurs étudiants en lettres et sciences humaines connaissent la chance que peut représenter pour eux l’opération Phénix. C’est dommage. J’espère cependant que la notoriété maintenant acquise de l’opération et les efforts de communication que nous faisons nous-mêmes compenseront ces déficiences et conduiront les étudiants de toutes les universités partenaires à visiter le Forum et à postuler.

Mon propos n’est pas dans ces quelques lignes de décrire l’opération Phénix (ce que j’ai déjà fait abondamment), car elles se déroule à l’identique des années passées. Je veux simplement signaler deux points :

– la formation qui sera dispensée aux jeunes recrutés le sera non plus dans le cadre de l’organisme de formation professionnelle SynopsisPhénix, mais dans le cadre d’une formation professionnelle diplômante qui se déroulera à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV);

– notre partenaire AXA,, qui a recruté depuis le début de l’opération Phénix 15 jeunes littéraires, nous a fait connaître qu’il ne proposerait pas de postes cette année. Je trouve cela évidemment  très regrettable.

Mais mon propos n’est pas non plus aux regrets. Il est à l’espoir. Bon vent à l’opération Phénix 2011!


Bernard Deforge

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Bernard Deforge

Opération Phénix – 5ème édition

Forum Phénix 2011

Forum Phénix 2011

Le Forum Phénix aura lieu le 7 avril à la Cité Universitaire. A cette occasion les étudiants des universités partenaires auront l’occasion de rencontrer les entreprises et de se renseigner sur les postes proposés. Participer à cet événement est absolument essentiel si l’opération Phénix vous intéresse car les entreprises partenaires seront présentes.

Vous pourrez dans un second temps postuler sur le site operationphenix.fr dès le 8 avril et ce, jusqu’au 9 mai.

Si j’en crois l’afflux de questions depuis plusieurs semaines sur ce blog, vous êtes très nombreux à vous intéresser, cette année encore, à l’événement.

Je réponds ci-dessous à chacune de vos questions. N’hésitez surtout pas à m’en faire parvenir d’autres si certains points méritent selon vous éclaircissements.

Merci à vous et à très bientôt.

Bernard Deforge

Est-ce qu’avec un Master 2 Recherche en Philosophie, j’ai vraiment les qualités requises pour postuler chez Société Générale comme conseiller clientèle ? Cela me semble être un très grand écart….Cécile M

C’est justement la philosophie de l’opération Phénix. Les entreprises partenaires sont convaincues que des profils littéraires comme le vôtre, ont leur place en entreprise. Avec l’opération Phénix, les diplômés de lettres ou de sciences humaines n’ont plus comme seuls débouchés la recherche ou l’enseignement. L’entreprise est une troisième voie qui s’ouvre à eux. Vos qualités d’écoute, votre esprit de synthèse, votre aisance rédactionnelle sont très recherchées par les entreprises. Celles-ci sont en quête de profils complémentaires de ceux des grandes écoles. La crise qu’a traversée notre économie n’a fait que renforcer ce besoin d’humanités dans l’entreprise. C’est donc plus que jamais l’heure des littéraires !

Après cinq d’études littéraires, mon rêve est d’avoir un vrai salaire. Est-ce possible avec Phénix ? Fatou C

En tant que titulaire d’un bac+5, vous pouvez intégrer l’entreprise avec un statut cadre et à un niveau de salaire comparable à ceux des autres jeunes diplômés qui rejoignent habituellement nos entreprises. Mais attention : si le salaire est votre seule motivation- motivation très légitime de surcroît- cela ne suffit pas. Vous devez vraiment vous projeter dans l’entreprise, partager ses valeurs, son projet, pour avoir toutes vos chances.

Je m’appelle Farid B : Comment se passe un entretien Phénix ?

Le processus de recrutement est identique à celui d’un recrutement classique. Il peut varier en fonction des entreprises. Je vous invite vivement à participer au forum le 7 avril à la Cité Universitaire et à poser vos questions directement aux entreprises qui vous intéressent.

Le plus important : préparez-vous à ces entretiens ! Allez au bureau d’insertion professionnelle de votre université qui pourra vous accompagner dans la construction de votre CV mais aussi dans la préparation à l’entretien proprement dit. Nous constatons que ce sont très souvent ceux qui ont fait cette démarche qui réussissent.

A la suite d’un stage à l’étranger l’an passé dans le cadre de mon M2, je n’ai pas pu participer à l’Opération Phénix. Existe-il des “sessions” de rattrapage pour les diplômés de l’an passé ? Sabine G

L’opération Phénix s’adresse aux étudiants inscrits en master 2 recherche – Lettres, Sciences Humaines ou aux étudiants diplômés d’un de ces masters 2 l’année précédente. Si vous êtes diplômée d’un des masters éligibles d’une des dix universités partenaires, vous pouvez tout à fait postuler cette année.

Quelles sont véritablement nos chances d’être recrutés sachant que nous n’avons jamais fait de comptabilité ou d’économie ? Mathieu Z

Si vous êtes recruté par une des entreprises partenaires, vous bénéficierez d’une formation commune à l’ensemble des recrues. Cette formation a pour objectif de vous préparer au monde de l’entreprise et à son environnement. C’est en quelque sorte, une remise à niveau qui vous permettra de mieux appréhender votre intégration en entreprise. Son programme est d’ailleurs collectivement défini par les dix entreprises partenaires.

Que sont devenus les recrutés de la première édition Phénix ? Jérémy U

Je vous invite à lire les témoignages des recrutés Phénix sur le site opérationphénix.fr. Des anciens recrutés vous font part de leur expérience. Certains ont changé de poste, d’autres sont devenus chef d’équipe. Enfin et comme dans toutes les entreprises, d’autres ont démissionné mais pas plus que les autres.

Une fois dans l’entreprise, a-t-on les mêmes chances qu’un HEC ou un Centralien ? coco77

Pourquoi n’auriez-vous pas les mêmes chances ? L’opération Phénix n’est pas une opération de recrutement au rabais ! Les entreprises engagent des littéraires pour leurs qualités et leur potentiel. Elles attendent d’eux le même travail et les mêmes performances que toute autre recrue. Nous considérons que l’excellence ne passe pas uniquement par les grandes écoles. L’histoire commence à nous donner raison.

L’opération Phénix est-ce un moyen de pallier à vos difficultés de recrutement ou un coup du pub ? Je me méfie beaucoup des opérations de diversité sans contenu réel. socrate87

Pourquoi cette défiance ? Pensez-vous que l’opération durerait depuis quatre années si cela était un coup de pub ? Si elles embauchent des diplômés d’université, c’est qu’elles croient à leurs potentiels.

Prenez l’exemple des pays anglo-saxons, il n’est pas inhabituel que des littéraires occupent des postes de contrôleurs financiers, de responsables des achats ou de DRH. Pourquoi cela ne marcherait pas chez nous ?

J’ai plusieurs expériences de vendeur dans la vente et la restauration. Elles m’ont permis de financer mes études. Faut-il les indiquer dans mon CV pour l’opération Phénix ? Sithy N’G

Je vous invite vivement à le faire ! Ces expériences vous ont permis de développer des qualités dont sont très friandes les entreprises : relationnel, sens de l’organisation, etc. Nos constatons d’ailleurs lors des recrutements Phénix que ces expériences sont un vrai plus.

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Bernard Deforge

Bonne année

Bonne année 2011 à tous les Phénix passés (120) et à venir (le même chiffre mais avec des zéros en plus!), mais particulièrement aux trente jeunes Phénix de la dernière promo qui fêtent aujourd’hui la fin de leur formation SynopsisPhénix “Gestion des Entreprises” qui dès la semaine prochaine rejoindront leur poste dans l’entreprise qui les a recrutés.

L’année 2011 va voir se poursuivre, se transformer et s’amplifier l’opération Phénix, dans l’intérêt commun des jeunes diplômés en lettres et sciences humaines et des entreprises. J’exposerai prochainement sur ce blog le déroulement de l’opération Phénix 2011.

Bernard Deforge

Coordinateur de l’opération Phénix

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Bernard Deforge

Une vie avec Eschyle

Une déclaration d’amitié

Bernard Deforge vient de publier aux Belles Lettres « Une vie avec Eschyle », dans la collection « vérité des mythes ».

Dans cet ouvrage, l’auteur évoque le rôle joué par Eschyle dans sa trajectoire et son influence sur sa vie quotidienne. Véritable déclaration d’amitié et de compagnonnage, l’ouvrage nous plonge aussi dans les méandres de la pensée de l’auteur tragique.

Le coordinateur de l’opération Phénix, nous dévoile enfin son parcours personnel, exemple de réussite républicaine.  Avec toujours en toile de fond, l’ombre d’Eschyle et l’amour du grec, le « trésor » de sa vie.

Laurent Acharian

Extraits

« Héritier des sagesses venues du fond et de l’expérience des âges, Eschyle en est aussi le passeur, le diffuseur, puisqu’il est l’inventeur du théâtre. Or le théâtre est ce laboratoire expérimental, le seul qui permette de représenter les lois primordiales du destin et de la condition humaine. Eschyle a ainsi porté sur scène la quasi-totalité des mythes grecs et l’héritage des anciennes sagesses, anciennes mais toujours vivantes, tout en nous confiant la forme de ce genre nouveau propre à recevoir et véhiculer les successives pensées et sagesses des mondes futurs, leurs conceptions de la vie humaine et du rapport entre les hommes, leurs mythes. Mais toujours le destin, le destin à l’œuvre, la machine du destin.

Et ce genre nouveau, il l’a lui-même sublimement utilisé, en particulier dans les ensembles trilogiques liés qui sont sa marque propre : leur ampleur leur donne d’accueillir les primordialités, les destinées, les enchevêtrements à travers les temps et les espaces dans lesquels est placé l’homme. L’homme dans le mandala des mondes. Des immenses pertes et ruines du corpus eschyléen émergent miraculeusement trois ensembles fondateurs :

– La Prométhéide, dans laquelle Prométhée, précurseur de Jésus, fonde l’amour divin pour l’homme ; Zeus ne sera plus un dieu suprême violent et vindicatif à l’image des grands dieux des panthéons primordiaux dont il est issu, mais Eschyle réalise dans cette œuvre son achèvement comme dieu d’amour, l’égal de ce que sera le Dieu des Chrétiens ;

– La trilogie des Danaïdes, dans laquelle est fondée par Aphrodite la légitimité de l’amour humain, la fécondité sacrée de l’homme et de la femme ;

– L’Orestie enfin, son œuvre testament, dans laquelle notre poète-théologien-citoyen pose et résout la question de la destinée et de la liberté de l’homme, de sa responsabilité et de la justice (divine, humaine et politique), à travers les actes des successifs Atrides et des nouveaux dieux.

(…) La puissance, la cohérence et l’acuité de sa pensée, servies par la magie d’une langue et d’un art sans pareil, m’on personnellement guidé et charmé continument dans le labyrinthe d’une existence (ordinaire) qui s’écoule vingt-cinq siècles plus tard, don d’un homme debout, un phare vraiment.

Puissent d’autres, dans les générations à venir, vivre de ce don et, munis de ce viatique, ne pas cesser de lui rendre l’hommage qui lui est dû à Géla ! »

P 12 et 13

« Est-ce donc la fin de l’enseignement des langues, littératures et civilisations grecque et latine en France ?

Je n’en crois rien.

Par réalisme, faisons une croix sur cet enseignement dans les collèges et les lycées, même s’il est imaginable que quelques îlots, dans des établissements résolument  élitistes (privés essentiellement, mai s un élitisme discret existe encore dans quelques grands lycées publics !), subsisteront et maintiendront la flamme.

L’avenir de ces études passe par les Universités. Non pas les Universités telles qu’elles sont aujourd’hui (j’ai employé aussi plus haut à leur sujet le mot de « déliquescence »), mais les Universités repensées et revivifiées. A l’heure où j’écris ces lignes, la courageuse Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur, qui a mis en route une réforme- encore modeste, mais qui va dans le bon sens, celui de l’autonomie, de la liberté- se heurte à la résistance de tous les conservatismes  qui sont la mort assurée des Universités françaises. »

P 291

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Bernard Deforge

Bilan des recrutements Phénix 2010

Quelques éléments d’analyse :

Nous avons eu 335 candidats réels et 659 candidatures. En effet, sur les 411 ayant mis en route leur candidature, 49% ont utilisé leurs trois candidatures possibles, 19%  2, 14% une seule et 4% des “candidats” ont créé un compte mais n’ont pas déposé de CV, 15% ont déposé un CV sans finalement postuler.

Sur ces 659 candidatures, la répartition s’est opérée ainsi :

L’Oréal : 137 candidatures

Société Générale : 73 candidatures

PwC : 86 candidatures

Danone : 21 candidatures

Axa : 120 candidatures

Eiffage : 100 candidatures

HSBC : 57 candidatures

Renault : 33 candidatures

Coca-Cola : 25 candidatures

Marine Nationale : 7 candidatures.

Il faut noter que, comme chaque année, la possibilité de plusieurs candidatures aboutit bien souvent au fait que les entreprises retiennent les mêmes; dans ce cas les candidats font le choix, et cela élimine alors la possibilité d’autres recrutements.

Sur les 411 candidats de départ, sont issus

de Paris1 : 63

de Paris 3 : 61

de Paris 4 : 96

de Paris 5 : 13

de Paris 7 : 64

de Paris 10 : 36

de Paris 12 : 14

de Paris 13 : 17

de MLV : 23

de Cergy : 24

Sur les 30 recrutés sont issus

de Paris 1 : 7

de Paris 3 : 6

de Paris 4 :11

de Paris 5 : 1

de Paris 7 : 2

de Paris 10 : 1

de Paris 13 : 1

de Cergy : 1

Il faut noter que le cursus de certains candidats les conduit en Master 2 dans une université après avoir fait toutes leurs années précédentes dans une autre (ex : n°18 du tableau, Cergy/Paris 1).

Enfin comme chaque année je ne peux que regretter que les candidats à l’opération Phénix ne se sentent pas obligés d’aller au bout du process, ce qui élimine des possibilités de recrutement pour d’autres. Dernier exemple en date : n° 17 du tableau, Paris 1, recrutée par HSBC, et qui vient d’informer le 6 septembre son recruteur quelle se désistait, alors que la formation Phénix spécifique commence à la fin de ce mois.