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Les élèves canadiens se classent parmi les meilleurs selon les résultats de PISA, Pourquoi ?

Le Canada arrive en 3ème position selon le rapport phare de l’OCDE, derrière la Corée du sud et la Finlande mais bien loin devant la France qui n’arrive qu’en 19ème position.

Pourquoi un tel écart et comment nos cousins canadiens expliquent-ils leur performance ?

Le Canada est l’un des seuls pays dont les scores élevés au PISA s’accompagnent d’une forte égalité, ainsi il possède à la fois une proportion élevée d’élèves très performants et une faible proportion d’élèves peu performants comparativement à la moyenne des pays de l’OCDE.

Et c’est peut-être là, la clé du succès canadien : un rendement élevé et une forte égalité sont en effet les traits distinctifs des systèmes scolaires au Canada.

Ainsi, les systèmes d’éducation les plus performants seraient ceux qui assurent l’égalité des chances. Le Canada fait attention à ses élèves en difficulté en identifiant l’origine de ces difficultés et en ciblant les actions à leur encontre de façon adaptées.

Et c’est ce qu’affirme Réjean Parent, président de la CSQ (Centrale des syndicats du Québec), «nous plaidons depuis longtemps la nécessité de viser une meilleure équité dans la société pour améliorer la réussite des élèves. Ce que l’on constate avec PISA, année après année, c’est que les pays qui ont davantage de préoccupations pour l’équité, avec une meilleure redistribution de la richesse, sont ceux qui réussissent le mieux. C’est le cas notamment de la Corée et de la Finlande qui détiennent les positions de tête ».

Enfin, le pays consacre 6,5% de son PIB à l’éducation, contre 6% en France pour un nombre d’élèves proportionnellement moins importants. Mettre l’éducation au cœur des préoccupations gouvernementales, encore une clé de la réussite des élèves !

Pour le quotidien le Guardian les excellents résultats du Canada s’expliquent par un facteur prépondérant au système éducatif canadien : « la liberté ». La liberté des chefs d’établissements qui contrôlent leur budget, et construisent une culture d’établissements, la liberté encore des commissions scolaires locales, la liberté enfin des parents. Pour le Guardian c’est la compétition entre écoles, fruit de toutes ces libertés, qui fait fonctionner le système.

Sources :
PISA
Article du Guardian
Communiqué du CSQ

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Un Master en archéologie sous-marine voit le jour en Italie. Une première en Europe !

L’école d’archéologie sous-marine d’Oristano (Sardaigne) a ouvert ses portes à la rentrée 2010. Affiliée à l’Université de Sassari, l’école dispense une formation niveau Master, unique en son genre au niveau européen. Le programme  Master « Archéologie sous-marine et des paysages côtiers » dure 2 ans et est accessible aux étudiants italiens et internationaux. Un concours d’entrée est prévu et chaque promo est composée de 25 étudiants.

Des professeurs provenant de toute l’Europe sont en cours de recrutement, ainsi que des étudiants étrangers. Quelques étudiants internationaux font d’ores et déjà partie de la première promotion, dont un Espagnol et un Grec. L’offre de formation prévoit des stages, des exercices en laboratoire ainsi que des fouilles sous-marines dans la Méditerranée, le long des côtes italiennes, tunisiennes et grecques.

L’Unesco a déjà inscrit l’école à sa liste d’universités et d’établissements qui valorisent le patrimoine historique. Avec l’ouverture de cette école, l’Italie poursuit son engagement envers les arts et la culture. Le pays a en effet le plus grand nombre de monuments historiques classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

SOURCES : Liberazione.it – ANSA – consorziouno.it

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As-tu un vœu?

Le succès du programme Erasmus qui aide chaque année des milliers d’étudiants européens à aller étudier ailleurs, a motivé la Commission Européenne à créer de nouvelles initiatives en élargissant ce programme avec de nouvelles initiatives avec l’Erasmus Mundus Programme. Ce dernier vient de prendre un nouvel élan avec la création du projet Wishes (Web-based Information Service for Higher Education Students). Lancé il y a un an par deux enseignants allemands avec l’appui de la Commission Européenne et de plusieurs autres organisations nationales et européennes, ce site de mobilité souhaite être le « meeting point » des étudiants et jeunes diplômés qui désirent partir étudier et travailler à l’étranger.

La page d'accueil du site euwishes.eu

De manière gratuite, n’importe quel établissement ou entreprise signataire des accords de Bologne peut faire partie de ce réseau. Ainsi, les écoles sont incitées à s’inscrire et à faire connaître leurs programmes grâce à cet outil de promotion. En plus de compiler les offres de formation de l’éducation supérieure et les offres d’emploi des pays participants (comme le font d’autres plateformes déjà sur le marché), le site dispose d’une communauté virtuelle dans laquelle les étudiants peuvent exprimer leurs doutes et leurs questions sur leurs démarches avec les autorités concernées et d’autres participants.

D’ailleurs, cette initiative veut promouvoir un vrai échange qui dépasse le monde virtuel avec l’organisation des rencontres annuelles et la participation des acteurs du monde académique et économique. Ainsi, la deuxième « WISHES Conference and Users’ Meeting 2011 » se tiendra à Saint Petersbourg du 17 au 19 mai pour discuter des sujets comme la coopération Russie-Europe, la gestion et la stratégie de planification de la mobilité de l’éducation supérieure, les sites internet qui facilitent cette mobilité, les outils de marketing pour le recrutement d’étudiants et les double diplômes et bien d’autres encore.

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L’Allemagne en tête d’un classement éducation

Porte de Brandebourg

Porte de Brandebourg

Selon un classement des meilleurs systèmes d’enseignement supérieur au monde établi par British Council, l’Allemagne arrive en tête, devançant les pays comme l’Australie, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine.

Le classement a été établi à partir de plusieurs critères, comme la qualité, l’accessibilité, le soutien aux étudiants étrangers ou aux chercheurs désirant poursuivre leurs recherches à l’étranger.

L’Allemagne s’est vue attribuer la première place, en particulier grâce à sa stratégie d’internationalisation qui favorise, plus que dans les autres pays, la mobilité des étudiants et des chercheurs.

Les établissements d’enseignement supérieur allemands attirent de plus en plus d’étudiants étrangers. Pas de frais de scolarité, de nombreux cursus en anglais, une législation souple permettant aux étudiants de travailler, de nombreuses possibilités de bourses  – les raisons de choisir l’Allemagne sont nombreuses. Freie Université de Berlin prévoit même que dans un avenir proche, un tiers de ses étudiants sera d’origine étrangère.

Aujourd’hui, l’Allemagne est devenue la destination préférée des chercheurs de l’Asie du Sud. A titre d’exemple, le nombre de doctorants indiens au sein des universités allemandes a été multiplié par dix au cours de la dernière décennie.

Quant aux étudiants allemands, ils sont les plus mobiles de toute l’Europe. Presque la moitié d’entre eux  passe au moins un semestre d’études à l’étranger.

Source : Sify News

source image : Ghislain Sillaume

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Researchgate – Une sorte de “Facebook” à la disposition du monde de la recherche

Voulez-vous rechercher avec moi ?

800 000 chercheurs ont déjà répondu “OUI” à cette question posée par Researchgate et chaque jour ce n’est pas moins de 2 500 nouveaux chercheurs qui viennent s’ajouter à ce réseau. Ijad Madisch, un jeune médecin et informaticien de 30 ans, est en train de constituer le plus grand réseau du monde spécialement conçu pour les scientifiques. Le siège de sa Start up est à Berlin, où il travaille en équipe avec 40 jeunes salariés de 12 pays différents, sur le développement de son idée : une sorte de Facebook pour les chercheurs – la publicité en moins !

Son but ? Une interconnexion des scientifiques de toutes les disciplines et de tous les pays. Avec Researchgate, il veut faciliter les échanges entre les scientifiques en raccourcissant les canaux de la communication et en augmentant leur vitesse de circulation, dans le secteur de la recherche.

Pour réaliser son projet, le jeune entrepreneur allemand a demandé des millions d’euros d’investissement à Silicon Valley. Les investisseurs comme Accel Partners, un des financiers de Facebook, sont totalement enthousiasmés par cette Start up berlinoise.

Lien Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=I4oN5VH5Sqc

Sources:
Deutsche Welle
Die Welt

+ L’Europe à l’heure de l’économie de la connaissance : la nouvelle plateforme Scientix

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Hong Kong et la fièvre de l’art

Les universités hongkongaises  capitalisent sur l’explosion d l’art et de la culture  en Asie en créant des formations en gestion de l’art

 

Depuis quelques années, le marché de l’art explose en Asie. Du quartier culturel de Kowloon au marché des collectionneurs, la scène artistique « s’échauffe » à Hong Kong. Les universités hongkongaises  ne restent pas inactives et  « surfent »  sur cette tendance de fond pour créer des formations dans la gestion de l’art et de la culture.

L’Université de Hong Kong, City University et Hong Kong Institut of Education ont développés  des programmes pour les gestionnaires d’œuvres d’art pour l’année scolaire 2011-2012,  allant du bachelor au master . Pour sa part, l’Université de Hong Kong, devant le succès rencontré avec sa formation «Advanced Cultrual Leadership » en un an,  planifie déjà  l’ouverture  d’un programme de Master en art, média et leadership culturel pour l’année à venir.

Quand à City University et Hong Kong Institut of Education, ils  possèdent des programme de premier cycle. Les étudiants pourront suivre un diplôme bachelor dans la gestion de l’art à City University à partir de l’automne ainsi qu’un BA en art et culture à  Hong Kong Institut of Education. Les deux programmes sont financés par le Conseil des Subventions Universitaire (UGC).

L’explosion des cours en gestion de l’art est “nécessaire, car le profil de gestionnaires d’œuvres d’art est très recherché  sur le marché.’ a déclaré Philip Soden, le président de l’association des gestionnaires d’œuvres d’art de Hong Kong. Avec une augmentation du nombre des installations culturelles  en Chine, Macao et Singapore, des “centaines” de gestionnaires d’œuvres d’art à différents niveaux seront nécessaires dans la région, a il-t-ajouté. Cette formation et ce métier demandent ” une combinaison d’aptitudes intellectuelles et pratiques, où vous devez être capable de gérer la finance ainsi que les théories de [philosophe et historien] Michel Foucault.”

A titre d’exemple, l’Université de Hong Kong a reçu des candidatures de la Corée du Sud, de Taiwan, de Macao et de la Chine continentale pour le programme « Advanced Cultural  Leadership ». Elle n’a pu en accepter que 15. Les candidats ont des profils de  directeurs de festival, directeurs artistiques d’entreprises de théâtre, senior manager… les frais scolaire sont de 160,000 HK$ (environ 15 000 euros).  Six parmi eux ont pu bénéficier de la bourse de 1 million HK$, offerte par le quartier culturel de West Kowloon.

Différentes personnalités s’accordent pour dire que les métiers liés à ce marché se développent et demandent une expertise importante.  Chua, directeur des arts et lettres ( ?) de l’Université de Hong Kong  assure que Hong Kong deviendra le centre le plus important pour la formation des gestionnaires d’œuvres d’art. « Hong Kong est le bon endroit pour le bon moment… le marché culturel va exploser » dit il. « En tant que gestionnaire d’œuvres d’art, il faut acquérir  un savoir important  sur l’art. Apprendre l’art et le management pendant 3 ou 4 ans ne suffisent pas. » dit Tseng Sun-Man, un professeur en gestion d’art.  « Il est meilleur d’apprendre la gestion de l’art après deux ou trois années d’expériences professionnelles dans une organisation d’art. Les compétences de management doivent être  apprises  sur le terrain en plus de l’école. » Oscar Ho Hing-kay, directeur du programme de Chinese University déclare qu’il est difficile de trouver des professeurs compétents dans ce domaine à Hong Kong. “Le management culturel doit être en lien avec le contexte local, on peut trouver quelqu’un très expérimenté venant de l’occident, mais qui a peu de savoir sur le marché local ».

Source : South China Mornin Post

Illustration : Tracy Hunter -Sculptures Museum of Art de Hong Kong

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Community management et multiculturalisme

Le monde en réseau

Aujourd’hui, en France, Facebook dénombre plus de 21 millions de comptes, Twitter 2 millions. Quant à YouTube, il est l’un des supports qui compte le plus grand nombre de vues par jour.
On le voit, l’utilisation des réseaux sociaux n’est plus un domaine de compétence réservé aux initiés. Désormais, l’enseignement supérieur et la recherche s’emparent de ces nouveaux outils pour mieux communiquer, recruter et fédérer autour de leurs projets.

Les avantages sont multiples : rapidité de mise en œuvre, gratuité et instantanéité des messages… Mais une dimension ne semble pas avoir été prise en compte dans son intégralité, celle de l’international.

Effectivement, il semble que l’hégémonie de Facebook, Twitter, Youtube soit incontournable. Pourtant, comment, pour une institution française, toucher un étudiant chinois via les réseaux sociaux ? En français, en anglais, en chinois ? Bien sûr, la bonne réponse est en chinois. Avez-vous un community manager qui lit et écrit en chinois?
Puis vient le choix du meilleur canal/réseau : Facebook, Twitter, Youtube ? Perdu, aucun des trois n’est accessible en Chine. Pensez plutôt à QZone, Renren, Kaixin, Weibo ou encore Tudou et Youku.

Certes, cela se passe à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Pourtant, dans certains pays d’Europe, Facebook n’est pas le premier réseau social. Par exemple, en Pologne et au Pays-Bas, Grono et Hyves le devancent encore en nombre d’utilisateurs.

L’évolution et l’importance des réseaux sociaux aux États-Unis et dans le monde, font que l’on ne parle plus de réseaux sociaux, mais de media sociaux. Comme les media, chacun d’eux a défini ses marques, ses codes, ses centres d’intérêts et donc ses communautés. Désormais, pour représenter son institution ou ses produits et réussir son implantation au sein des réseaux, il faut penser une stratégie, identifier ses cibles et définir un contenu éditorial propre à chaque media.

Le rôle du community manager évolue dans le même sens. Deux principales activités se dégagent de son métier. D’un coté le gestionnaire de communauté et de l’autre le stratège : rôle opérationnel et rôle stratégique, deux facettes qui forment désormais le visage d’une personne travaillant dans les réseaux sociaux.

Stratège et gestionnaire, le community manager aura la double fonction de proposer au management une stratégie à 360° de la présence de la marque sur les réseaux sociaux et de la mettre en œuvre.
En entreprise, ces deux activités devront cohabiter sous une même dénomination Dès lors, pour lui, il ne s’agira plus de gérer seulement une communauté, mais de développer la présence de son entreprise sur les media sociaux : il deviendra un social media manager.
En agence, un community manager et un community strategist pourront travailler pour plusieurs clients et se spécialiseront dans leur branches respectives, mais ils disposeront en plus d’un benchmark permanent et naturel des meilleurs pratiques sur les media sociaux, voire pour certaines des spécificités propres aux réseaux sociaux à l’étranger , et d’une connaissance accrue du secteur dans lequel opère l’agence.

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Attirer plus d’étudiants étrangers : l’EM Strasbourg mise sur la vidéo

De pair avec l’importance accrue de l’aménagement de l’espace académique, devenu un réel enjeu de communication, va la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur d’informer sur les spécificités et les avantages qu’ils ont à offrir, notamment via leurs équipements ou leurs campus pour les plus grands. D’où l’importance de dévoiler locaux et campus, généralement au travers de campus tours,  qui viennent compléter les traditionnelles Journées Portes Ouvertes.

Ainsi, un an après le succès de sa campagne buzz  “Play by the rules“, EM Strasbourg récidive avec un Campus Tour à destination des étudiants étrangers. Le film réalisé par NSB avec la participation des élèves de l’école, et en collaboration avec la société Steelcase (multinationale américaine basée à Strasbourg) nous convie à une visite pour le moins dynamique de l’école. En effet, c’est en chaise Node que nous parcourons les locaux de la business school de la première université de France.


L’objectif de la campagne est clair : attirer plus d’étudiants étrangers à l’EM Strasbourg, école résolument internationale car elle place chaque année 40% des diplômés du Programme Grande École en premier poste à l’étranger.

Ce film, décliné en anglais et chinois se distingue par la collaboration inédite entre une école de management et une entreprise. Steelcase équipe les locaux de l’école et est partie prenante de la fondation EM Partenaires.

Cette collaboration parait particulièrement pertinente pour une école de commerce, dont le rapprochement avec le monde de l’entreprise est un argument supplémentaire pour attirer des étudiants.

Le Campus Tour version chinoise sera présenté devant la presse chinoise le 12 mars à Pékin, avant d’être diffusé sur les réseaux sociaux chinois.

Enfin, le film est accompagné d’un making of, dont le but est de raconter l’expérience de manière décalée et montrer l’envers du décors.

+ Stanford d.school, un espace d’apprentissage dédié a l’innovation

+ L’importance des Campus Tours

+ “Play by the rules”, une campagne buzz pour EM Strasbourg

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Quand les business schools internationales réinventent le monde

Les meilleures business schools  possède un slogan, une signature  Elle est censée donner une idée, une image de la personnalité de l’Ecole et  positionner la marque.
Nous avons recensé les signatures des 10 meilleures business schools, toutes mettent en avant la puissance et l’ambition de leur formation et leur volonté  à faire évoluer et changer le monde .  Petit inventaire des 10 meilleures.

  1. London Business School
    London Experience, World Impact

  2. University of Pennsylvania: Wharton
    New Ways of Thinking

  3. Stanford University GSB:
    Shape the Future, Make a difference

  4. Columbia Business School
    The Power of Possibility

  5. MIT Sloan School of Management
    In the World, for the World

  6. Northwestern University: Kellogg
    Developing global leaders who make contributions of lasting significance for the world.

  7. University of California at Berkeley: Haas
    Leading through Innovation

  8. UCLA: Anderson
    Preparing Global Leaders

  9. Rice University: Jones
    Leading Thought, Shaping the World.

  10. University of Toronto: Rotman
    A New Way to Think
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Les réseaux sociaux écrasent les e-mails

En novembre dernier, Mark Zuckerberg (le père de Facebook) affirmait que les lycéens n’utilisent plus les e-mails mais les SMS et les messages instantanés. La dernière étude de Comscore1 semble lui donner raison.

Elle montre que :

  • Depuis mai 2010, le temps passé sur les réseaux sociaux est supérieur à celui passé sur les e-mails.
  • Depuis août 2010, Facebook dépasse les moteurs de recherche Google et Yahoo.
  • Aux États-Unis, Facebook est sans conteste le plus visité des réseaux sociaux suivi de Myspace, LinkedIn et Twitter.
  • En France, en décembre 20102, Facebook se classait premier suivi de Skyrock (10,8 millions de visiteurs uniques), Windows Live (avec MSN), Copains d’Avant puis Badoo.com. Twitter se situe loin derrière avec 2 millions de visiteurs uniques, pour un temps moyen de 7.7 minutes par mois par visiteur.

Facebook est donc un outil incontournable pour quiconque souhaite s’investir dans les réseaux sociaux. Côté marketing, une nouvelle tendance se dessine nettement : l’explosion des jeux et autres applications.

Le boom des jeux Facebook

Une étude de Lightspeed Research3 démontre que 53% des membres de Facebook âgés de plus de 18 ans ont déjà joué à des jeux sociaux sur le site. Parmi eux, 19% se considèrent comme accrocs à ces jeux.

Ces jeux reposent sur une stratégie virale car 59% des joueurs encouragent leurs amis à y jouer via le site. Certains mordus n’hésitent pas à y inviter des personnes qu’ils ne connaissent pas pour augmenter le nombre de joueurs.

Enfin, il faut noter que 65% jouent en moyenne moins de 30 minutes par session et 27% entre 30 et 60 minutes. On comprendra alors aisément que les écoles s’intéressent de plus en plus à ces jeux sociaux pour séduire leurs futurs étudiants.

Sources :

1 http://www.comscore.com/fre/Press_Events/Presentations_Whitepapers/2011/2010_US_Digital_Year_in_Review
2 http://www.comscore.com/index.php/fre/Press_Events/Press_Releases/2011/1/In_France_Internet_Users_Spent_Over_4_Hours_on_Social_Networking_Sites
3 http://www.lightspeedresearch.com/press-releases/it%E2%80%99s-game-on-for-facebook-users/

+ La formation Iteem lançe un jeu sur facebook à l’occasion de ses portes ouvertes

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La téléprésence immersive – une nouvelle technologie pour faire avancer l’enseignement supérieur et la recherche

© Rétis Communication

L’Université Européenne de Bretagne (UEB), le PRES de la région Bretagne, inaugure aujourd’hui UEB C@mpus. Il s’agit du premier campus numérique multi-sites en Europe, qui connecte, pour cette première étape, 3 salles de télé-présence immersive installées sur les sites de Rennes, Brest et Lorient. A terme, UEB C@mpus,  projet lauréat de l’Opération Campus qui bénéficie d’un soutien de 60 millions d’euros, déploiera une vingtaine de dispositifs de visioconférences de tailles variables (télé-amphi, salles de 8 places et plus…). Leur intégration d’ici 2014 mettra en réseau 72 000 étudiants, 8 900 personnels dans l’enseignement et la recherche, et 149 laboratoires et permettra d’ouvrir davantage sur le monde les campus bretons.

Ces équipements technologiques ultramodernes et interconnectés permettent de gommer les distances géographiques et de réunir des étudiants, des enseignants chercheurs et des décideurs des 23 établissements membres de l’UEB. Ce système est utilisé pour partager des formations à distance, mettre en réseau des laboratoires, développer le travail collaboratif, et se rejoindre dans des conditions semblables à celles du présentiel.

Cette technologie  se développe rapidement dans l’univers académique et parmi les entreprises. L’UEB est la première université en Europe à se doter de la technologie immersive, après les américaines Georgetown University et Duke University.  Le projet a été réalisé par: Polycom, Retis communication, SFR Business Team et RENATER.

Par rapport aux systèmes existants, cette technologie de télé-présence immersive, constitue une avancée nouvelle dans le domaine des visioconférences, en offrant de nombreux avantages techniques qui rapprochent et font mieux travailler ensemble les acteurs de l’enseignement supérieur :

  • Sensation du réel (l’illusion du face-à-face, son stéréo spatialisé, le partage de documents en direct);
  • Facilité d’accès et simplicité d’utilisation (l’interface est intuitive, une conciergerie en-ligne et une assistance permanente sont disponibles);
  • Confort (des salles distantes confortables, ergonomiques, des interfaces tactiles);
  • Large éventail d’interopérabilité (les salles sont connectables avec tous les équipements normalisés visioconférences)
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Google Science Fair

Google organise son festival de la science. Le Google Science Fair, concours scientifique mondial en ligne, est une sorte d’appel à projet destiné aux jeunes entre 13 et 18 ans.

Afin de médiatiser l’événement, la firme diffuse un très beau spot viral mettant en scène une machine Rube Goldberg.

Un géant de la publication scientifique et universitaire

Google se positionne comme un acteur incontournable du monde scientifique. Son moteur de recherche  Google Scholar, qui permet d’effectuer facilement une recherche étendue portant sur des travaux universitaires issus de sources telles que des éditeurs scientifiques, des sociétés savantes, des référentiels de prépublication, des universités et d’autres organisations de recherche, est devenu un des principaux services de recherche documentaire pour les chercheurs et les étudiants.

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La formation Iteem lançe un jeu sur facebook à l’occasion de ses portes ouvertes

Destiné aux 16 – 19 ans, le jeu ludique et interactif “Remue-méninges” lancé sur facebook par Iteem, formation publique codirigée par Centrale Lille et SKEMA Business School, a pour objectif premier de faire davantage connaitre cette formation en challengeant son public cible, les lycéens.

Iteem met donc en oeuvre une stratégie web pour accroitre sa présence sur les réseaux sociaux. Créer de la visibilité, générer du trafic supplémentaire vers son site Internet pour mieux découvrir sa formation, renforcer la proximité avec ses élèves et ses futurs candidats, animer sa communauté, voilà de nombreux enjeux qui ont amené Iteem à repenser sa communication vers sa cible première.

En trois phases, le jeu facebook a pour but de s’amuser, tout en défiant ses camarades sur ses capacités de rapidité, logique et de mémoire. La première étape doit permettre d’orthographier correctement un maximum de mots en un temps record. Pour la seconde étape, il s’agit d’observer des balances et de trouver l’objet le plus lourd. Enfin la troisième étape est un jeu de mémoire, pour lequel il faut reproduire un enchainement de sons et de couleurs.

Le lancement de “Remue-méninges” a eu lieu à l’occasion des portes ouvertes de l’Iteem le samedi 29 janvier 2011.
Plus de renseignements sur http://iteem.ec-lille.fr

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Sup’Internet, une école dédiée à internet et à ses métiers

Logo Sup'internet

Preuve de l’importante grandissante et incontournable d’internet dans la société et l’économie, une École dédiée aux métiers d’internet verra le jour en septembre 2011. L’École formera des développeurs web, webmasters, ergo- nomes, responsables du référencement, web analysts et designers, traffic managers, community managers, e-marketeur. En effet, avec Internet de nouvelles carrières peu ou mal pourvues aujourd’hui s’offrent à des profils très opérationnels. Pour répondre à ce besoin, le Groupe IONIS lance Sup’Internet.

L’École supérieure des métiers de l’Internet sera accessible après le bac pour un cursus en 3 ans. Elle  proposera des formations-métiers débouchant sur 3 bachelors et organisées autour de 3 pôles de compétences. L’École délivrera ainsi un bachelor développement et technologies du web, un bachelor design graphique et contenus et un bachelor business et management Internet. Le programme focalise la formation sur le monde de l’Internet en développant des axes pédagogiques concrets et des stages.

Marc Sellam, Président de IONIS Education Group, explique la raison d’être de cette nouvelle venue : « Sup’Internet est née d’un constat : le monde de l’Internet est devenu si vaste qu’il demande des talents et des compétences spécifiques à des niveaux de responsabilité différents. D’un côté des ingénieurs, des cadres supérieurs et des experts, issus de grandes écoles qui font partie du management et des décisions stratégiques, d’un autre des profils plus opérationnels, avec des spécifications métiers fortes et ce dans les 3 domaines de l’Internet : le développement des technologies, le design et les contenus ainsi que le business et management ».

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Conquête du marché indien : que fait la France ?

India

L’Inde est un marché séduisant pour le  recrutement d’étudiants. Pays à fort potentiel de croissance, il est aujourd’hui la troisième plus grande économie d’Asie.  Certains experts prédisent que l’Inde ferait partie d’ici 20 ans des quatre premières puissances économiques mondiales. Selon les déclarations du premier ministre indien la semaine dernière, l’Inde prévoit une croissance de 9 à 10% en 2011. (Nouvel Obs – 08 janv 2011)

Comme je l’avais déjà évoqué précédemment (INDE : Plus d’étudiants grâce au e-learning et aux écoles étrangères L’enseignement indien s’ouvre à la concurrence) l’essor économique stimule en Inde une forte demande pour l’enseignement supérieur. La population étudiante est estimée aujourd’hui à plus de 14 millions, soit 10% des Indiens entre 18-24 ans. Le gouvernement indien a l’intention de porter ce nombre à 20% d’ici 2020.

Par ailleurs, la classe moyenne compte près de 200 millions de personnes. Cette catégorie a des revenus suffisants pour pouvoir offrir des études supérieures à leurs enfants.

Cependant  l’offre nationale (près de 470 universités et 22 000 collèges)  pour l’instant n’arrive pas à satisfaire la demande. De plus en plus d’étudiants souhaitent étudier à l’étranger.

Le marché de l’enseignement supérieur indien est convoité par de nombreux pays. La concurrence y est assez intense, des stratégies de promotion et de marketing sont très offensives.

Aujourd’hui les leaders du marché de recrutement des étudiants indiens sont les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.

Les Etats-Unis ont attiré plus de 100 000 Indiens en 2009 et se placent ainsi au premier rang des pays pour l’accueil d’étudiants indiens.  Le Royaume-Uni a réussi à augmenter de 50% le nombre d’étudiants en deux ans, grâce à sa stratégie promotionnelle très offensive, passant de 30 000 en 2007-2008 à  44 000 en 2008-2009. L’Allemagne, qui développe son attractivité depuis 1997, joue plutôt la carte de la coopération scientifique. La Nouvelle-Zélande met en avant des facilités liées à l’immigration. La Malaisie, la Thaïlande, le Singapour proposent des formations correspondant aux standards occidentaux à des tarifs plus avantageux (voir le dossier «Inde» Campus France).

Le Canada, qui lui aussi promeut le bon rapport qualité-prix des études et offre des facilités migratoires, mobilise ces derniers temps différents acteurs pour conquérir le marché indien. Ainsi, au mois de novembre 2010 la plus importante délégation universitaire canadienne s’est rendue en Inde. 15 recteurs, partis pendant 7 jours, pour tisser des liens avec les autorités publiques, des dirigeants d’entreprises, le corps professoral des universités etc. La mission consistait à renforcer l’image de l’enseignement supérieur canadien, à établir des partenariats, à rendre plus attrayant les études au Canada. Par ailleurs, la diaspora indienne au Canada est mobilisée également  pour aider à tisser des liens universitaires. L’année 2011 a d’ailleurs été désignée “l’Année de l’Inde au Canada”.

La France se place au 15è rang des pays d’accueil d’étudiants indiens. La langue française présente, sans doute, une des difficultés pour attirer davantage d’étudiants. Cependant, dynamiser la communication sur les possibilités d’étudier en anglais en France, rendre plus visible l’offre extrêmement variée des formations proposées dans l’Hexagone pourraient stimuler considérablement le recrutement des étudiants indiens.

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Les universités chinoises annoncent une hausse de leurstarifs MBA à la rentrée prochaine

Les écoles de commerce chinoises les plus importantes ont décidé d’augmenter considérablement les tarifs de leurs programmes MBA. La grande majorité d’entre elles sont affiliées aux universités publiques chinoises, comme  l’Université de Pékin ou l’Université de Tsinghua. La hausse attendue devrait être d’environ 50 %.

Cette augmentation est en partie liée à la surchauffe économique et à l’inflation chinoise. Cependant, ces deux raisons économiques n’expliquent pas complètement cette augmentation. Les écoles de commerce chinoises ne commentent pas cette décision. En Chine, 30 % des recettes générées par les programmes MBA vont directement au profit des universités qui les abritent.

Une  hausse trop rapide des frais de scolarités pourrait avoir une incidence négative sur l’enthousiasme des candidats pour les programmes MBA locaux et par conséquent freiner le développement de la Chine en matière d’éducation MBA.

Par cette décision de hausse, de nombreux candidats pourraient abandonner leur projet de formation ou choisir un programme à l’étranger. Il s’agit en particulier des candidats jeunes qui n’auront pas les moyens financiers suffisants pour faire face à cette augmentation. En Chine, l’âge moyen d’un candidat au programme MBA est de 27-28 ans (données de l’Université Fudan).

Source: People’s Daily, China Daily, China Business News

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Meilleurs voeux pour 2011

En cette fin d’année, je vous souhaite de très bonnes fêtes, ainsi qu’aux nombreux lecteurs qui font le succès de ce blog !

Cliquez sur l’image pour découvrir la carte de vœux de Noir sur Blanc

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Population étudiante dans le monde

L’UNESCO et l’OCDE éditent régulièrement des rapports sur l’enseignement supérieur. Ils sont  un excellent  outil d’information. En synthèse, des chiffres  et des informations pour aider à la réflexion les universités et Écoles  qui doivent affuter leur stratégie internationale à l’heure de la mondialisation de l’enseignement supérieur.

La population étudiante dans le monde :

D’après l’UNESCO, il y aurait  près de 153 millions d’étudiants dans le monde, soit 53 % de plus qu’en 2000 et cinq fois plus qu’il y a à peine 40 ans. On s’attend à ce que Les établissements d’enseignement supérieur accueilleraient  plus de 262 millions d’étudiants d’ici 2025, contre 97 millions en 2000.
Au niveau régional, le taux d’accès à l’enseignement post-secondaire est de 71 % en Amérique du Nord et en Europe occidentale, 62 % en Europe centrale et orientale, 26 % en Asie de l’Est – Pacifique, 23 % dans les Etats arabes et 11 % en Asie du Sud et de l’Ouest. L’Islande et l’Autriche affichent les taux de diplômés les plus élevés au monde (respectivement 65,6 % et 60,7 %). Continent quelque peu oublié, l’Afrique a vu les inscriptions dans l’enseignement supérieur  augmenter plus rapidement que partout ailleurs (environ + 66 % depuis 1999). Malgré cette croissance rapide, c’est l’Afrique subsaharienne qui affiche le plus faible taux d’accès à l’enseignement supérieur du monde (5,6 %). L’OCDE estime qu’il est vital pour la croissance économique que 40 à 50 % d’une classe d’âge soient inscrits dans le supérieur.
Actuellement, la majorité des étudiants dans le monde vit dans des pays à faibles et moyens revenus tandis qu’il y a 30 ans, ils se concentraient principalement dans quelques pays à revenus élevés.

La Mobilité étudiante :

Environ deux étudiants sur 100 sont partis étudier hors de leurs frontières en 2007. Plus de 2,8 millions d’étudiants suivent leurs études dans un pays étranger, ce chiffre atteindrait les 8 millions d’ici 2020. En 1999, un étudiant international sur quatre était parti étudier aux États-Unis, contre seulement un sur cinq en 2007. L’Australie, le Canada, la France, l’Italie, le Japon et l’Afrique du Sud ont vu la proportion de leurs étudiants internationaux augmenter. La Chine, la République de Corée et la Nouvelle-Zélande figurent parmi les nouvelles destinations appréciées des étudiants. La Chine compte le plus grand nombre d’étudiants inscrits dans un établissement étranger (près de 420 000). Ce sont les États-Unis qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants internationaux (600 000 soit 21 %), suivis par le Royaume-Uni, la France, l’Australie, l’Allemagne, le Japon, le Canada, l’Afrique du Sud, la Fédération de Russie et l’Italie. Ces dix États accueillent 71 % des étudiants internationaux du monde.

Recherche et diplômes :

Dans les pays de l’OCDE, le secteur public finance directement ou indirectement 72 % de l’ensemble des recherches académiques. Au niveau mondial, moins de 2 % des étudiants obtiennent un diplôme de recherche de haut niveau (de type doctorat). Il est probable que dans le monde, la moitié des enseignants universitaires ne soient titulaires que d’une licence En Chine, seuls 9 % des enseignants du supérieur ont un doctorat, contre 35 % en Inde.

Éducation à distance :

Les nouvelles technologies ont bouleversé le paysage de l’enseignement à distance qui sera certainement la prochaine révolution du secteur. Il existe actuellement 24 méga universités dans le monde, dont dix en Asie-Pacifique. Certaines d’entre elles accueillent plus d’un million d’étudiants : c’est notamment le cas de l’Indira Gandhi National Open University en Inde, qui compte 1,8 million d’étudiants. L’Université virtuelle africaine fonctionne au-delà des frontières et des groupes linguistiques, dans plus de 27 pays.

Croissance de l’enseignement supérieur privé :

Souvent mésestimé dans de nombreux pays, l’enseignement supérieur privé se développe. A l’échelle mondiale, 30 % des inscriptions dans le supérieur concernent désormais des établissements privés. Les établissements d’enseignement supérieur privés, qui sont pour certains des institutions à but lucratif ou assimilables, constituent le secteur à la croissance la plus rapide dans le monde. L’Indonésie, le Japon, les Philippines et la République de Corée figurent parmi les pays où plus de 70 % des étudiants sont inscrits dans le privé. Le secteur privé fournit aujourd’hui un enseignement à plus de la moitié de la population étudiante dans des pays tels que le Mexique, le Brésil et le Chili. Dans de nombreuses économies émergentes, la demande de places dans l’enseignement supérieur privé peut dépasser de 20 à 50 % le nombre de places disponibles dans les établissements publics. On estime qu’en 2006, le marché de l’enseignement privé représentait près de 400 milliards de dollars à l’échelle de la planète et qu’il continuerait de croître au fur et à mesure du développement de ce secteur, en particulier dans les pays émergents.

Financement de l’enseignement supérieur :

La plupart des pays dépensent beaucoup plus par étudiant du supérieur que par élève du primaire ou du secondaire. C’est le contraire en France !. C’est en Amérique du Nord et en Europe occidentale que les écarts sont les moins prononcés : la dépense publique par étudiant du supérieur représente à peine le double de la somme allouée à un élève du secondaire.

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Stanford d.school, un espace d’apprentissage dédié a l’innovation

L’innovation et la performance, au cœur des préoccupations du monde entrepreneurial, importent de plus en plus aux établissements d’enseignement supérieur qui préparent les jeunes au monde du travail, et qui se retrouvent eux aussi ces dernières années au cœur d’une intense compétition mondiale qui les force à innover.

Parralellement, l’évolution des modes d’apprentissage que ce soit au travers de l’elearning ou de l’adoption de nouvelles technologies pour apprendre à des générations nées avec internet et constamment interconnectées, demande aux établissements d’enseignement supérieur de revoir leurs modes d’enseignement pour répondre à ces nouvelles préocupations.

A cet égard, le cas de la d.school de Stanford est particulièrement intéressant et novateur et peut fournir des pistes de réflexion intéressantes. L’école, inaugurée le 7 mai 2010, consiste en un espace dont le design a demandé six ans d’études avec pour objectif principal de maximiser le processus d’innovation, quitte à faire évoluer radicalement les modes d’enseignement. Chaque mur, chaque recoin, chaque table, chaque armoire, a été créé avec l’idée de rendre l’espace le plus collaboratif possible, plaçant ainsi le travail en équipe et la créativité au centre de l’apprentissage.

Wall-E: Des murs reconfigurables à volonté

Comment la configuration de la salle de classe peut elle influencer la qualité d’apprentissage?

C’est la question centrale qui a nourrie la réflexion sur le design de l’espace du bâtiment de la d.school, en parti résolue grâce a un système de murs massivement reconfigurables qui permet aux instructeurs de créer l’espace adapté à chaque classe.
De l’espace cosy à l’open-space,  “le système permet un transfert modal entre intime et ouvert” dit Scott Witthoft, co-directeur du projet Environments Collaborative de l’école, qui a travaillé sur le dispositif avec la société Steelcase.

> Voir la vidéo de présentation par Dave Shipman, Chef Designer chez Steelcase.


La White Room: Une salle pleine d’idées

Dans la white room, l’intégralité de l’espace a été conçu pour capturer les idées : des murs-tableaux blancs, des Post-it en pagaille, des grands blocs de papier 3-M, et des marqueurs et crayons à portée de main.

“Cette salle est l’un des espaces que nous utilisons le plus” raconte George Kembel (sur la photo), le directeur de la d.school. ” Vos idées sont les couleurs qui remplissent la pièce “.

Sources: FastCompany

[Photos par Noah Webb]

+ L’aménagement de l’espace académique : Un nouvel enjeu de communication

+ L’UDIMA explore les applications pédagogiques de l’Ipad

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Quand la communication de crise des établissements de l’enseignement supérieur s’internationalise

Sur un marché très concurrentiel au plan international, l’image d’une université ou d’une école est un enjeu majeur. Les plus grandes y veillent jalousement. L’exercice devient de plus en plus difficile, et les dangers et crises peuvent arriver par les voies les plus improbables ou étonnantes, dépassant le cadre pur de l’université. En voici un exemple avec Yale, ou comment faire face à la crise et comment s’en sortir.

Il y a un siècle, Hiram Bingham, un explorateur américain soutenu par l’Université de Yale, a découvert les ruines de la citadelle légendaire inca de Machu Picchu, jusqu’ici connue seulement par les  agriculteurs locaux. Il fouilla le site et sauvegarda quelques 46.000 pièces, allant de la céramique à la métallurgie aux ossements humains, qu’il a réexpédiés à Yale pour  des analyses et exposition. Leurs exportations furent autorisées par le président du Pérou de l’époque, mais auraient dû rester temporaires. Au lieu de cela, les expositions sont restées à Yale depuis cette époque.

Alan García, président du Pérou depuis 2006, a poursuivi une campagne lancée par son prédécesseur, Alejandro Toledo, afin de convaincre l’université de rendre les objets. Avec un objectif de les ramener pour le centenaire de juillet prochain célébrant la première expédition de Bingham. Mr García a récemment dirigé une marche de protestation à Lima, capitale du Pérou, et a publié une lettre qu’il a adressée à Barack Obama pour lui demander d’intercéder dans cette situation. Les Péruviens ont organisé des manifestations, ont appelés au boycott de Yale et organisé des campagnes d’affichages sauvages pour appeler au retour des biens. L’ampleur des cette campagne anti Yale s’est ressentie au-delà des frontières du Pérou. De nombreux médias internationaux s’en  sont fait l’écho  dans le monde.

Yale

(Source photo: The Economist)

Aussi devant la pression, Yale a envoyé Ernesto Zedillo, ancien président du Mexique qui dirige un centre de recherche à l’université, au Pérou pour rencontrer Mr García. Mr Zedillo  a promis que l’université rendrait la collection en plusieurs étapes au cours des deux prochaines années. Mr García a immédiatement rendu publique cette offre verbale, tout en donnant crédit à Yale pour la préservation de la collecte et l’empêchant d’être dispersée entre des mains privées.

En vertu de l’accord, 370 des plus beaux  objets seront retournés à temps pour être exposés lors du centenaire. La nouvelle demeure de la collection sera située  à l’université principale de Cusco, l’ancienne capitale Inca. La stratégie est que Yale collaborera à la création d’un centre de recherche à Cusco pour le reste des objets auxquels ses chercheurs auront accès.

La plupart des dizaines de milliers d’objets n’ont d’intérêt que pour les chercheurs spécialisés. Mais le reste va ajouter une nouvelle attraction dans un pays où le tourisme se développe rapidement, avec le Machu Picchu comme destination principale.

L’accord peut aussi envoyer un message aux collectionneurs moins honorables du reste du monde, qui continuent d’acheter des objets illégalement exportés qui font partie de la richesse du Pérou et de son patrimoine culturel.