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Pierre-Gaël Pasquiou

Un emploi avec YouTube

Vous vous souvenez peut-être de Sophie qui utilise Twitter pour se faire connaitre dans le milieu de l’aviation ? Cette semaine c’est Anne-Sophie que je rencontre pour vous parler de sa démarche de recherche d’emploi via YouTube. En effet Anne-Sophie recherche un emploi dans l’événementiel, et vient de lancer son CV sous format vidéo en parodiant la fameuse série sur Canal+ : «Bref». Diplômée de l’EM Strasbourg, elle est confrontée au même problème que beaucoup de jeunes : la saturation du marché de l’emploi.

Ce n’est un secret pour personne, trouver un emploi aujourd’hui se révèle être un réel parcours du combattant.

Aujourd’hui les jeunes diplômés doivent montrer qu’ils sont capable de réinventer le marché, que leurs diplômes n’est plus un passeport pour l’emploi mais un minimum requis.

Bonjour Anne-Sophie, alors pour commencer, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Anne-Sophie, j’ai 24 ans, je suis en recherche d’emploi depuis le mois d’octobre, après avoir obtenu mon dernier diplôme : master grande école en spécialité marketing.

Passionnée par la communication événementielle, la culture et la musique, j’ai pour ambition de travailler au sein de ce secteur.

Quels sont les obstacles que tu as rencontré ?

Le secteur qui m’attire, la communication évènementielle, propose beaucoup de stages mais peu de contrats à long terme. La demande étant supérieure à l’offre, il est très difficile de se faire une place dans ce milieu surtout quand on est jeune diplômée. En effet, les recruteurs demandent souvent un minimum d’expérience (entre 5 et 7 ans).

Comment es-tu arrivée à cette idée de faire une video pour trouver un emploi ?

Après avoir enchaîné les réponses négatives et les non-réponses, j’ai pensé qu’il fallait se distinguer en fournissant autre chose qu’un CV papier. Le CV vidéo est pour moi un outil “nouvelle génération” en phase avec l’ère du digital. Aussi, il représente un outil de plus en plus prisé par les recruteurs qui reçoivent des CV papiers en masse.

Quelles sont les premières répercussions ?

Enormément de retours positifs de la part des internautes, quelques propositions d’emploi mais encore actuellement aucun contrat en poche.

Comment as-tu réussi à faire parler autant de toi en si peu de temps ?

Grâce à internet qui m’a permis d’accroître ma visibilité en très peu de jours. J’ai tout d’abord diffusé ma vidéo sur Youtube puis je l’ai partagée sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Viadeo, Linkedin). Tout est allé très vite et j’en suis la première surprise : plus de 11 000 vues en moins d’une semaine.

D’après toi une démarche comme celle-ci est-elle essentielle aujourd’hui ?

Je ne pense pas que ce soit un passage obligatoire pour travailler dans la communication et fort heureusement ! Libre à chacun de montrer sa motivation et ses compétences comme il l’entend, l’essentiel est d’être authentique.

Néanmoins, le CV vidéo permet de se différencier des autres candidats et d’apporter son originalité et sa créativité.

Un bien bel exemple d’utilisation de YouTube pour trouver un emploi. La vidéo compte aujourd’hui plus de 330 000 vues, quand même !

Merci Anne-Sophie pour tes réponses à mes question et bonne chance à toi.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Le directeur de France Business School est…

Avec les réseaux sociaux pas toujours évident de garder des informations secrètes très longtemps… C’est d’ailleurs sur Twitter que j’ai eu vent du nom du très probable futur directeur de la France Business School.

Pour rappel, la “France Business School” c’est le fruit de la fusion des 5 écoles de commerce que sont l’ESC Amiens-Pircardie, l’ESC Bretagne-Brest, l’ESC Clermont, l’ESC Pau et l’ESCEM (Tours-Poitiers). L’annonce officielle est prévue pour le 22 mai prochain, lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion.

Le nom qui circule est celui de l’ancien directeur de l’EM Lyon, Patrick Molle. L’annonce de son départ de l’EM Lyon faisait suite a un vote organisé par le collège des professeurs qui remettait en cause sa stratégie. Cependant, il affirmait il y a un an que ce n’était pas la cause de son départ.

Attendons encore un peu pour confirmer cette information, mais si elle se révèle être vraie, merci Twitter ;-)

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Pierre-Gaël Pasquiou

Des groupes Facebook pour les établissements scolaires

Mark Zuckerberg n’a pas oublié les origines de son réseau social. En effet, au temps de “The Facebook”, le réseau social était développé pour les universités américaines. C’est donc un grand retour aux sources !

Comment ça marche ? Il s’agit du même principe que les groupes classiques que l’on trouve sur le réseau social, avec de nouvelles fonctionnalités adaptées aux besoins des étudiants.

Le but est avant tout d’améliorer les échanges que peuvent avoir des étudiants d’une même école/université, d’une promotion, d’une association ou bien même d’un groupe de travail. Chaque entité en lien avec l’établissement disposera d’un espace dédié sur le groupe. Chaque groupe va avoir besoin d’un administrateur (une nouvelle mission pour le community manager ;-) ). Il proposera aux membres une liste des groupes liés à l’institution. On retrouve les types de groupes classiques : ouvert, fermé ou bien secret.

Le gros plus que va proposer ces fameux groupes, va être la possibilité d’échanger des fichiers. Taille limitée à 25 Mo, Facebook n’a pas prévu de devenir une plateforme d’échanges de films ;-) Les étudiants pourront alors échanger des documents, des cours, des emplois du temps, des informations sur les prochaines opération de leur association, etc.

Afin d’éviter que les groupes deviennent le nouveau terrain de jeu des annonceurs sauvages, il faudra fournir votre adresse mail de l’établissement. C’est exactement le même principe que les “Networks” qui existaient au tout début de Facebook.

La stratégie est de vraiment développer ce projet par la suite, l’un des portes-parole du réseau social rappel que les étudiants sont les utilisateurs les plus actifs de Facebook.

Pour débuter seules quelques grandes universités américaines (100 universités) ont le privilège de pouvoir dès aujourd’hui utiliser ces groupes. Facebook confirme que les groupes seront ouverts au monde entier dans quelques jours.

Une très mauvaise nouvelle pour les réseaux sociaux privés ciblant les écoles et les universités qui se développent actuellement… Une très bonne nouvelle pour les annonceurs qui voudront utiliser les publicités Facebook en ciblant encore mieux les étudiants.

On peut se poser la question de l’intérêt de ces groupes, puisque les établissements disposent tous d’intranet et de sites à ces effets. La réponse est simple, les étudiants sont sur Facebook quotidiennement, ce qui est loin d’être le cas de leur présence sur les plateformes de leurs établissements. A l’EM Strasbourg j’avais constaté que en publiant une news sur Facebook, je pouvais toucher plus du double des étudiants que par un message sur le site officiel.

Reste à savoir quand est-ce que le bulldozer Facebook s’attaquera aux réseaux sociaux d’entreprises. Une chose est sure, Facebook est encore très loin de s’arrêter de croître.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Community Manager d’une Business School (Vidéo)

Dernièrement j’étais entrain de mettre à jour le site où je centralise mes interviews, articles, vidéos, etc. Et je suis tombé sur une interview réalisée par Jean-Christophe Anna, à l’époque à l’APEC, qui est maintenant consultant en stratégie de recrutement innovant.

Après avoir constaté que j’avais pris un sérieux coup de vieux, j’ai réalisé que les informations étaient toujours intéressantes et pouvaient intéresser les lecteurs de ce blog.

J’étais à ce moment là community manager de l’EM Strasbourg, je présente donc mes missions, les réseaux sociaux utilisés, etc. J’aborde également le sujet des ateliers Twitter dont Sophie nous parlait lors de son interview mais aussi de quelques astuces sur la gestion de son image en ligne.

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Pierre-Gaël Pasquiou

L’utilisation des groupes Facebook pour échanger avec votre communauté

Les FanPages représentent un vrai plus pour votre visibilité c’est indéniable. Cependant Facebook vous offre également un autre outil qui peut s’avérer très pratique pour communiquer avec votre communauté étudiante, ce sont les groupes Facebook.

Pouvoir créer un groupe Facebook c’est offrir à vos étudiants un espace d’échange où vous pourrez communiquer avec eux et recueillir leurs avis. Il y a plusieurs possibilités de paramétrage, si vous souhaitez le faire à l’abris des regards vous avez la possibilité de créer des groupes «secret». C’est le cas par exemple sur cette copie d’écran des paramètres du groupe des Community Managers dans l’enseignement supérieur. Il faut être vigilant au niveau des réglages, et des personnes qui sont invitées à rejoindre le groupe, un journaliste ou une personne extérieure a vite fait de rentrer !

Je vous l’accorde, il n’est pas toujours simple de contrôler l’entrée de la totalité des étudiants, même en validant personne par personne. De toute façon ne nous voilons pas la face, si il y 500 personnes sur un groupe, il y aura forcément des fuites. Cependant ça fera toujours moins de bruit que si vous avez un débat de 400 commentaires sur votre FanPage.

Lors de mon travail à l’EM Strasbourg nous avions mis en place ce type de groupe pour permettre aux étudiants d’échanger avec Michel Kalika, directeur sortant, et Isabelle Barth, nouvelle directrice. Le but était d’éviter les échanges musclés aux yeux de tous sur notre page. Le Bad Buzz sur la page de Skema était encore bien présent dans l’esprit des community managers. Plus récemment c’est BEM et Euromed qui utilisent un groupe fermé pour débattre au sujet de leur fusion à venir. Un bon moyen pour les étudiants d’échanger leurs points de vues dans un lieu où ils peuvent répondre rapidement, plutôt que sur des forums où certains se font un plaisir de mettre de l’huile sur le feu.

Vous avez la possibilité de les laisser échanger entre eux, mais également d’intervenir ou de faire intervenir la direction. Lorsque le directeur vient parler a ses étudiants sur Facebook c’est généralement très bien reçu, c’est montrer que l’on vient vers eux.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Former vos étudiants à Twitter

J’écrivais la semaine dernière un article sur l’application Facebook “Jobs For Me” qui permet à vos étudiants de trouver un stage ou un emploi via le célèbre réseau social Facebook, cette semaine c’est à son concurrent Twitter que je vais m’intéresser. Pour cela j’ai rencontré Sophie Figenwald, étudiante en école de commerce qui utilise Twitter de manière professionnelle suite à un atelier organisé dans son école. C’était il y a un an et ça a déjà porté ses fruits.

Bonjour Sophie, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Sophie : Je m’appelle Sophie Figenwald et j’ai 23 ans. Après un bac scientifique, je me suis orientée vers une classe préparatoire et ai intégré en 2009 l’Ecole de Management Strasbourg. Je me suis spécialisée en deuxième année en Marketing stratégique et opérationnel et aujourd’hui, j’effectue ma dernière année de Master en échange Erasmus à l’Université des Sciences Economiques de Bâle en Suisse. J’ai fait le choix d’intégrer une école de commerce pour pouvoir travailler dans le Marketing et plus particulièrement dans le Marketing du transport aérien, secteur d’activité qui me passionne.


Depuis quand utilises-tu twitter ?

Sophie : J’ai créé mon compte @SophieFigenwald en janvier 2011. Je ne connaissais pas Twitter et l’envisageais comme un réseau social semblable à Facebook jusqu’à un atelier de découverte à l’EM Strasbourg, organisé notamment par tes soins Pierre-Gaël et avec comme autres animateurs Thomas Arbib, Alexi Tauzin et Clément Huber. J’y suis allée par simple curiosité et puis finalement, j’ai compris que correctement utilisé, mon profil Twitter pouvait me permettre d’enrichir mon réseau professionnel, de me faire connaître dans le milieu du transport aérien et de pourquoi pas obtenir un stage ou un emploi.

Quelle est ta façon de l’utiliser ?

Sophie : C’est d’abord un outil formidable pour avoir accès à des contenus de qualité (puisqu’on choisit les comptes auxquels on s’abonne). Twitter me permet d’être au courant aussi bien des actualités du transport aérien que des actualités plus générales. En ce qui concerne mon compte, j’ai commencé par relayer des informations et des articles sur les aéroports, les compagnies aériennes et les constructeurs. Puis peu à peu, en suivant des professionnels et des passionnés, je suis rentrée dans une phase de dialogue et d’échange (en continuant bien sûr le partage d’articles). J’ai aussi créé depuis peu un blog et Twitter me permet de partager mon contenu et, via les RT, de faire la connaissance d’autres personnes.


Quelles ont été les répercussions professionnelles ?

Twitter m’a apporté quelques contacts privilégiés avec des professionnels du secteur aérien. J’ai par exemple été contactée par le directeur-fondateur d’agences de notation des compagnies aériennes sur Internet qui cherchait des ambassadeurs en France. Plus récemment, c’est l’équipe Twitter d’Aéroports de Paris qui m’a invitée à visiter les coulisses de Charles-de-Gaulle en compagnie d’autres blogueurs et journalistes « influents » dans le domaine du transport aérien et du voyage sur le web. En apprenant que je venais à Paris, le Directeur du Service de Presse et d’Etudes d’Air France ainsi que l’une des Social Media Managers avec qui je dialogue régulièrement sur Twitter, m’ont proposé d’en profiter pour visiter le siège de la compagnie. J’ai ainsi eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’organisation d’un des plus grands aéroports au monde et de découvrir la structure interne d’une compagnie. J’ai aussi rencontré lors de cette journée des cadres dirigeants comme le Directeur de la Communication externe d’Aéroports de Paris ou encore chez Air France, le Directeur Marketing et le PDG. Des expériences et des rencontres inoubliables qui pourront sans aucun doute m’aider dans ma vie professionnelle. Et pour un exemple encore plus récent, j’ai été contactée cette semaine pour une opportunité de stage à Singapour…


D’après toi les écoles/universités devraient-elles plus souvent proposer ce type de formation à des outils comme celui-ci ?

Il est vrai que grâce à l’EM Strasbourg, j’ai été particulièrement sensibilisée aux réseaux sociaux et à leur utilité dans la vie professionnelle. Je ne sais pas où en sont les autres écoles et universités mais je suppose qu’elles incitent aussi leurs étudiants à se constituer un réseau dès leurs études. Aujourd’hui justement, les outils comme Twitter peuvent être de formidables accélérateurs de contacts. J’encourage donc fortement les écoles et universités à former leurs étudiants. C’est un premier pas indispensable pour leur permettre ensuite de gérer au mieux leur e-réputation, d’autant plus qu’on sait que les recruteurs s’intéressent maintenant quasi-systématiquement à la présence des candidats sur le web, voire les recrutent par ce biais-là.

Quels conseils donnerais-tu à des étudiants qui souhaitent eux aussi utiliser Twitter pour trouver un stage ou un emploi ?

Avant d’espérer décrocher un stage ou un emploi, il faut à mon avis « se faire un nom », être reconnu pour la qualité de son compte. Pour cela, j’aurais plusieurs conseils :

Au niveau de votre profil :

  • Mettez votre vrai nom,
  • Ciblez le secteur d’activité dans lequel vous souhaitez décrocher un stage ou un emploi,
  • Soyez clairs et précis dans votre bio en mentionnant que vous êtes étudiant, dans quelle spécialité, vos passions et quel est le secteur d’activité qui vous intéresse,
  • Mettez le lien vers votre CV,
  • Choisissez bien votre photo de profil (idéalement la même que sur le CV pour rester cohérent).

Au niveau du contenu :

  • Commencez par partager des articles et autres informations sur le secteur d’activité que vous avez choisi,
  • Cherchez ensuite et abonnez-vous à des professionnels et passionnés de ce secteur (servez-vous par exemple de la recherche de hashtags ou scrutez les abonnements et abonnés de personnes considérées comme références),
  • Une fois abonné à ces comptes, n’hésitez pas à répondre aux tweets, à retweeter, à donner votre avis pour qu’un dialogue s’instaure,
  • Utilisez votre compte Twitter pour faire votre publicité en partageant vos articles de blog si vous en tenez un, en partageant vos photos si vous avez un compte Flickr par exemple ; partagez tout ce qui fait votre présence professionnelle sur le web et vous différencie des autres,
  • Outre les personnes, n’hésitez pas à suivre les comptes d’entreprises (s’ils existent, attention aux comptes non-officiels) pour être au courant des actualités du secteur et dialoguez avec les Community Managers qui pourraient vous recommander,
  • Participez aux jeux organisés par ces entreprises ; si vous gagnez, ils vous connaîtront et s’ils vous retweetent, votre visibilité sera encore plus grande.

A éviter bien évidemment, la demande directe de stage ou d’emploi, même adressée aux comptes d’entreprise. Au mieux, ils vous renverront vers leur site d’emploi, ce qui ne vous apportera rien (j’ai en tête le cas d’un étudiant qui adressait à la suite des demandes à plusieurs entreprises de secteurs complètement différents…grossière erreur). Il vaut mieux miser sur l’instauration d’un lien privilégié. A ne pas oublier non plus que la reconnaissance de son profil Twitter ne se fait pas en un jour. Tout ceci demande du temps et de l’investissement, particulièrement si on crée tout juste son compte et si le secteur choisi est déjà largement débattu par les tweettos. Mais croyez-moi, on a beaucoup à y gagner !

Merci Sophie pour tes réponses !

Voilà un bel exemple qui montre bien que les étudiants d’aujourd’hui doivent utiliser les réseaux sociaux comme une corde supplémentaire à leur arc. Les institutions de l’enseignement supérieur en prennent de plus en plus conscience et essayent d’intégrer ce type d’atelier. Un atelier qui peut être organisé par votre community manager, c’est d’ailleurs une bonne occasion pour lui de se rapprocher de sa communauté.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Faire recruter vos étudiants sur Facebook

Lorsque j’étais community manager de l’EM Strasbourg, je cherchais à valoriser la page Facebook de l’école et à la rendre toujours plus attractive. C’est pourquoi j’avais installé une application nommée : «Jobs For Me».

En simple c’est une application développée spécialement pour les écoles, les universités et les associations d’anciens. Le principe c’est de pouvoir créer gratuitement un espace stage et emploi sécurisé directement sur la FanPage. Les entreprises peuvent déposer des offres et les étudiants/anciens, peuvent venir les consulter.

Aujourd’hui cette application est présente sur de plus en plus de pages, mais plutôt que de faire un descriptif technique, je voulais partager avec vous un échange avec Simon qui est responsable projet et en charge de cette application.

Bonjour Simon, peux-tu nous expliquer un peu comment est née l’idée d’une telle application ?

Simon : Depuis maintenant 4 ans, nous nous spécialisons dans le développement de solutions web de recrutement. Les fondateurs de Work4 Labs sont en effet à l’origine de Multiposting, le leader français de la multi-diffusion d’annonces. Fin 2010, nous avons lancé une grande réflexion sur “comment les entreprises pourraient-elles utiliser Facebook pour dénicher des talents?”. C’est de là que le projet Work4 Labs a démarré. Nous avons d’abord lancé l’application ‘Work for Us’ qui permet à une entreprise de créer un espace carrières sur sa Fan Page. Devant le fort succès rencontré (près de 12 000 entreprises clientes en un peu pus d’un an), nous avons pris conscience du potentiel de Facebook en matière de recrutement. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes tournés vers les Fan Pages des écoles qui sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux, sans compter que les étudiants sont sans discussion les utilisateurs les plus assidus de Facebook.

Enfin, il s’agissait d’une très forte demande de nos clients corporate qui souhaitent accroitre les liens avec les écoles et les étudiants.

On entend beaucoup parler des méthodes de recrutement online cette année, ça s’inscrit dans cette tendance ?

Simon : Complètement. L’utilisation du web est aujourd’hui incontournable pour les recruteurs comme pour les candidats et quand on voit la place prise par les réseaux sociaux et Facebook sur la Toile, il semble assez logique de s’y intéresser. Le marché français est encore un peu moins mature que le marché américain concernant l’utilisation des réseaux sociaux pour recruteur mais la tendance s’équilibre largement.

Nous sommes convaincus que Facebook va devenir un outil incontournable pour trouver un stage ou un emploi. Le débat pro / perso est de moins en moins pertinent en ce qui concerne le réseau numéro un. Plus d’une personne sur 2 est sur Facebook et quoi de plus social qu’une recherche d’emploi ?

Il s’agit aujourd’hui d’une application relativement mature, quels sont vos retours, tant du coté institution du supérieur que des entreprises ?

Simon : Nous commençons en effet à récolter les premiers feedbacks puisque plus de 300 écoles et universités ont installé Jobs for Me. En France, on compte déjà une grosse cinquantaine d’écoles et les retours sont vraiment très encourageants. Proposer des jobs sur sa page Facebook permet de créer davantage de lien avec ses étudiants mais également avec le partenaires entreprises. Au fil des mois, de plus en plus d’étudiants choisissent de postuler via Jobs for Me et les écoles proposent de plus en plus d’offres chaque mois.

Du côté entreprises, la réponse est également très favorable. L’application leur permet non seulement de recevoir de super candidatures mais également d’accroitre leur visibilité auprès d’un public vraiment pertinent.

L’école/université reste quand même maitre des offres postées ?

Simon : Absolumment. Chaque offre postée sur Jobs for Me est soumise à validation par l’école. Aucun contenu ne peut-être envoyé sur la page sans que le service Relations Entreprises aient approuvé.

N’importe quel personne qui vient sur la page peut postuler aux offres ?

Simon : Afin de garantir aux écoles l’exclusivité de la relation avec leurs partenaires entreprises et aux entreprises une diffusion ciblée des offres, nous avons inclus dans l’application une option permettant de restreindre l’accès aux offres. Pour consulter les offres et postuler, je dois donc avoir une adresse email de l’école valide.

Donc, je suis une université ou une école, je souhaite installer cette application gratuitement, je dois faire quoi concrètement ?

Simon : C’est vraiment très simple! Il suffit de se rendre sur notre page Facebook et de cliquer sur le bouton d’installation. La mise en place prend environ 5 minutes!

L’école peut ensuite commencer à poster des offres et nous soumettrons également des offres de nos clients.

Merci beaucoup Simon pour cet échange, surtout que je sais que tu es vraiment débordé en ce moment !

Nous avons donc l’avis coté entreprise, mais j’ai également voulu avoir le retour de quelques community managers. J’ai donc interrogé Nicolas et Thomas, respectivement CM de Reims Management School et de l’EM Strasbourg.

D’après vous, utiliser Facebook pour chercher un emploi, est-ce que c’est une démarche naturelle chez les étudiants ?

Nicolas : A mon avis, les étudiants ont intégré le fait que facebook n’est pas (plus?) qu’une simple plateforme d’échanges entre amis ou de divertissement. De là à considérer qu’elle est devenue une ressource naturelle pour la recherche d’emploi, il y a un pas que je ne franchirais pas entièrement.
Cette perception de “l’outil” facebook a grandement évolué. De nombreux étudiants et diplômés, qu’ils soient en stage, apprentissage, ou en poste, l’utilisent pour poster des offres de leurs employeurs à destination de leurs amis.
Nous connaissons tous l’importance du “réseau” pour décrocher des entretiens dans les entreprises, c’est une reproduction de ce réseau que l’on constate sur facebook.

Thomas : Oui, je pense que c’est une démarche naturelle puisque chez les étudiants, et leur génération plus globalement, l’adoption de nouveaux usages se fait très facilement. De plus, ils constateront rapidement que c’est une façon de se démarquer et d’aller chercher l’offre de stage là où elle est et où (pour l’instant) la concurrence est moins présente.

En terme de sécurité des données, qu’est ce qui a fait que vous avez eu confiance en cette application ?

Nicolas : L’application jobs4me va au delà de ce simple réseau interpersonnel, agissant au sein de facebook comme un diffuseur d’offres d’emploi à destination d’une communauté plus vaste, à savoir l’ensemble des étudiants et diplômés d’un établissement d’enseignement supérieur.
L’accès à ces offres est sécurisé, par un contrôle via le système d’adresse mail de chaque institution, ce qui a son importance puisque les employeurs postant leurs offres à destination d’un établissement l’ont ciblé en particulier, et souhaitent obtenir des candidatures venant d’étudiants ou diplômés ayant suivi cette formation en particulier.
En tant qu’administrateur de cette application pour @Reims Management School, les données me semblent parfaitement sécurisées, y compris pour le dépôt de candidature en ligne.

Thomas : Déjà le fait que l’application Facebook soit en https. Puis Jobs4Me fait partie de la suite Works4Lab, une startup qui se positionne sur ce secteur avec des offres accessibles 24h sur 24, ne peut pas lésiner sur les aspects de sécurité.

Est-ce que cette application représente une valeur ajoutée pour votre page ? En quoi ?

Nicolas : Comme dans la plupart des écoles de commerce, nous disposons à Reims Management School d’un service relation entreprises. Il met à disposition de nos étudiants plus de 10 000 offres de stage et d’emploi tous les ans via notre intranet.
L’application Jobs4Me est donc une ressource complémentaire pour nos étudiants. Néanmoins, elle me semble tout à fait pertinente à trois titres :
– elle crée un lien entre monde étudiant et employeurs sur facebook.
– elle permet aux employeurs déposant des offres de développer une image moderne en utilisant une plateforme appréciée des étudiants et jeunes diplômés qu’elles cherchent à embaucher.
– elle permet aux écoles de démontrer à leurs communautés l’importance qu’elles leur accorde en les accompagnant d’une nouvelle manière dans le développement de leur employabilité via les réseaux sociaux.

Thomas : Cette application représente une valeur ajoutée pour l’EM Strasbourg déjà parce qu’elle fait venir de la visite sur notre page et elle incite les étudiants à la consulter régulièrement. Dans une autre mesure, elle participe à la valorisation de l’image de l’école comme une école “connectée” et à la pointe des dernières technologies qui existent.

Merci beaucoup Thomas et Nicolas pour votre disponibilité et réactivité.

Donc Jobs For Me, en plus de s’inscrire parfaitement dans les problématiques de recrutement actuelles, satisfait visiblement le milieu éducatif et les entreprises. Messieurs les Community Managers, il ne vous reste donc plus qu’à vous rendre sur ce lien si ce n’est pas déjà fait ;-)

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Pierre-Gaël Pasquiou

Vos étudiants recrutés sur Facebook

Lorsque j’étais community manager de l’EM Strasbourg, je cherchais à valoriser la page Facebook de l’école et à la rendre toujours plus attractive. C’est pourquoi j’avais installé une application nommée : «Jobs For Me».

En simple c’est une application développée spécialement pour les écoles, les universités et les associations d’anciens. Le principe c’est de pouvoir créer gratuitement un espace stage et emploi sécurisé directement sur la FanPage. Les entreprises peuvent déposer des offres et les étudiants/anciens, peuvent venir les consulter.

Aujourd’hui cette application est présente sur de plus en plus de pages, mais plutôt que de faire un descriptif technique, je voulais partager avec vous un échange avec Simon qui est responsable projet et en charge de cette application.

Bonjour Simon, peux-tu nous expliquer un peu comment est née l’idée d’une telle application ?

Simon : Depuis maintenant 4 ans, nous nous spécialisons dans le développement de solutions web de recrutement. Les fondateurs de Work4 Labs sont en effet à l’origine de Multiposting, le leader français de la multi-diffusion d’annonces. Fin 2010, nous avons lancé une grande réflexion sur “comment les entreprises pourraient-elles utiliser Facebook pour dénicher des talents?”. C’est de là que le projet Work4 Labs a démarré. Nous avons d’abord lancé l’application ‘Work for Us’ qui permet à une entreprise de créer un espace carrières sur sa Fan Page. Devant le fort succès rencontré (près de 12 000 entreprises clientes en un peu pus d’un an), nous avons pris conscience du potentiel de Facebook en matière de recrutement. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes tournés vers les Fan Pages des écoles qui sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux, sans compter que les étudiants sont sans discussion les utilisateurs les plus assidus de Facebook.

Enfin, il s’agissait d’une très forte demande de nos clients corporate qui souhaitent accroitre les liens avec les écoles et les étudiants.

On entend beaucoup parler des méthodes de recrutement online cette année, ça s’inscrit dans cette tendance ?

Simon : Complètement. L’utilisation du web est aujourd’hui incontournable pour les recruteurs comme pour les candidats et quand on voit la place prise par les réseaux sociaux et Facebook sur la Toile, il semble assez logique de s’y intéresser. Le marché français est encore un peu moins mature que le marché américain concernant l’utilisation des réseaux sociaux pour recruteur mais la tendance s’équilibre largement.

Nous sommes convaincus que Facebook va devenir un outil incontournable pour trouver un stage ou un emploi. Le débat pro / perso est de moins en moins pertinent en ce qui concerne le réseau numéro un. Plus d’une personne sur 2 est sur Facebook et quoi de plus social qu’une recherche d’emploi ?

Il s’agit aujourd’hui d’une application relativement mature, quels sont vos retours, tant du coté institution du supérieur que des entreprises ?

Simon : Nous commençons en effet à récolter les premiers feedbacks puisque plus de 300 écoles et universités ont installé Jobs for Me. En France, on compte déjà une grosse cinquantaine d’écoles et les retours sont vraiment très encourageants. Proposer des jobs sur sa page Facebook permet de créer davantage de lien avec ses étudiants mais également avec le partenaires entreprises. Au fil des mois, de plus en plus d’étudiants choisissent de postuler via Jobs for Me et les écoles proposent de plus en plus d’offres chaque mois.

Du côté entreprises, la réponse est également très favorable. L’application leur permet non seulement de recevoir de super candidatures mais également d’accroitre leur visibilité auprès d’un public vraiment pertinent.

L’école/université reste quand même maitre des offres postées ?

Simon : Absolumment. Chaque offre postée sur Jobs for Me est soumise à validation par l’école. Aucun contenu ne peut-être envoyé sur la page sans que le service Relations Entreprises aient approuvé.

N’importe quel personne qui vient sur la page peut postuler aux offres ?

Simon : Afin de garantir aux écoles l’exclusivité de la relation avec leurs partenaires entreprises et aux entreprises une diffusion ciblée des offres, nous avons inclus dans l’application une option permettant de restreindre l’accès aux offres. Pour consulter les offres et postuler, je dois donc avoir une adresse email de l’école valide.

Donc, je suis une université ou une école, je souhaite installer cette application gratuitement, je dois faire quoi concrètement ?

Simon : C’est vraiment très simple! Il suffit de se rendre sur notre page Facebook et de cliquer sur le bouton d’installation. La mise en place prend environ 5 minutes!

L’école peut ensuite commencer à poster des offres et nous soumettrons également des offres de nos clients.

Merci beaucoup Simon pour cet échange, surtout que je sais que tu es vraiment débordé en ce moment !

Nous avons donc l’avis coté entreprise, mais j’ai également voulu avoir le retour de quelques community managers. J’ai donc interrogé Nicolas et Thomas, respectivement CM de Reims Management School et de l’EM Strasbourg.

D’après vous utiliser Facebook pour chercher un emploi, est-ce que c’est une démarche naturelle chez les étudiants ?

Nicolas : A mon avis, les étudiants ont intégré le fait que facebook n’est pas (plus?) qu’une simple plateforme d’échanges entre amis ou de divertissement. De là à considérer qu’elle est devenue une ressource naturelle pour la recherche d’emploi, il y a un pas que je ne franchirais pas entièrement.
Cette perception de “l’outil” facebook a grandement évolué. De nombreux étudiants et diplômés, qu’ils soient en stage, apprentissage, ou en poste, l’utilisent pour poster des offres de leurs employeurs à destination de leurs amis.
Nous connaissons tous l’importance du “réseau” pour décrocher des entretiens dans les entreprises, c’est une reproduction de ce réseau que l’on constate sur facebook.

Thomas : Oui, je pense que c’est une démarche naturelle puisque chez les étudiants, et leur génération plus globalement, l’adoption de nouveaux usages se fait très facilement. De plus, ils constateront rapidement que c’est une façon de se démarquer et d’aller chercher l’offre de stage là où elle est et où (pour l’instant) la concurrence est moins présente.

En terme de sécurité des données, qu’est ce qui a fait que vous avez eu confiance en cette application ?

Nicolas : L’application jobs4me va au delà de ce simple réseau interpersonnel, agissant au sein de facebook comme un diffuseur d’offres d’emploi à destination d’une communauté plus vaste, à savoir l’ensemble des étudiants et diplômés d’un établissement d’enseignement supérieur.
L’accès à ces offres est sécurisé, par un contrôle via le système d’adresse mail de chaque institution, ce qui a son importance puisque les employeurs postant leurs offres à destination d’un établissement l’ont ciblé en particulier, et souhaitent obtenir des candidatures venant d’étudiants ou diplômés ayant suivi cette formation en particulier.
En tant qu’administrateur de cette application pour @Reims Management School, les données me semblent parfaitement sécurisées, y compris pour le dépôt de candidature en ligne.

Thomas : Déjà le fait que l’application Facebook soit en https. Puis Jobs4Me fait partie de la suite Works4Lab, une startup qui se positionne sur ce secteur avec des offres accessibles 24h sur 24, ne peut pas lésiner sur les aspects de sécurité.

Est-ce que cette application représente une valeur ajoutée pour votre page ? En quoi ?

Nicolas : Comme dans la plupart des écoles de commerce, nous disposons à Reims Management School d’un service relation entreprises. Il met à disposition de nos étudiants plus de 10 000 offres de stage et d’emploi tous les ans via notre intranet.
L’application Jobs4Me est donc une ressource complémentaire pour nos étudiants. Néanmoins, elle me semble tout à fait pertinente à trois titres :
– elle crée un lien entre monde étudiant et employeurs sur facebook.
– elle permet aux employeurs déposant des offres de développer une image moderne en utilisant une plateforme appréciée des étudiants et jeunes diplômés qu’elles cherchent à embaucher.
– elle permet aux écoles de démontrer à leurs communautés l’importance qu’elles leur accorde en les accompagnant d’une nouvelle manière dans le développement de leur employabilité via les réseaux sociaux.

Thomas : Cette application représente une valeur ajoutée pour l’EM Strasbourg déjà parce qu’elle fait venir de la visite sur notre page et elle incite les étudiants à la consulter régulièrement. Dans une autre mesure, elle participe à la valorisation de l’image de l’école comme une école “connectée” et à la pointe des dernières technologies qui existent.

Merci beaucoup Thomas et Nicolas pour votre disponibilité et réactivité.

Donc Jobs For Me, en plus de s’inscrire parfaitement dans les problématiques de recrutement actuelles, satisfait visiblement le milieu éducatif et les entreprises. Messieurs les Community Managers, il ne vous reste donc plus qu’à vous rendre sur ce lien si ce n’est pas déjà fait ;-)

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Pierre-Gaël Pasquiou

La machine à café des community managers du sup.

Depuis quelques jours j’ai mis en place un groupe fermé, sur Facebook, pour les community managers de l’enseignement supérieur. Le but de ce groupe étant de permettre aux CM de se connaitre les uns les autres, mais également de poser des questions, d’échanger, de se donner des tuyaux… bref les valeurs fondamentales d’un réseau social ;-).

Si vous n’avez pas de CM, mais une personne en charge des réseaux sociaux, elle est évidemment la bienvenue pour nous rejoindre. Pour le moment une seule personne par institution est acceptée, le but n’est pas de retrouver l’ensemble du service communication sur ce groupe.

Dix-sept community managers sont déjà présents, les dernières questions soulevées étaient :

– L’achat de fans/followers

– Comment gérer les pages pendant les vacances ?

– Les outils web et smartphones pour faciliter nos missions

– Profil Fracebook professionnel et personnel ou bien gestion par liste ?

– Compte perso Twitter en plus de celui de l’école/univ ?

– Troller ou être trollé ?

– Outils pour reporting d’activité

Le tout soulevé dans la bonne humeur et avec une bonne dose d’humour, la “vraie” machine à café des community managers.

Pour le moment il y a : Reims Management School, Rouen Business School, Euromed, EM Strasbourg, EM Normandie, HEC Montréal, ESC Pau, ESC Rennes, ESCEM, ESCP, Grenoble Ecole de Management, Agrocampus Ouest, Université de Poitiers, Université de Strasbourg, Université de Reims Champagne-Ardenne et IAE de Paris.

Comment nous rejoindre ? Envoyez moi le lien de votre Facebook et je me charge de vous ajouter rapidement : pierregaelpasquiou@gmail.com

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Pierre-Gaël Pasquiou

‘Cas d’Ecole’ Buzz et bad buzz: Manager l’e-réputation

Lors de mon mandat à l’EM Strasbourg comme Community Manager, j’ai été confronté à plusieurs situations auxquelles n’importe quel CM peut être confronté lors de l’exercice de ses fonctions. Des expériences agréables et parfois pas du tout !

Une situation de gestion de début de bad buzz a particulièrement marqué nos esprits. Par “nos esprits”, je veux parler de Michel Kalika, directeur de l’EM Strasbourg à cette époque, et moi même.

Nous avons décidé d’en faire une étude de cas : «Un Cas d’Ecole – buzz et bad buzz : Manager l’e-réputation». En effet le sujet est totalement d’actualité et s’applique parfaitement à n’importe qu’elle marque. Il n’existe presque plus une organisation qui ne soit pas présente sur les réseaux sociaux. Cependant les risques, en termes de communication, d’attractivité et de notoriété sont très importants. Des réponses managériales doivent être apportées à ce nouveau type de problème, et rien ne figure encore dans nos ouvrages pour ce type d’outils.

Ce fameux cas présente une situation «classique», l’école organise un concours photo lancé pour les étudiants et diplômés sur la FanPage Facebook de l’école afin de faire connaitre l’existence de cette page. Deux catégories de photos sont attendues : «Campus» pour les étudiants sur site et «Hors campus» pour les étudiants à l’étranger. Les gagnants de chaque catégorie se voient récompenser d’un iPad. Tout se déroule parfaitement bien… jusqu’à ce qu’un étudiant décide de faire appelle, sur des sites militants, à des personnes de sa communauté religieuse. Un autre participant s’en rend compte et décide de le dénoncer, les commentaires sous les photos dégénèrent, …

Comment réagir ? Comment gérer la situation ? Comment éviter de transformer un sympathique concours en guerre religieuse ?

Ce sont à ces questions que le cas cherche à répondre. Cela en illustrant par les différents réflexes que j’ai eu pour éteindre le feu de paille qui était en route.

Vous pouvez retrouver le cas ici.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Rencontre avec Nicolas, Community Manager de Reims Management School

Cette semaine c’est Nicolas qui prend la parole ! Nicolas est le community manager de Reims Management School. Si vous avez regardé le classement klout des écoles de commerce publié la semaine dernière, c’était d’ailleurs l’école classée n°1.

Bonjour Nicolas, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Nicolas : Je suis Community Manager à Reims Management School. Double-diplômé du CESEM Reims et de l’ESB Reutlingen (Allemagne) en marketing et ressources humaines, j’ai décroché mon premier poste à RMS en 2007 en tant que chargé de communication.

A partir de début 2010, j’ai commencé à m’occuper de manière informelle des réseaux sociaux pour le compte de l’Ecole et ses programmes. Devant l’importance de la tâche, j’ai proposé la création d’un poste de community manager pour RMS, sur lequel j’ai été affecté à temps plein début 2011.

Comment devient-on community manager d’une Business School ?

Nicolas : A l’époque où nous avons évoqué la création d’un poste de Community Manager pour Reims Management School, le métier de CM en était à ses balbutiements en France.

Dans mon cas, comme dit, il s’agissait d’une création de poste ex-nihilo. C’était un projet excitant, puisque tout était à inventer ! Il n’y avait pas de stratégie établie, pas d’objectifs fixés non plus, pas de base de comparaison, on partait vraiment de zéro !

En juin 2010, Jessica Gourdon a rédigé un dossier pour l’Etudiant, intitulé « Community Manager, un nouveau métier pour le web 2.0 ».

Que de chemin parcouru depuis ! En moins de 2 ans, le community management s’est institutionnalisé. Aujourd’hui, presque toutes les grandes écoles de commerce ont un CM en poste ou sont en cours de recrutement. Les institutions ont bien compris que ce poste qui pouvait sembler accessoire ou « gadget » à l’époque est aujourd’hui incontournable, tant les media sociaux prennent le pas sur les media classiques.

Community manager d’une business School, ça consiste en quoi ?

Nicolas : Excellente question !

En réalité, tout dépend de l’objectif de l’institution lors de la création du poste, et de son rattachement hiérarchique ! Comme dit plus haut, le métier de community manager est somme toute realtivement récent, et commence seulement à s’institutionnaliser. Avec le temps, il prend ses marques au sein des établissements, et sa définition commence à s’harmoniser.

Certains considèrent le community management comme un canal de marketing supplémentaire, à des fins de recrutement d’étudiants, et le rattachent par conséquent à leur service communication / marketing. Dans ce cas, le community manager s’apparente à un super-commercial 2.0. On peut justifier cette interprétation, qui présente un double « avantage » :

  • le poste s’explique facilement : on fait du commercial sur internet.
  • on peut calculer un ROI simplement : (coûts directs/indirects du poste + frais de développement des plateformes + investissements pub media sociaux) / nombre d’étudiants recrutés.

A mon sens, cette interprétation du métier est extrêmement restrictive et mène droit à sa mort. Le terme est fort, mais je l’assume comme tel.

Les réseaux sociaux ne sont pas seulement un canal destiné au marketing. Par nature, ils sont des plateformes d’échanges interpersonnels, dans lesquels les marques viennent s’immiscer.

Comme dans la vraie vie, il faut absolument considérer les individus pour ce qu’ils sont, avec leurs caractéristiques propres, leur language, leurs codes, leurs sentiments et bien entendu leurs réactions.

Réfléchir uniquement en terme de cible, segment, PDM et PDV sur un marché, et en quantitatif (nombre de likes sur facebook, de followers sur twitter) est le meilleur moyen d’échouer en tant que Community Manager.

Les mots ont un sens : le Community Manager gère des communautés.

Les étudiants d’une grande école ou université forment une communauté, ses diplômés sont une communauté, les étudiants de chaque programme sont une communauté, des admissibles à un concours peuvent éventuellement former temporairement un semblant de communauté, car ils ont en commun une expérience, un vécu : ils se connaissent parce qu’ils se comprennent.

Des « prospects » ou « futurs candidats », par nature, ne forment pas une communauté. Ils ne se connaissent pas, n’ont pas (encore !) de vécu qui les unisse. Dès lors, créer des pseudo-communautés basées sur des individus qui n’ont rien en partage ne tient pas la route, et le « community manager commercial » viole  à mon sens l’esprit même des mots « réseau » et « social ».

Pour répondre (enfin !) à ta question : il n’y a pas un Community Manager type, chacun appréhende et module son poste en fonction des attentes & objectifs de son employeur.

Selon moi, le métier de Community Manager consiste à :

  • connaître ses communautés et ce qui les unit. Cela semble évident mais ce n’est pas toujours le cas, et cela se ressent !
  • rassembler, développer et fédérer ses communautés autour de thèmes qui leurs sont propres.
  • faire des choix ! Choisir ses réseaux sociaux, ce que l’on y dit, à qui, comment et dans quel but.
  • être honnête et sincère : personne n’est parfait partout, les écoles ne sont pas les meilleures dans tous les domaines, et on n’a pas toujours une réponse à chaque question !
  • s’inscrire dans un travail de fond, sur la durée, et refuser catégoriquement l’idée de ROI à court terme, en sachant expliquer pourquoi !
  • se rendre disponible et être réactif. Les « horaires de bureau » ne sont pas adaptés à un poste de CM. Comme dans toute relation, il faut s’investir beaucoup et toujours !
  • éduquer et accompagner ses communautés dans l’usage des media sociaux, et notamment au cœur des écoles. Ce qui se dit sur les réseaux n’est pas uniquement du ressort du CM, il doit l’être de l’ensemble des individus ayant quelque chose à dire, une expertise à partager, un vécu à transmettre !

Comment te positionnes-tu dans l’organigramme de l’école ?

Dans mes activités, je suis plutôt un électron libre. Je suis en relation permanente avec tous ceux qui « font » l’école : étudiants, associations étudiantes, personnels administratifs et professeurs, et les diplômés via les réseaux bien entendu !

Reims Management School et Rouen BS sont deux écoles qui vont fusionner prochainement, ce n’est plus un secret pour personne. Rouen BS dispose également d’un CM, Olivier, comment votre fonction va évoluer ? Vous en avez déjà parlé entre vous deux ?

Nicolas : Ce n’est en effet plus un secret pour personne que RBS et RMS sont deux écoles proches. Depuis 2009, les deux écoles ont créé une filiale commune à Paris pour développer leur executive education : Paris Executive Campus.

Quant à une fusion, l’idée est effectivement dans l’air et dans les papiers des journalistes depuis de nombreux mois, et fermement ancrée dans l’esprit des préparationnaires, qui nous appellent souvent R² (Reims & Rouen), notamment car les deux établissements sont très proches en taille et en terme de classements.

Dans les faits, un projet d’alliance est à l’étude entre les deux écoles, mais au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il ressortira de ces travaux : rapprochement, alliance renforcée, fusion ? On y verra sans doute plus clair en fin d’année scolaire !

Quoi qu’il en soit, Olivier et moi-même échangeons effectivement très régulièrement. Je précise néanmoins qu’Olivier est webmaster de Rouen BS, et depuis 2 ans il s’occupe également du community management de l’école. Un poste de CM est justement en création à Rouen, et je croise les doigts pour qu’Olivier prenne ce poste car c’est un plaisir de travailler avec lui !

Concernant l’avenir et quelle que soit l’issue de la réflexion en cours au niveau des deux institutions, je ne suis pas inquiet pour nos postes, il y a du travail pour beaucoup plus que deux personnes ! 😉

As-tu quelques conseils à donner à un établissement du supérieur qui veut recruter un community-manager ?

Nicolas : Tout d’abord, félicitons les établissements qui s’apprêtent à recruter un CM, ils n’ont qu’à y gagner !

Quelques conseils :

1/ A ceux qui seraient tentés d’y avoir recours : évacuez l’idée que l’on peut sous-traiter le community management à une agence externe. Elle peut avoir un rôle intéressant à jouer pour les aspects techniques (mise en place d’outils, conseil sur les bonnes pratiques, les to do et don’t), mais ne connaîtra jamais vos communautés comme une personne qui les côtoie au jour le jour.

2/ Comme dit plus haut : oubliez les concepts de ROI à court-terme lorsque vous vous engagez dans le community management (évaluez plutôt ce que vous couterait une révolte étudiante non maîtrisée sur les réseaux sociaux, reprise dans la presse et sur de multiples blogs !). C’est un poste qui demande du temps avant de donner ses premiers fruits, mais plus on s’inscrit dans la durée, et plus on en retire ! Privilégiez à tout prix un contrat en CDI et de préférence en statut cadre : le CM est un métier-passion, on ne coupe pas internet à 18h en quittant son bureau, il doit y avoir une continuité soir, week-end et jours fériés !

3/ Privilégiez le recrutement d’une personne issue « du sérail » : issue de vos communautés (jeune diplômée, pourvoi de poste en interne ou d’un établissement similaire), elle gagnera un temps précieux en connaissant déjà les us et coutumes de votre établissement et du secteur de l’éducation supérieure.

4/ Présentez votre nouvelle recrue à vos personnels, professeurs, étudiants… encouragez-les à entrer en contact et partager leur expertise. Si possible, placez votre CM dans un couloir (sans courant d’air) ou un bureau dont vous aurez fait retirer la porte : le contact permanent avec la vie de votre établissement ne pourra que lui être bénéfique !

Comment expliques-tu votre première place dans le classement que j’ai effectué basé sur votre score Klout ? (Stratégies en places ?)

Nicolas : Pour commencer : merci pour ce classement !

A mon sens, il est plus révélateur que l’un de tes classements précédents (désolé !) basé sur le nombre de fans sur les pages facebook des écoles de commerce. En effet, à quoi bon avoir recruté 8, 10, 15000 fans s’ils ne sont pas investis ? Faut-il le rappeler : Avoir des « fans » sur facebook ne signifie pas avoir une communauté ! Les « fans » s’achètent avec de la publicité (ou de manière plus obscure mais ne donnons pas d’idées malsaines), mais cela ne signifie pas qu’ils seront réceptifs à vos publications, et encore moins appartenant à votre communauté ! On constate d’ailleurs souvent que plus la base de « fans » est importante, plus de taux « d’abstentionnistes » est élevé !

Pour revenir au classement Klout, il indique un ordre de grandeur dans l’engagement des communautés et l’influence réelle ou supposée que vous avez sur « l’extérieur ». Klout refusant de donner la recette complète permettant l’établissement de ses scores, il faut garder un esprit critique, même si tout un chacun peut se réjouir de voir son score monter plutôt que descendre !

Concernant notre première place, j’ai envie de croire que mes nuits et mes week-ends consacrés au développement et à l’animation de nos communautés ne sont pas tout à fait étrangères au résultat obtenu 😉

Mais plus sérieusement, elle est d’abord le reflet de l’investissement réel d’une grande partie des personnes formant nos communautés, puisque les interactions, échanges et partages de contenus entrent pour une large part dans la composition de la « note » Klout !

Cet investissement est une caractéristique prégnante à RMS.

Nous avons plus de 4000 étudiants inscrits chaque année dans nos programmes. A chaque rentrée, Hervé Colas, le DG adjoint du Groupe, explique à nos nouveaux étudiants qu’« à RMS, chaque étudiant est un visage ». C’est une phrase qui souvent les amuse, mais qu’ils comprennent et intègrent : chacune et chacun vient chez nous avec ses spécificités et son parcours propre, et il n’est pas question de les lisser pour entrer dans un « moule ». C’est ce qui fait la richesse de la vie de notre école et celle de nos 40 et quelques (il s’en crée sans cesse !) associations étudiantes.

C’est toute cette vie qu’il y a dans ce score, et au cœur de nos réseaux sociaux !

Merci beaucoup Nicolas pour cet échange très intéressant. Je suis certain qu’il va en intéresser plus d’un ! Bon courage pour la suite de tes fonctions à RMS et si j’ai bien compris souhaitons une excellente chance à Olivier dans le cadre du recrutement du community manager officiel de Rouen Business School. Je ne me fais pas vraiment de soucis pour lui, il est déjà très clairement identifié comme leur CM avant même cette création de poste.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Classement Klout des écoles de commerce

Vous avez certainement déjà croisé différents classements qui prennent comme indicateur la présence sur les réseaux sociaux. Il y a eu un classement Facebook que j’ai moi-même réalisé, et également un classement Twitter. Cependant il est toujours compliqué de mesurer l’influence d’un établissement sur les réseaux sociaux. En effet le nombre de followers (Twitter) ou le nombre de fans (Facebook) n’est pas toujours très parlant. Ce qui est intéressant c’est d’avoir une vraie présence, des échanges, un contenu régulier, etc.

Le classement que vous voyez dans ce billet, est effectué en fonction des scores Klout des comptes Twitter des écoles de commerce. Le classement est composé uniquement des écoles qui sont présentes dans le dernier classement de l’Etudiant*.

Mais avant de vous précipiter sur les chiffres, regardons un peu ce que c’est que le “Klout”. Parce que c’est bien l’intérêt premier de ce billet, vous présenter un standard de la mesure de l’influence sur les réseaux sociaux.

Le Klout Score est un chiffre qui se trouve entre 0 et 100, il est basé sur 35 variables différentes réparties en 3 catégories. Vous vous doutez bien je ne vais présenter les 35 variables, cependant vous pouvez trouver le détail ici.

Cependant regardons les 3 catégories :

Le “True Reach”, que l’on peut traduire par “audience active”. Cette catégorie a pour but de calculer la taille de votre audience engagée. Cet indicateur est calculé à partir du nombre de followers qui lisent réellement votre contenu, les réponses, etc.

L’ “Amplification Score”, il s’agit là de l’echo des messages postés. Il est calculé en fonction du nombre de retweets, mentions, etc.

Le “Network Score”, est calculé en fonction de l’influence de votre audience engagée.

Le score de chacune des catégories est consultable depuis le site du Klout. Vous pouvez également comparer votre score avec celui de d’autres comptes.

Position Ecole Score Klout
1 Groupe RMS 56
2 Euromed 44
2 HEC Paris 44
3 ESCP Europe 43
3 ESSEC 43
4 ESDES 42
5 BEM 41
6 EMLyon 39
7 EM Normandie 37
7 EM Strasbourg 37
7 Rouen BS 37
7 ESCEM 37
8 EDHEC 36
9 SKEMA 35
10 Grenoble EM 34
11 Audencia 32
12 INSEEC 30
13 ESC Brest 29
13 Groupe ESC Toulouse 29
14 ESSCA 28
14 ISC Paris 28
15 Telecom EM 27
16 ESC Dijon 25
17 Sup de co La Rochelle 24
17 ESC Rennes 24
17 ESC Saint Etienne 24
18 EBS 23
18 ICN 23
18 ISG 23
19 IESEG 22
20 EDC 20
21 ESG Paris 19
21 IPAG 19
22 ESC Amiens-Picardie 17
23 ESC Clermont 16
23 Groupe ESC Pau 16
24 ESCE 12
25 ESIEE Paris 11

Un très beau score pour Reims Management School qui dépasse de plus de 10 points les autres écoles du top 5 de ce classement.

(* Les écoles manquantes : ESC Chambery, Novancia et l’ESC Montpellier ne sont pas présentes parce qu’elles ne disposent pas de compte Twitter ou bien un nombre trop faible de tweets pour rentrer dans le minimum demandé par le Klout)

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Pierre-Gaël Pasquiou

Business School 2.0

Vous vous souvenez peut-être du billet “Le recrutement des étudiants via les médias sociaux” qui résumait mon intervention à la conférence “Recrutement Médias Sociaux”. Et bien hier j’ai eu le plaisir de découvrir que mon intervention était filmée et intégralement en ligne.

Vous pouvez donc retrouver cette vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous !

Business School 2.0

Si vous avez des pratiques similaires ou différentes, vos commentaires sont toujours les bienvenus !

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Pierre-Gaël Pasquiou

Andria, responsable médias sociaux de l’IAE de Paris

Cette semaine c’est Andria Andriuzzi que j’ai rencontré. Andria est responsable médias sociaux et chargé d’enseignement à l’IAE de Paris. Il aborde différents points, sur comment est-ce qu’il est arrivé à ce poste, sur différentes opérations mises en place dans son IAE et sur son point de vue au sujet de l’évolution du métier de community manager dans l’enseignement supérieur.

Bonjour, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Je suis responsable médias sociaux et chargé d’enseignement à l’IAE de Paris. Diplômé du CELSA en marketing et communication, j’ai travaillé dans le secteur des industries créatives : musique, édition DVD et événementiel. Mes premières expériences professionnelles sur les médias sociaux remontent à l’époque où Myspace était le nec plus ultra )

Andria Andriuzzi (c) Benjamin Desplanques

Comment as-tu été recruté ?

Andria : Je suis arrivé à l’IAE de Paris pour suivre le Master Recherche en management, en cours du soir. J’ai constaté que l’école n’était pas présente sur les médias sociaux et j’ai proposé un projet à la direction, qui était justement en train de réfléchir à la question. Cela a débouché sur la création de mon poste. En plus de la partie médias sociaux, je suis chef de projet de la refonte de notre nouveau site web.

Depuis quand votre université dispose de quelqu’un qui s’occupe des réseaux sociaux et pourquoi ?

Andria : J’ai pris mes fonctions il y a un peu plus d’un an, après avoir mené une étude pour déterminer de quelle manière nous pourrions utiliser les médias sociaux. Les principaux axes identifiés sont d’une part un travail sur la marque, à savoir renforcer l’image et la notoriété de l’établissement, et d’autre part le développement des interactions et collaborations entre les membres de la communauté IAE de Paris. Celle-ci est définie de façon large : étudiants, anciens, enseignants, administration, partenaires en entreprise, et d’une manière générale tous ceux qui s’intéressent aux différentes disciplines du management, nos thématiques de recherche et d’enseignement.

As-tu des exemples d’opérations que vous avez mis en place dans le cadre de votre communication réseaux sociaux ?

IAE de Paris

IAE de Paris (c) Pierre Troyanowsky

Andria : Nous diffusons actuellement la troisième saison de la websérie “3 idées sur le management”, consacrée cette fois au management des associations. Les enseignants-chercheurs développent un sujet de leur choix dans une courte vidéo, postée une fois par semaine sur notre page Facebook et hébergée sur YouTube. Le lendemain de la diffusion, les enseignants répondent aux commentaires et questions des internautes sur Facebook.

Depuis quelques semaines, je teste le “live tweet”  pendant les conférences. En plus du compte Twitter officiel, j’ai ouvert un compte dédié aux événements. Nos tweets et ceux des autres participants sont ensuite compilés sur Storify, mêlés à des slides, des photos, des vidéos.

Quel avenir, d’après toi, pour ce type de poste dans l’enseignement supérieur ?

Andria : Je pense que la fonction évolue vers de la coordination et du conseil interne, plusieurs personnes et entités pouvant être amenées à utiliser les médias sociaux, au sein de l’administration ou parmi  les enseignants-chercheurs. Ces outils ont d’ailleurs un grand potentiel dans la pédagogie, comme l’explique un de nos enseignants sur son blog. Le rôle de producteur me semble aussi devoir se développer, afin de proposer régulièrement des contenus adaptés aux différents publics et aux différents supports.

Merci beaucoup Andria pour cet échange ! Bon courage à toi et à l’IAE de Paris pour la suite de cette aventure 2.0.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Animer sa page Facebook dans le supérieur

Le vent 2.0 qui souffle dans les couloirs des bureaux de nos administrations nous incite à s’équiper de cette fameuse page Facebook. Cependant avant de vouloir conquérir le monde, et surtout le plus grand nombre de fans, il faut se pencher sur la façon dont on va communiquer sur celle-ci. Parce que créer une page c’est bien, s’en servir c’est mieux !

Pour qui créer un page Facebook ?

Il suffit de passer derrière les étudiants et regarder leurs écrans d’ordinateurs pour savoir qu’ils sont la cible numéro un de votre page Facebook. Dès lors que vous savez à qui vous vous adressez il devient plus simple de répondre aux autres questions.

Comment communiquer sur la page ?

Ce n’est pas parce que vous parlez au nom de l’établissement que vous devez prendre un ton particulier. Etre vous même est la meilleure façon de mettre en confiance vos fans et de les inciter à participer. En simple vous pouvez parler de la même façon qu’à votre voisin de bureau.

Utilisez tout les moyens que vous offre Facebook pour parler : Texte, lien, image, vidéo et questions.

Texte/image : Quand vous poster un message rajoutez toujours une image ou photo qui illustre vos propos (vos “statuts”). C’est tout bête mais ça permet de multiplier le nombre de vues du message. En effet nos yeux sont plus attirés par une image que par un texte.

Lien : Essayez, dans la mesure du possible, de publier des liens avec une illustration, c’est à dire qui affichent une petite photo à coté de l’article. Ca augmente le partage de l’article et tout comme le point précédent ça augmente la visibilité de votre post.

Questions : Vous pouvez poser des questions avec la FanPage, ce qui est relativement pratique parce que chaque personne qui répond va afficher sa réponse sur son propre mur, ce qui attire donc plus de répondants.

Il est évident qu’il faut essayer le plus possible de répondre aux questions sur la page et d’encourager la participation. Plus vous serez présent, plus vous demandez à votre communauté de réagir, plus la valeur ajoutée de votre page sera élevée.

Quel type d’information ?

Votre cible est étudiante ? Alors il suffit de donner l’information qui intéresse vos étudiants. Les étudiants aiment lire les articles qui parlent de leur établissement, mais aussi savoir lorsqu’un évènement se prépare, ou bien même voir les photos de la dernière conférence.

Ce qu’il faut c’est avoir du vrai contenu. Balancer des liens quelques jours par semaine ce n’est pas une utilisation que je recommande. Quotidiennement vous pouvez sélectionner quelques informations pertinentes c’est un bon moyen de fidéliser vos étudiants. Ce n’est pas parce que l’info est sur le site qu’il ne faut pas en remettre une couche sur Facebook. J’avais d’ailleurs constaté, lorsque j’étais community manager à l’EM Strasbourg, que communiquer sur Facebook au sujet d’une conférence (par exemple) fonctionnait bien mieux que de poster l’évènement sur le site.

Faire des albums avec des photos des évènements, de l’établissement, des associations, des étudiants, etc. représente un vrai plus pour votre page. C’est un travail qui prend du temps mais qui permet d’avoir une page vivante.

Ne prenez pas Facebook pour la poubelle à relance. Les informations que vous postez doivent être récentes, même du jour dans la limite du possible. Le top est de mettre les informations en exclusivité pour que votre communauté constate le réel intérêt de s’abonner à votre page.

Et lorsque ça râle sur la page ?

Il y a toujours des gens pour venir râler sur la page, bien aux yeux de tous. C’est d’ailleurs ce qui fait peur à beaucoup d’établissements. C’est pourtant l’occasion de jouer la transparence, de faire remonter les mécontentements, d’échanger et de résoudre lorsque c’est possible.

Supprimer les commentaires est le meilleur moyen de mettre le feu aux poudres, il faut bien réfléchir avant de supprimer un post. Il y a bien entendu des cas où vous ne pouvez pas faire autrement, par exemple dans le cas d’insultes. Avant de supprimer, pensez toujours à faire des copies d’écran, c’est utile pour expliquer à votre hiérarchie si ça dérape par la suite ou bien lorsque vous contactez la personne en question pour lui expliquer votre modération.

Quelques exemples de pages :

La page de l’ESCEM

La page de Reims Management School

La page de l’EM Strasbourg

La page de l’Université Pierre et Marie Curie

La page de l’Université Lumière Lyon 2

La page de l’Université Paris II Panthéon-Assas

Voilà, à vous de jouer maintenant ! Vous pouvez partager la page de votre établissement dans les commentaires de cet article.


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Pierre-Gaël Pasquiou

Rencontre 2.0 avec Sylvain de l’Université Catholique de Lyon

Alors cette semaine j’ai rencontré Sylvain Léauthier, webmaster éditorial et chargé des réseaux sociaux à l’Université Catholique de Lyon, pour que l’on parle de community management dans les universités et en particulier dans la sienne.

Bonjour, peux tu te présenter en quelques lignes ?

Sylvain Leauthier

Sylvain : Je suis webmaster éditorial et chargé des réseaux sociaux à l’Université Catholique de Lyon ( #UCLy ). J’ai une formation en communication (BTS puis Master en Communication d’entreprise) avec une année de spécialisation en marketing & web en licence.

J’ai d’abord travaillé en tant que concepteur-rédacteur dans une grande entreprise de transport, puis je me suis spécialisé dans le web à l’Université Catholique de Lyon, pour laquelle je travaille depuis 2007.
J’anime aussi la communauté >webuniv ,  qui rassemble et fédère 150 professionnels du web de l’enseignement supérieur et de la recherche (webmasters, chef de projets web, community managers, assistants et responsables de communication online, concepteurs de sites web,…).
Nous échangeons sur les pratiques et les enjeux du web dans l’enseignement supérieur, grâce à une plateforme de réseau social proposé par l’ARCES (Association des Responsables Communication de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). C’est une super communauté, avec des échanges très riches. Les membres l’utilisent comme un outil de travail, lorsqu’ils s’interrogent sur des problématiques ou pour consulter les offres d’emploi. J’invite d’ailleurs les personnes qui travaillent dans le web dans les universités, écoles et labos de recherche à nous rejoindre !

Depuis quand votre université dispose de qq1 qui s’occupe des réseaux sociaux ? Pourquoi ?

Sylvain : Nous avons commencé par créer une page facebook et un compte twitter en 2009. Comme beaucoup, nous avons commencé en essayant et en testant les espaces, sans au début avoir de stratégie prédéfinie.
En tant que webmaster éditorial, j’ai pris naturellement en charge la création et l’animation de ces espaces. Puis nous avons essayé de structurer notre approche sur les médias sociaux et le web en formalisant une stratégie web.
Aujourd’hui, je suis, en plus de la partie web, chargé des réseaux sociaux à l’UCLy.

J’anime les espaces existants et j’en développe des nouveaux.
L’Université Catholique de Lyon rassemble 5 facultés, 5 écoles supérieures et 15 unités et centres de recherche. Ces unités possèdent aussi des espaces sur les réseaux sociaux, ma mission est donc de coordonner leurs actions avec celle de l’université.

Être en charge du community management d’une université ça consiste en quoi ?

Sylvain : Ma mission est d’animer les espaces existants, faire de la veille (sur l’université, ses écoles mais aussi dans le domaine du web et des médias sociaux), créer de nouveaux espaces.
Pour les universités, la difficulté est souvent de coordonner les actions des facultés et instituts avec la stratégie globale de l’université. Nous avons à l’UCLy mis en place un groupe de travail réseaux sociaux qui permet de coordonner nos actions et d’essayer d’avoir des pratiques communes.
Je passe aussi beaucoup de temps à conseiller les unités sur la création et l’animation des espaces sur les réseaux sociaux.
Nous mettons également en place des pratiques communes : par exemple, nous avons récemment ouvert un groupe d’anciens de l’Université sur LinkedIn, et nous avons lancé des sous-groupes pour certaines écoles et facultés. Ainsi, les membres adhérent à la fois au groupe de l’école et à celui de l’université, ce qui apporte une forte cohérence institutionnelle.
Nous travaillons actuellement sur une charte médias sociaux.

Travailler sur les réseaux sociaux signifie aussi un suivi quotidien de tous ces espaces, parce que les échanges et les informations circulent très vite, et il faut être mesure de répondre à des questions dans les 24h (même le week-end !), par exemple sur facebook ou twitter.
Je fais un travail de collecte d’information. Quand une information doit être communiquée, il faut penser à tous les supports web (site web, web étudiant, facebook, twitter, LinkedIn, sites partenaires…), choisir les supports les plus pertinents et enfin adpater le ton au support.
Pour une même information, le ton et le style sera différent entre le site internet, facebook ou twitter.
Les réseaux sociaux nécessitent aussi de créer, d’inventer des contenus (visuel – éditorial) spécifiquement pour ces supports, afin d’enrichir le contenu.

Utiliser des outils de veille performants et des outils de multi-publication est essentiel car cela permet de publier simultanément sur plusieurs espaces différents et éventuellement de programmer des messages aux heures et jours les plus adaptés.
J’utilise personnellement Hootsuite Pro, qui est assez complet pour la veille, pour les possibilités de multi-publication et de programmation mais aussi pour le suivi statistique (taux de clics,..)
J’essaye aussi de mesurer périodiquement les statistiques des différents espaces.

Quelles sont vos communautés ? Quel réseau pour quelle communauté ?

Sylvain : Pour les communautés d’étudiants, nous utilisons notre web étudiant qui possède une partie sociale avec des blogs, des annuaires et des outils de travail collaboratif. Nous utilisons également notre page facebook, et twitter de plus en plus car en 2011 il est devenu grand public.

Crédit photo Gilles Aymard

Crédit photo Gilles Aymard

Pour les anciens, cela passe beaucoup par les réseaux sociaux professionnels, avec des groupes / sous-groupes sur LinkedIn, et des hubs sur Viadéo.

Pour les journalistes et les partenaires, nous utilisons twitter, même si cela est plus un travail d’échanges et de partage d’information qu’une approche communautaire.

Pour les entreprises donatrices, nous avons essayé d’avoir une approche communautaire en réalisant des vidéos interview des dirigeants qui nous soutiennent, puis en les publiant sur notre chaîne Youtube.

Nous sommes présents de manière institutionnelle sur Youtube pour le partage de vidéos, et flickr et instagram pour le partage de photos.
Publier ses contenus photos et vidéos sur ces espaces permet de les rendre plus visibles ; de plus cela booste notre référencement naturel.

Nous nous sommes également positionné sur Google+ dès le lancement des pages.
Même si pour l’instant il y a peu d’audience et très peu d’interactions, il est certain que la connexion progressive de Google+ avec les autres produits Google (Youtube, Google News, Google App et surtout la Recherche Google) va certainement rendre G+ indispensable pour un bon référencement, ce qui est d’ailleurs une pratique discutable de la part de Google.

Nous testons actuellement Foursquare pour l’aspect ludique, avec la création et la revendication de lieux (facultés, écoles, amphis, BU,…) et une page institutionnelle .
Nous proposons occasionnellement des « specials » pour les personnes qui checkent notamment lors des journées portes-ouvertes.

D’après toi qu’est ce qui différencie un CM d’une université, d’un CM d’une entreprise privée ?

Sylvain : Par essence, la dimension communautaire est très forte dans l’enseignement supérieur. L’existence de ton blog en est la preuve !

Passer 3 à 5 années d’études dans un établissement supérieur, cela crée un lien fort avec ses camarades et avec l’établissement. Cela reste sur un CV tout une vie ! Le lien qui existe entre un étudiant, un ancien ou même un enseignant et son université / école est donc souvent assez fort et durable.

Pour preuve, Facebook est né à Harvard et s’est développé exclusivement dans les universités US, puis britanniques pendant plus de 2 ans, avant de s’ouvrir en 2006 à tous et sans invitation. D’ailleurs, Facebook travaille actuellement sur un projet de groupes exclusivement « designés » pour les universités, qui est en test actuellement et qui sera donc probablement déployé en 2012.
L’aspect communautaire existe donc déjà fortement dans les universités et écoles, les réseaux sociaux web sont simplement des espaces pour les faire vivre et grandir.
C’est rarement le cas dans beaucoup d’entreprises privés, qui, sauf exceptions (domaine du sport, compagnies aériennes,…) ne possèdent pas à la base de véritable communauté.

Pour moi,  avoir des fans sur facebook ou des followers sur twitter  ne signifie pas avoir une communauté.
Ces espaces peuvent être tout simplement un nouveau canal de diffusion, un espace sur lequel on échange sans pour autant être un lieu communautaire.
Autant je trouve que le terme de « community management » est souvent galvaudé et inadapté, autant dans les universités, cela a vraiment un sens.
Le population d’anciens a vraiment une dynamique communautaire, même si dans les universités, cela est peut-être moins vrai que dans les écoles.

Autre point différenciant les universités et entreprises privés : la complexité et la multitude des acteurs : entre les futurs étudiants, les étudiants, les anciens, les enseignants et les administratifs (auquel on ajoute les cibles externes « classiques » : partenaires, journalistes,…) cela fait beaucoup de cibles différentes avec lesquelles il faut adapter les messages, les interactions et les supports.
Les relations avec ces acteurs sont plus complexes qu’une relation entreprise > client dans les entreprises privées.

Pour résumer, le community management dans une université est plus riche, mais aussi plus complexe

Quel est ton avis sur les universités qui n’ont pas de CM ?

Sylvain : Aujourd’hui, la majorité des universités possèdent des espaces sur les grandes plateformes de réseaux sociaux (facebook étant sans doute la plateforme la plus utilisée) ; pourtant,  la grande majorité d’entre elles n’ont pas de poste 100% dédié aux réseaux sociaux.
Nous le voyons aussi à travers la communauté >webuniv : c’est souvent une personne en charge de la communication ou du web qui prend en charge l’animation de ces espaces, et qui est donc propulsé « Community Manager ». Il y a beaucoup de profils mixtes web éditorial et community management (c’est mon cas) qui prennent en charge l’ensemble de la communication web : site web, intranet, réseaux sociaux, web étudiant,…Cela est logique, car on retrouve les mêmes contenus, même si celui-ci est adapté selon les supports web.
Je pense qu’animer des espaces sur les réseaux sociaux ne doit pas se faire que par une seule personne, mais au contraire en impliquant un maximum d’enseignants, d’étudiants ou administratifs. Arriver à mobiliser des acteurs qui animent ces espaces est un facteur de réussite d’une communauté.
Pourtant, il faut un « pilote », une personne qui puisse avoir une vision globale et qui puisse le cas échéant intervenir sur tous les espaces : c’est le rôle du Community Manager (ou « chargé des médias sociaux » mais peut importe la terminologie finalement).
Sans cette mission-clé, les espaces et les communautés sont trop dispersées et disparates ; cela ne permet pas de construire des communautés fortes sur le long terme, en plus de la perte que cela engendre en terme d’image et de notoriété.
En fait, c’est plus une question de mission que de fonction : être community manager ne nécessite pas forcément un poste 100% dédié à cela, mais c’est une mission qui doit être clairement identifiée dans l’organisation, sur un poste, avec un temps de travail chiffré.

Quels conseils donner à un premier CM d’université ?

Sylvain : D’abord cadrer et justifier ses choix dans une stratégie web, choisir et prioriser les plateformes en fonction des objectifs, et essayer de mesurer les actions mises en place, en essayant d’aller plus loin que le seul nombre de fans / followers / membres d’une communauté.


Ensuite sur la partie community management : animer les espaces (c’est-à-dire engager le dialogue, et surtout réussir à faire revenir les membres sur la communauté) en créant du contenu et de la valeur.
Pour moi les deux qualités essentielles du CM sont des qualités rédactionnelles et relationnelles : rédactionnelles, car il ne sert à rien d’échanger si l’on a pas de contenu pertinent à proposer. Relationnelles car il s’agit de réseaux sociaux et non de sites web.
Devant la multiplication des espaces et des communautés, je pense aussi qu’il est fondamental aujourd’hui d’expliquer aux membres à quoi sert une communauté.
Quel service j’offre à mes followers sur twitter ? Quels services j’offre aux membres du réseau des anciens sur linkedin ?
Il faut le définir et surtout le dire. Sans cela, on se retrouve avec des communautés sans utilité réelle.


La promotion de ces espaces est aussi essentielle pour faire grandir les communautés.
Pour les universités et écoles, je pense qu’il y a encore des axes d’améliorations sur les réseaux sociaux :  quand une université voit défiler 20 000 étudiants par an et qu’elle n’a « que » 5000 fans sur facebook, on se dit qu’il y a une marge de progression très importante en terme de volume, notamment pour la population des anciens étudiants.
Créer des espaces ne suffit plus aujourd’hui, il faut les faire connaître et encourager l’adhésion. Un bouton « rejoignez-nous sur facebook » sur le site web de l’université est bien, mais pour toucher les anciens qui ont quitté l’université il ya plus de 5 ans, ça ne sert pas à grand-chose car les anciens ne reviennent pas forcément sur les sites web de leur ancienne université. On pourrait très bien envisager des campagnes online et offline dans le but de « retrouver » les anciens et les encourager à rejoindre une communauté, pour recréer le lien avec eux. Certaines universités ont déjà mis en place ce type d’actions.

Merci beaucoup Sylvain pour cet échange très intéressant. Excellente continuation à toi et à l’Université Catholique de Lyon.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Qui suivre dans le supérieur sur Twitter ?

Etre un bon community manager c’est aussi savoir ce qui se passe autour de son organisme, Twitter est un outil merveilleux pour ca mais il faut parfois savoir dénicher les bonnes sources ! Du coup, pour bien commencer cette nouvelle année je voulais partager avec vous quelques comptes Twitter que j’ai plaisir à suivre et dont les tweets peuvent vous intéresser. La liste est bien entendu non exhaustive, vous pouvez en rajouter dans les commentaires de cet article, ca sera l’occasion pour moi également d’avoir de nouvelles sources d’informations !

@benoit1502 Directeur Marketing et des relations corporate de l’EM Normandie

Des tweets sur l’éducation mais également sur les réseaux sociaux. Des échanges toujours intéressants et agréables. On ne se connait que sur Twitter mais j’ai presque l’impression de le connaitre dans la vraie vie !

@pmouricou Professeur de stratégie et d’organisation à l’ESCEM

Des tweets sur tout ce qui m’intéresse : Education, réseaux sociaux, nouvelles technologies et politique. Beaucoup d’échanges également, mais plus sur Facebook. Un bon blog sur le management à ajouter à vos flux : http://www.philippemouricou.net/.

@tarbib Community Manager de l’EM Strasbourg

Un incontournable, mon successeur à l’EM Strasbourg. Un vrai de vrai tweetos, il donne des conseils sur les réseaux sociaux essentiellement. Des échanges en ligne mais également IRL (In Real Life). Un blog qui parle de stratégies et astuces pour les réseaux sociaux : http://www.thomas-arbib.com/

@ecoles2commerce Site d’information sur les écoles de commerce

Je me devais de le citer puisque je suis responsable communication de ce site ;-) Le compte est tenu par notre community manager @gregoirelemesle. Des tweets sur les écoles de commerce, mais également sur le contenu du site : Classements, concours, prépa, témoignages, vie associative, stage, etc. Vous pouvez aussi visiter le site : www.ecoles2commerce.com

@Manuel_MC Directeur associé de Campus Communication

Il tweet sur tout ce qui se passe dans l’enseignement supérieur. Un personnage décalé avec qui les échanges sont toujours très sympathiques ! Le compte de la boite : @comcampus, également un incontournable du sup.

@Jessicagourdon Journaliste à l’Etudiant et EducPros

Si c’est encore nécessaire de la présenter ! C’est LA journaliste de l’Etudiant et EducPros qui parle des écoles. Son nom fait trembler les responsables d’écoles de commerce, c’est elle qui fait la pluie et le beau temps avec son classement annuel des écoles de commerce.

@aliasbou Community Manager de Rouen Business School

Olivier est donc le CM de Rouen Business School, ces tweets ne sont pas souvent accès éducation, mais c’est une personne que j’ai eu la chance de rencontrer IRL et qui vaut le follow !

@MichelKalika Ex directeur de l’EM Strasbourg, professeur à Dauphine

Mon ancien boss à Strasbourg, il est aujourd’hui retourné enseigné à Dauphine. Des tweets sur le sup, sur ses publications, etc. Il ne tweet pas suffisamment à mon goût mais est ultra au point sur les dernières news du sup.

@davidenkoff Directeur de la rédaction de l’Etudiant

Directeur de la rédaction de l’Etudiant il est aussi chroniqueur sur France Info. Que des tweets sur l’enseignement.

@marieannenourry Journaliste à l’Etudiant et EducPros

Des tweets sur les universités et sur le recrutement.

Voilà ! Avec cette liste de super tweetos vous devriez toujours avoir les dernières actualités du sup avant tout le monde.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Flash info : Une université informe ses étudiants d’une fusillade via Twitter

Virginia tech connait encore aujourd’hui (en ce moment même) une fusillade. La dernière en date remonte à 4 ans, elle avait fait 32 victimes. Au moment où j’écris ce billet, il y a déjà plusieurs morts, le suspect continue à se promener dans le campus.

Vous devez vous demander ce que vient faire une histoire de fusillade sur ce blog consacré au community management dans l’enseignement supérieur. En fait c’est la façon dont l’université alerte les étudiants qui me parait intéréssante. En effet depuis quelques heures l’administration informe de l’évolution de la situation via Twitter et Facebook afin de prévenir les étudiants, de donner la description du suspect et de leur donner les directives à suivre.

Une démarche intéressante mais surtout efficace, en effet on voit au nombre de commentaires sur Facebook, jusqu’à 300 commentaires en 45 minutes pour certains des statuts.

Une belle preuve de l’efficacité des réseaux sociaux pour propager un message, d’autant plus que le serveur de l’université vient de saturer suite au nombre de visites trop important.

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Pierre-Gaël Pasquiou

Le recrutement des étudiants via les médias sociaux

Jeudi 24 novembre dernier Jean-Christophe Anna et Laurent Brouat, co-directeurs et consultants du cabinet Link Humans présentaient la première conférence en France sur le sujet du recrutement via les médias sociaux à Paris. La conférence RMS : Recrutement Médias Sociaux.

Différents représentants RH de grandes entreprises étaient présents, mais également une petite structure, un acteur du service public et une Business School. Un beau panel qui a présenté des études de cas concrets pour passer de la théorie à la pratique.

Comme j’ai eu la chance d’être le représentant de la Business School (EM Strasbourg) présente à la conférence, je voulais partager avec vous mes slides ainsi que les différents points que j’ai abordés.

Avant de commencer voilà mes slides sur slideshare (pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu LE réseau social des slides).

Slide 1 : Le Recrutement du Community Manager

Le recrutement dans cette école est effectué chaque année au sein même des étudiants. Prendre un étudiant représente un réel risque, c’est d’ailleurs un point que j’ai soulevé récemment lors d’un article sur mon blog EducPros, “Un Community Manager ? Why not !”. C’était un point pour lequel j’étais fermement opposé pendant les premiers mois de mon poste. Cependant avec le temps j’ai réalisé que si j’étais aussi proche de la plus grande communauté de l’école (les étudiants), c’était justement il y a quelques temps en arrière j’étais moi même l’un d’eux. Il est plus simple de dire qu’il ne faut pas recruter un étudiant pour faire ce métier mais en réalité c’est surtout que ce dernier doit être recruté de manière très prudente. Nous avions opté pour une solution qui marche bien à savoir, le community manager en poste sélectionnait lui même son successeur tôt dans l’année et il travaillait en quasi binôme avec le futur community manager pendant presque 6 mois. Une formule de rêve qui ne peut fonctionner qu’avec des étudiants (qui sont dans le même établissement et qui ont du temps pour se former).

Le community manager provenant de la population étudiante devient donc très naturellement le lien entre cette communauté et l’administration. Cela facilite considérablement les échanges, parce que les étudiants savent et connaissent souvent personnellement la personne à laquelle ils s’adressent.

Slide 2 à 4 : Quels canaux pour quelles cibles ?

Sujet que j’ai abordé il y a à peine plus de 6 mois lors d’une conférence organisée par EducPros : “Réseaux sociaux : Pourquoi et comment les investir ?”.

Une école de commerce se doit d’être présente sur la majorité des réseaux sociaux. Parce que ces communautés sont très différentes les unes des autres, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il s’agit d’une marque qui cible avec plus de précision.

L’explication est simple, une business school rien que pour ca communauté étudiante dispose de trois segments : Les étudiants avant l’entrée en école, pendant et après.

Facebook :

Facebook représente en France 90% du temps passé sur les réseaux sociaux. C’est LE réseau social préféré des étudiants. Dans cette école nous utilisions une FanPage pour diffuser des informations, des articles et échanger avec les différentes communautés étudiantes. La page compte aujourd’hui autour de 5400 “fans”.

Elle dispose aussi d’un groupe réservé aux étudiants et diplômés cotisants à l’association des anciens. Ce groupe permet d’échanger essentiellement des informations sur les afterworks et les articles qui concernent les anciens. Ce qui favorise des échanges plus informels.

Viadeo/Linkedin :

Il s’agit là des deux réseaux sociaux professionnels les plus connus en France. Ils sont parfaits pour la gestion de la communauté des diplômés. On peut échanger facilement avec eux, au travers de hubs par exemple, on peut envoyer des newsletters, diffuser des annonces pour les demandes presses, etc.

Ils permettent aussi de mettre à jour les bases de données des anciens. Les mails sont à jour, les postes également, ce qui est rarement le cas sur les bases de données classiques des écoles. C’est donc une vraie valeur ajoutée pour les anciens qui souhaitent “s’auto réseauter” ou des étudiants qui cherchent un emploi ou un stage.

Cette communauté est fermée aux adhérents à l’association des anciens.

Twitter :

Réseau social beaucoup plus corporate que Facebook. Il permet surtout d’échanger avec des communautés de journalistes, accréditeurs, entreprises partenaires ou autres écoles. Le contenu échangé est celui qui permet de faire la renommée de la marque.

Slides 5 à 7 : Comment attirer les futurs étudiants?

Chaque année les écoles recrutent sur concours des milliers d’étudiants. Pour cette école, il s’agit d’environ 1500 étudiants. Cette année elle a recruté plus 20% que ce qu’elle avait prévu.

Pour recruter ces étudiants l’école utilise deux réseaux sociaux : Facebook et YouTube.

Facebook :

FanPage “Admissibles” (étudiants qui viennent dans l’école passer les oraux après avoir réussi l’épreuve écrite) qui se composent de plusieurs onglets. On y retrouve les associations, des vidéos, des informations pratiques sur leur arrivée, hébergement, restauration et même les photos prisent pendant leur séjour à l’école.

Toute la journée des étudiants viennent poser des questions sur cette page, et ce sont les étudiants qui répondent, parce que ce sont eux qui sont en charge de leur séjour dans la ville. Ils peuvent échanger sur les spécialités, les accords, les doubles diplômes, etc.

YouTube :

L’école utilise différentes vidéos de simulations d’oraux afin de permettre à l’étudiant de mieux percevoir ce que l’école attend de lui.

Il y a aussi des vidéos plus “dans le vent” comme celle sortie l’an dernier “Campus Tour”. Cette dernière vidéo est un tour de l’école et de la ville, elle a été réalisée en partenariat avec une entreprise “Steel Case”. C’était une campagne virale calquée sur les vidéos que l’on trouve dans toutes les écoles de commerce anglo-saxonne.

Campus Tour EM Strasbourg

D’autres leviers peuvent s’additionner comme par exemple le concours sur Facebook “Where is my map?” qui consistait à ce que les étudiants fassent des photos d’eux autour du monde ou à Strasbourg en mettant en avant l’école. Un bon moyen de valoriser le caractère international de l’école tout en montrant le coté agréable de la ville.

Slide 8 et 9 : Comment rendre les étudiants actuels “recrutables” ?

Dès la mise en place du poste de community manager dans cette école nous voulions faire plus que simplement de la communication. Il nous paraissait essentiel que l’on permette aux étudiants de comprendre et de savoir utiliser les outils que sont les réseaux sociaux.

Dans cette optique l’école organise différents évènements comme des conférences sur les réseaux au sens large, et même des ateliers pour apprendre à utiliser Twitter pour trouver un stage ou un emploi.

Certaines associations bénéficient même de formation de live-tweet afin de partager sur la toile certaines conférences comme la dernière lors de la venue de Nicolas Sarkozi.

Il existe également une page dédiée à ce sujet : “Espace Emplois Carrières”, où l’école centralise les informations comme les conférences, salons et offres de stages ou emplois. Pour les offres de stages ou emplois il existe une application qui s’appelle Jobs4me. Cette application permet aux entreprises de mettre directement en ligne leurs offres qui sont ensuite validées par l’administration. Sur cette page il existe également un onglet slideshare qui permet de disposer des slides avant les conférences mais aussi les offres que les entreprises souhaitent proposer pendant les salons.

Slide 10 : Comment maintenir le contact entre (et avec) les diplômés ?

L’EM Strasbourg dipose d’environs 15 000 diplômés, 5 000 sont présents sur les réseaux sociaux que l’école leur met à disposition.

Facebook :

Il existe un groupe d’anciens que j’ai précédemment mentionné, qui permet aux anciens d’échanger de manière plus informelle, de partager les “events” afterworks, gala, etc. Ils peuvent aussi retrouver les photos qui sont faîtes pendant les évènements qui leurs sont dédiés.

Viadeo/Linkedin :

L’énorme avantage de ces deux outils c’est que les communautés peuvent elles-mêmes créer des groupes de discussions, poster des informations et même consulter par secteur les autres diplômés.

Slide 11 : Comment offrir la possibilité aux entreprises partenaires de proposer leurs offres ?

Il s’agit d’un formulaire de dépôt d’offres qui est intégré dans la FanPage “Espace Emplois-Carrières”. Un moyen simple pour les entreprises de partager leurs offres et surtout rapide ! En quelques clics l’offre est envoyée aux administrateurs qui valident et divulguent l’offre.

Slide 13 : Merci de votre attention !

Cette présentation est le fruit du travail de deux personnes. En effet, Thomas Arbib l’actuel community manager n’a malheureusement pu se rendre à la conférence. C’est avec plaisir que je le remplace mais tout ce que je vous présente est un travail commun.

Vous pouvez nous suivre tous deux sur Twitter où nous partageons notre veille au sujet du community management :

Thomas Arbib : @tarbib

Moi même : @PierreGPasquiou

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Pierre-Gaël Pasquiou

Un community manager ? Why not !

Pour mon premier billet sur ce blog, je souhaite aborder le thème du community management dans les écoles de commerce. En tant qu’ancien community manager de l’Ecole Management Strasbourg et depuis peu responsable communication du site Ecoles2commerce.com, il s’agit d’un sujet que je suis régulièrement amené à aborder.

Depuis l’an dernier de nombreuses écoles annoncent qu’elles viennent de doter leur service communication du dernier outil à la mode : Un community manager.

Pour les personnes qui ne savent pas du tout à quoi cela correspond, en résumant très sommairement, un community manager est la personne en charge de la e-reputation d’une organisation. Il est la bouche, les oreilles et les yeux de celle-ci sur la toile. Ce métier a commencé dans la communauté du jeu vidéo, il s’est répandu dans les entreprises et a gagné le milieu de l’enseignement supérieur depuis un peu plus d’un an.

En réalité, contrairement à ce qui est affiché, très peu d’écoles ont réellement recruté quelqu’un pour faire ce travail. Elles ont quelqu’un qui assure quelques unes des missions que comporte le métier de community manager. Parfois il s’agit du webmaster, parfois d’un des membres du service communication, d’un stagiaire, d’une association de l’école ou même d’un étudiant.

Il s’agit là d’un phénomène que j’ai constaté récemment lorsque j’ai eu à recenser l’ensemble des community managers existants dans les écoles de commerce.

Community manager est un métier, pas une mission. Il ne s’agit pas de poster des actualités de temps en temps sur le compte Facebook ou Twitter de l’institution, c’est un métier avec différentes missions.

Les missions de ce poste ne demandent pas uniquement une bonne gestion des outils mais également un vrai savoir faire.

Régulièrement on me demande «Nous voulons recruter un community manager, quelles sont les questions que je dois lui poser à l’entretien ? Il doit être capable de se servir de quels outils ?». Il y a une méconnaissance totale de ce métier, l’occasion d’ailleurs pour bon nombre de personnes de foncer dans cette brèche et de se présenter comme expert en la matière.

Le vrai risque est là, en déléguant ce travail à des gens qui ne connaissent pas le métier, nous allons forcément constater des dégâts prochainement. Quand je parle de dégâts, je veux parler de choses comme certains bad buzz que l’on a constatés l’an dernier.

En effet laisser le community management de façon totalement aveugle à un personne non compétente est un vrai risque pour les écoles. Alors que le community manager doit être le plus proche possible de l’information, connaître parfaitement les enjeux de la structure, être très pointu, réactif, on laisse la main à des personnes qui risquent de ne pas pouvoir gérer une situation de crise qu’elles auront elles-mêmes créée.

Le bricolage actuel est dangereux et construire une communauté est beaucoup plus simple que de reconstruire après un gros bad buzz. ll est normal que pour le moment, persuadé qu’il s’agit d’embaucher quelqu’un qui va passer sa journée sur Facebook, les écoles ne veulent pas investir dans une personne à plein temps. Il faut lever le voile sur ce nouveau métier afin que les écoles réalisent qu’un réel investissement est nécessaire.

On nous avait prédit l’éclosion de nombreux nouveaux métiers, en voici un exemple.

Quelques liens utiles :

Fiche de poste de l’APEC

Le Community Management” de Catherine Ertzscheid