Le blog de Claude Lelievre

Le coût de l’étudiant monte en flèche

Alors que de 1999 à 2006, l’estimation de la dépense moyenne par étudiant a stagné de façon constante autour de 8000 euros ( de 2009 ), elle a bondi en trois ans à 10 220 euros ( toujours de 2009 ) soit une augmentation de  plus de 27% en trois ans.

En revanche, selon le graphique présent dans « Le Monde. La Lettre de l’éducation » du 14 mars 2011 ( sources MEN, MESR, DEEP ), durant ces dix dernières années ( de 1999 à 2009 ), la dépense moyenne par élève de classe préparatoire aux grandes écoles s’est maintenue à peu près constamment autour de 14850 euros ( toujours de 2009 ) et celle de l’élève de STS autour de 13730 euros.

Il y aurait donc eu ces trois dernières années ( enfin, diront certains… ) , un rattrapage sensible du côté des étudiants sans préjudice pour les élèves de CPGE et STS ( même si l’écart reste sensible avec eux , la dépense pour l’élève de STS étant encore en 2009 supérieure de 34 %, et celle pour l’élève de CPGE de 45% à celle effectuée pour l’étudiant ).

On peut espérer que les résultats seront au bout, et que ce rattrapage continuera. Encore conviendrait-il de savoir à qui et à quoi ont été dévolues en priorité ces dépenses accrues ‘’par étudiant’’ ; et en quoi elles consistent  vraiment. Car cette augmentation en trois ans est quelque peu ‘’prodigieuse’’ pour l’historien que je suis et suscite sinon le ‘’doute’’, du moins l’interrogation et la perplexité. Mais peut-être que certains savent : ils seront les bienvenus sur le fil de ce  billet.

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Commentaires (4)

  1. Claire Guichet

    Tout dépend en réalité de ce qu’ils ont choisi, par leur enquête, de prendre en compte dans la dépense par étudiant universitaire et notamment en ce qui concerne le plan « réussite en Licence », entamé en 2008.
    Depuis sa création, ce plan est le fruit de nombreuses controverses quant à son flêchage budgétaire: à la base censé uniquement améliorer la réussite des élèves de premiers cycles, il est généralement considéré, au niveau national, comme une dépense intégralement au bénéfice des étudiants de Licence. Or la réalité est toute autre: en intégrant le budget des Universités à l’heure de la fongibilité et en s’étant vu attribuer (avec l’enveloppe budgétaire de départ) des missions telle que la création des BAIP, le développement des ENT, la mise en place de la L1 Santé, etc. il est aujourd’hui un vaste plan de financement des Universités dont on ne peut réellement dire qu’il soit directement à attribuer au « coût par étudiant ».

  2. pdubois

    Une partie de la réponse à votre question sur la sincérité ou l’inincérité de la progression de la dépense par étudiants univerditaire se trouve dans ma chronique de novembre dernier. « L’Etat se désengage ».

    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2010/11/23/education-letat-se-desengage/

    Bien cordialement. Pierre Dubois

  3. claudelelievre (Auteur de l'article)

    Merci pour vos indications précieuses, Claire Guichet et Pierre Dubois. Cordialement. CL

  4. blog éducation

    Comme vous le faites bien remarquer, un rattrapage se profile et c’est une bonne chose.

    Mais on est encore loin des moyens alloués aux étudiants des CPGE. Le seul danger (hypothétique) : que cela se fasse au prix d’une nécessaire « rentabilité » pour les lettres et sciences humaines (vielle rengaine) au lieu de penser la formation supérieure de façon transdisciplinaire. Peut-être une meilleure communication sur les apports de la recherche, à l’attention du grand public, pourrait faire avancer le débat.

    D.B.

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