Le blog de Claude Lelievre

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Le ministre « pas hostile » à une part de contrôle continu au bac

Le ministre de l’Education nationale , Vincent Peillon, vient d’indiquer  lors d’un entretien sur RMC et BFMTV qu’il n’était « pas hostile » à l’introduction d’une part de contrôle continu au baccalauréat et que cette question ferait partie des « discussions de cet été ». Dans d’autres pays, cette question est réglée depuis longtemps. Pour citer ( en exemple ? ) un pays  dans l’actualité ( à savoir la Grèce ), l’enseignement secondaire se termine vers 17 ans, et les jeunes Grecs passent un examen final propre à chaque lycée, qui tient compte de leurs résultats durant toute l’année. Pour accéder à l’enseignement supérieur, ils doivent ensuite passer un examen national dans la discipline de leur choix. En Irlande ( pour citer un autre pays européen qui a défrayé en son temps la chronique dans le domaine financier et budgétaire ) les élèves, pour obtenir leur « Leaving Certificate », choisissent six matières ( dont l’anglais et les mathématiques qui sont obligatoires ) et deux ou trois niveaux pour chacune d’elles. Leurs notes dans chaque matière leur donnent un certain nombre de points qui leur permettent ( ou non ) d’entrer à l’université. En Allemagne ( pour prendre le pays… Savoir plus >

La licence: comment résoudre un problème qui perdure?

Cela fait très longtemps que les taux d’obtention de la licence sont faibles. Et la dernière note d’information publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche confirme l’étendue du problème. Propositions de la dernière conférence des présidents d’université. « Les résultats aux examens des trois dernières années montrent qu’à Paris 23% seulement des étudiants en lettres arrivent à obtenir leur licence trois ans après le baccalauréat ( dont le taux de réussite ne dépasse pas 60% des présentés ). 35% d’entre eux obtiennent leur licence en quatre ans, 22% en cinq ans et 10% en six ans » ( « Le Monde » du 6 octobre 1959 ). Quelques années plus tard, en novembre 1967, le ministre de l’Education nationale Alain Peyrefitte se montre très préoccupé par les résultats en licence des universités françaises comparés, par exemple, à ceux de Grande Bretagne : avec deux fois plus d’étudiants, il y aurait deux fois moins de diplômés : « Tout se passe comme si l’université organisait un naufrage pour repérer les nageurs qui échapperont à la noyade ». La récente note d’information ( 11-08 ) indique ( à partir de l’étude d’un groupe de 12000 lycéens ayant obtenu… Savoir plus >

LA VAE, une affaire de filles?

On pourrait le croire  puisque, selon la note d’information du ministère de l’éducation nationale qui vient d’être publiée, les deux tiers des candidats sont des filles. Cela s’explique avant tout parce que la demande de validation par les acquis de l’expérience concerne en premier lieu des diplômes et des métiers où les femmes sont très nombreuses ( 90% des dossiers ont trait à des diplômes de la catégorie des services et, pour les deux tiers d’entre eux, il s’agit de diplômes appartenant aux secteurs très féminisés du travail social, du tertiaire administratif ou de la coiffure ) Sur les quelques 22000 dossiers qui ont été examinés en 2009, presque 3500 d’entre eux  relevaient du CAP petite enfance ( qui permet d’accéder à des emplois d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles ou ATSEM ), 1000 du baccalauréat professionnel secrétariat et 2500 du BTS assistant de direction ( introduisant à des emplois massivement investis par les femmes ). De façon plus générale, même si l’éventail des diplômes visés est très large en principe ( et même pour une part dans les faits, car les candidatures pour des VAE existent pour de très nombreux diplômes, même si souvent il s’agit de petits nombres,… Savoir plus >

Concours de recrutement de professeur des écoles

En examinant les résultats aux concours de la session 2009, et en les comparant à ceux des sessions antérieures, on peut  noter quelques évolutions majeures qui sont loin d’être anodines. En 2009, 7905 postes ont été ouverts aux concours de recrutement de professeurs des écoles publiques contre 11909 en 2008. 46236 candidats se sont présentés en 2009 aux épreuves ( contre 49450 en 2008) : 16 326 ont été déclarés admissibles et 7728 ont été admis ( soit un taux de réussite globale – tous concours confondus – de 16,7%, contre 22,6% à la session précédente ). Si l’on veut avoir une idée des chances de réussite au concours externe ( 41874 présentés et 6609 reçus à la session de 2009 ) et les comparer à celles qui ont existé à la session précédente, il y a eu en moyenne 1,6 candidats de plus par poste offert au concours externe par rapport à la session précédente : ce chiffre est  en effet passé de 4,9 en 2008 à 6,4 en 2009 ( le taux de réussite  passant de 21,1% à 15,8% soit une baisse de 5,3% ). La baisse de réussite a été particulièrement sensible pour certains types de diplômés… Savoir plus >

La « bataille de l’orthographe » à l’Université

« Nous avons lancé la bataille de l’orthographe » a déclaré lundi dernier Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Est-ce une première ? Pas si sûr. Réagissant à un article paru ce même lundi dans le journal « Le Parisien » ( « Les facs s’attaquent aux fautes d’orthographe. C’est un constat unanime : trop d’étudiants sont fâchés avec l’orthographe et, plus globalement, avec le français. Une vingtaine d’universités proposent désormais des cours de rattrapage » ), Valérie Pécresse a affirmé que « les universitaires font le constat que le niveau d’orthographe et d’expression écrite a singulièrement baissé depuis une dizaine d’années, alors que c’est une clé pour des études et une insertion professionnelle réussies ». Sans remonter très loin , on peut déjà constater que « la bataille de l’orthographe à l’université » avait déjà été annoncée un an avant, au même moment de la rentrée universitaire, par le même journal « Le Parisien » : « Les étudiants vont devoir renouer avec la dictée. Des milliers d’élèves de différents campus bénéficient cette année de cours d’orthographe. Une nécessité car les recruteurs apprécient peu les fautes des diplômés » ( 28 septembre 2009 ). Sans… Savoir plus >

Inégalités scolaires et inégalités sociales

Bien que je sois historien et non pas ‘’géographe’’, je me permets de recommander la lecture ( parfois un peu ardue, mais c’est la rançon des études rigoureuses qu’ils mènent ) du dernier ouvrage de François Dubet et Marie-Duru-Bellat. Ils ne traitent en effet en rien des évolutions dans le temps, mais ils comparent entre eux une trentaine de pays ( « Les sociétés et leur école. Emprise du diplôme et cohésion sociale », Seuil, août 2010, 212 pages, 18 E ). Il ne saurait être question, en quelques lignes, de ‘’résumer’’ cet ouvrage, ou même de faire état de ses différentes facettes. On se limitera donc à une ‘’entrée en matière’’. On peut penser a priori qu’il existe des pays à fortes inégalités sociales et à fortes inégalités scolaires, des pays à faibles inégalités sociales et à faible inégalités scolaires ,  et même des pays à fortes inégalités sociales et à faibles inégalités scolaires, ou des pays à faibles inégalités sociales et à fortes inégalités scolaires. L’étude menée ( à partir d’un certain nombre d’indicateurs en cours ) montrent que les quatre cas de figures existent bel et bien dans la réalité. In fine ( et après avoir tenté… Savoir plus >