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refondation de l’Ecole – Page 7 – Le blog de Claude Lelievre
Le blog de Claude Lelievre

refondation de l’Ecole

Le livre phare de la rentrée en éducation (de Roger-François Gauthier)

Ce livre peut être en effet une carte et une boussole pour les deux principaux chantiers de la « refondation de l’Ecole » enfin à l’ordre du jour : les programmes et les évaluations. Car « Ce que l’école devrait enseigner » de R-G Gauthier (IG et membre du CSP), publié chez Dunod, mérite son sous-titre : « Pour une révolution de la politique scolaire en France ». La  »révolution » ce serait de mettre la question de « ce que l’école doit enseigner » (couplée avec celle de l’évaluation de ce que doivent et peuvent maîtriser effectivement les élèves) au centre de la politique scolaire. Et ce serait en effet une  »révolution copernicienne » si on en juge par l’état des lieux décapant effectué par Roger-François Gauthier. Les titres (interrogatifs) des chapitres peuvent donner un aperçu du chemin emprunté : « Les programmes scolaires sont-ils illisibles ? » ; « Est-il possible de s’entendre sur les savoirs à enseigner ?» ; « La finalité de l’école : question centrale ou superflue ? » ; « En quoi la machine à évaluer est-elle devenue folle ? » ; « Et si on faisait une place au libre désir d’apprendre » ?; « Les disciplines, qui sont la partie, doivent-elles commander au tout, qui est la culture de l’élève ? » ; « Contenus d’enseignement : à qui revient le pouvoir ? » ; « Quels enseignants ? » ; « Que faire en France (2014-2024) ? » Et, pour faire… Savoir plus >

Mise au point sur la brièveté de la durée d’exercice de certains ministres

D’autres ministres que Benoît Hamon ont eu une durée d’exercice courte. En particulier les ministres de «  l’Instruction publique » lors de la fondation de l’Ecole républicaine et laïque… Sous la cinquième République, si on ne compte pas les quatre « ministres de l’Education nationale par intérim » ( ils restent premiers ministres ou titulaires du ministère qu’ils avaient), et l’exception toute particulière de Xavier Ortoli (ministre de l’Education nationale du 30 mai 1968 au 19 juillet 1968, et qui n’a pas fait la rentrée scolaire lui aussi) Benoît Hamon est indiscutablement  »en tête ». Ensuite viennent cinq ministres de l’Education nationale (dont deux démissionnaires pour raisons politiques affirmées) :Pierre Sudreau nommé le 15 avril 1962 et démissionnaire le 15 octobre 1962 (car il n’est pas d’accord avec des élections du Président de la République au suffrage universel) ; Jean Berthoin nommé le 1er juin 1958 et remplacé le 8 janvier 1959 ; Louis Joxe, nommé le 15 janvier 1960 et remplacé le 22 novembre 1960, André Boulloche nommé le 8 janvier 1959 et démissionnaire le 23 décembre 1959 (car il n’admet pas le dispositif final qui sera la loi  »Debré »). Mais que s’est-il passé lors d’un période très  »sensible », à savoir celle de la « fondation » de l’Ecole… Savoir plus >

Jaurès: « ne pas fabriquer des machines à épeler »

« Il faut que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme vous et moi, c’est la clé de tout ». « Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? Vous ne devez pas lâcher vos écoliers tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins? Ce sont des vétilles dont les programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel ». « Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition ou une soustraction […]. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère et quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent ce qu’est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples, quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils se représentent… Savoir plus >

Et si on recopiait la circulaire  »Edgar Faure » du 6 janvier 1969 sur les notes?

L’histoire ne repasse jamais les plats, dit-on. Et la tentative a échoué en son temps. Alors, ne copions pas ; mais relisons-là au moins pour ses  »attendus ». « Le développement des méthodes actives, des travaux d’équipe, ont rendu familiers des procédés de stimulation et d’émulation qui ne risquent pas d’engendrer un  »esprit d’âpreté » déplaisant, et surtout n’ont point sur les élèves qui ne figurent pas dans le » peloton de tête » les effets décourageants que maintes études psychopédagogiques ont mis en lumière [..]. C’est un texte ancien, l’arrêté du 5 juillet 1900, qui a prescrit que  »dans les compositions chaque copie aura sa note chiffrée de 0 à 20 ». Il en résulte un  »classement linéaire », les différences entre élèves se chiffrant par point ou même demi-point. Or les études docimologiques dont l’origine est antérieure à 1930 ne laissent aucun doute sur le caractère illusoire d’un tel raffinement dans la précision de la note et du classement obtenus. Le principe du classement lui-même a été contesté pour de fortes raisons […] .En vérité, ce qui importe ce sont les progrès de l’élève par rapport à lui même ; et leur constatation n’exige pas nécessairement une note chiffrée. Elle l’exige d’autant moins que l’importance de la… Savoir plus >

L’ami J.P Delahaye s’en est allé de la DGESCO

Sa démission, sans doute un peu plus rapide que prévue, de la Direction générale des enseignements scolaires ne surprend pas vraiment ses proches. Lorsque Jean-Paul Delahaye avait été amené à prendre la direction de la DGESCO en novembre 2012, il leur avait annoncé qu’en tout état de cause il n’irait pas au-delà de juin 2014. Il a prévenu dès début avril 2014 le nouveau ministre de l’Education nationale Benoît Hamon de son souhait d’anticiper un peu son départ. Et la perspective de devoir présenter lui-même lundi prochain un nouveau décret sur les rythmes scolaires  »détricotant sensiblement » celui auquel il avait travaillé a fait le reste.   Comme je l’ai déjà écrit sur Educpros lors de sa nomination le 21 novembre 2012, ce directeur général des enseignements scolaires a eu des origines, un parcours et des ‘’affinités électives’’ qui l’ont distingué nettement de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer. Jean-Paul Delahaye est né dans un milieu tout à fait modeste (sa mère, qui l’a élevé seule avec ses autres enfants, a été ouvrière agricole et femme de ménage). Il a débuté sa carrière professionnelle comme professeur d’histoire-géographie en collège pendant 9 ans. Il est devenu inspecteur départemental de l’Education nationale en 1982. Il… Savoir plus >

Rythmes et  »démocratie de proximité »: un problème?

Dans le contexte du décret à venir sur les  »expérimentations  » des rythmes scolaires, il serait bon de se remettre en mémoire ce qui s’est passé il y a 20 ans et même d’en tirer quelque leçon.   Dans son « Nouveau Contrat pour l’Ecole » présenté le 16 juin 1994, le ministre de l’Education nationale François Bayrou situe au quinzième rang de ses 158 propositions, « l’aménagement de la semaine scolaire, avec éventuellement une libération du samedi matin, décidé par l’Inspecteur d’Académie sur proposition du conseil d’école ». De juin à octobre 1994, quarante mille conseils d’écoles primaires (réunissant parents et enseignants) se prononcent. Le maintien du statu quo, avec samedi matin travaillé, ne remporte que 15% des suffrages, tandis que le report simple du samedi matin au mercredi fait le plus mauvais score ( 4% ). En revanche, la libération du samedi matin, avec son nécessaire corollaire du raccourcissement des vacances scolaires, connaît un franc succès ( 39%). Les scénarios « autres » ( ou « divers ») sont choisis par 22% des conseils d’école. Mais le plus remarquable ( et le plus préoccupant pour ceux qui se situent résolument dans une prise en compte des « rythmes scolaires », et en particulier de la réduction de la journée de… Savoir plus >

Souvent Fillon varie, fol qui s’y fie

  En tant qu’historien et ancien membre de la commission Thélot, je ne peux passer sous silence la capacité de variation de François Fillon, preuves à l’appui. D’abord les refus de François Fillon opposés catégoriquement à certaines propositions de la commission Thélot lors du débat à l’Assemblée nationale le 16 février 2005 .  « Commençons par les propositions que nous n’avons pas retenues. Il y a d’abord l’apprentissage obligatoire de l’anglais dès le primaire. En France, nous restons attachés à la diversité linguistique – et pas seulement en Alsace ! Ma philosophie ne m’incline d’ailleurs pas à multiplier les obligations : les parents et les élèves doivent être informés, mais c’est à eux de choisir. Au reste, seuls 3 % des élèves ne font pas d’anglais de toute leur scolarité. Je n’ai pas davantage retenu l’abaissement à 5 ans de l’âge de la scolarité obligatoire. Plus de 95 % des élèves sont scolarisés avant leur sixième anniversaire, mais il n’y a pas de raison de contraindre les familles qui font le choix contraire, d’autant que certains y voient une menace pour la maternelle. Notre école maternelle est une réussite : ne la fragilisons pas. La commission suggérait également de faire évoluer le métier d’enseignant en prévoyant… Savoir plus >

Réforme du métier ou du « statut » des « enseignants »

Le 18 novembre dernier, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a indiqué (en annonçant des négociations sur treize dossiers et en installant six premiers groupes de travail) que le métier des enseignants « ne se limitait pas, loin s’en faut, au face à face avec les élèves » mais qu’ « on n’avait jamais été capable de définir quelles étaient dans les obligations de service les missions des enseignants ».Et il avait ajouté à propos des professeurs du secondaire (en référence au fameux  »statut » de 1950) : « j’ouvre un débat lancinant ou récurrent qui n’a jamais réussi à déboucher sur quoi que ce soit ».  Et pour cause ! Retour sur une (très) longue histoire. En 1950 il s’agissait de mettre fin à des pratiques diverses au sein des collèges et lycées (en particulier pour les  »décharges »). D’où l’extrême précision des réductions (ou augmentations) de l’horaire hebdomadaire de base selon les effectifs des classes et/ou les niveaux du cursus dans ces décrets du 25 mai 1950. Ils ne prennent en compte que les horaires d’enseignement pour fixer les maxima de services des professeurs. Ces maxima  »de base » sont fixés à 15 heures hebdomadaires pour les agrégés (dans la continuité d’un mouvement de stabilisation où les horaires des… Savoir plus >

« Ne plus compter sur la hausse du plafond pour relever le plancher »

  Dès 1989, au moment même de la loi d’orientation  »Jospin » de juillet 1989, les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet ont contribué à soulever une très grave question lorsqu’ils ont fait paraître leur livre « Le niveau monte », à partir de l’étude des résultats séculaires des conscrits lors des tests administrés au moment de leur incorporation à l’armée.   Ils montraient que le niveau des résultats à ces tests avait effectivement monté, et nettement, pour les 30% qui les réussissaient déjà le mieux. Un peu pour les autres ; sauf pour les 20% qui les réussissaient le plus mal, dont les résultats, au contraire, avaient baissé. Comme l’ont souligné alors eux-mêmes Baudelot et Establet, « il n’y a aucune raison que la situation s’améliore tant qu’on comptera sur la hausse du plafond pour relever le plancher ». Et ils invitaient à « ne plus considérer l’école depuis son sommet mais à partir de sa base ».   C’est tout le sens – fondamental si l’on peut dire – de la « refondation de l’Ecole », à savoir la « refonder » (enfin!) à partir de ses fondements (d’abord l’école primaire avec son école maternelle, puis le collège). Car, plus de vingt ans après, le diagnostic de Baudelot et Establet… Savoir plus >

« PISA » comme « politiques scolaires »

PISA (« Program for Iternational Student Assessment ») se distingue avant tout des évaluations internationales menées antérieurement (notamment par « International association for the Evaluation of Educational Achievement ») en ce que ce programme a bénéficié de l’engagement de décideurs politiques via l’OCDE et qu’il s’est positionné explicitement dès le début comme un programme tourné vers les décideurs politiques dans le domaine scolaire. C’est donc d’abord en matière de  »politiques scolaires » qu’il faut évaluer son rôle.   Le cas le plus avéré (et le plus célèbre) de l’influence qu’a pu avoir PISA en l’occurrence est celui de l’Allemagne. Les résultats de la première enquête PISA connus en 2001 ont créé un  »choc » en Allemagne en mettant en cause la perception foncièrement positive qu’avaient de leur Ecole les Allemands. Le chancelier Schröder a présenté en 2002 un plan de 4,3 milliard d’euros destinés à permettre le passage à l’école à plein temps en déclarant que « celui qui échoue à mobiliser tout le potentiel des dons de la nation perdra la compétition internationale ». Alors que les différents Länder tenaient traditionnellement à leurs prérogatives en matière d’éducation, le « choc » PISA a conduit à ce que les Länder et le gouvernement fédéral créent en 2003 un « Institut pour… Savoir plus >