Le blog de Jean-François FIORINA

2011 : renversez la vapeur !

Faites l’exercice. Rappelez-vous les événements positifs de l’année 2010. Pas facile, non ? Entre la crise des retraites, l’affaire Bettencourt, la descente aux enfers de l’équipe de France de foot, les catastrophes naturelles à répétition… Ce coup d’œil dans le rétroviseur d’une actualité très agitée nous invite à regarder très vite droit devant !

Que souhaiter pour cette prochaine année ? Un peu plus de sérénité et surtout de réelles prises de conscience, celles de nos réelles difficultés, oui, car sans constat impartial et partagé : pas de sortie de crise. Mais pas seulement, car nous sommes également plein d’atouts malgré ce « mal français » bien répandu qui nous rend moins confiants dans l’avenir que d’autres peuples au même niveau de développement.

Un point m’inquiète cependant. C’est le décrochage ultra rapide qui frappe de plus en plus d’actifs. De la mise sous pression professionnelle maximale au chômage ou à la précarité, il n’y a qu’un pas. Et les possibilités de reconversion efficace et rapide manquent cruellement. Le monde évolue à une telle vitesse qu’il ne laisse aucune chance à ceux qui ne s’accrochent pas ou n’anticipent pas ces mutations. Encore faut-il s’y être préparé et avoir pris conscience des modifications profondes de son environnement !

Puisque d’aucuns penseront que nous allons vivre une année de transition, je propose l’inverse ! Ayons le courage d’entreprendre et d’innover. Evitons l’immobilisme et le populisme propres aux périodes pré électorales. 2012 viendra bien assez tôt…

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Commentaires (2)

  1. Dubois

    Bonjour Jean-François. J’aimerais que vous développiez votre argumentation.

    Comment passer
    – du constat : « C’est le décrochage ultra rapide qui frappe de plus en plus d’actifs. De la mise sous pression professionnelle maximale au chômage ou à la précarité, il n’y a qu’un pas. Et les possibilités de reconversion efficace et rapide manquent cruellement »
    – à l’action en 2011 : « je propose l’inverse ! Ayons le courage d’entreprendre et d’innover. Evitons l’immobilisme »

    Je vous suivrai volontiers sur le plan de l’action. Mais que proposez-vous de faire concrètement – à la tête d’une Ecole renommée – pour que le constat que vous établissez devienne nul et non avenu le 1er janvier 2012 ?

    Les grandes Ecoles de commerce et de management n’ont-elles pas une part de responsabilité dans la naissance du « point qui vous inquiète » ?

  2. jffiorina (Auteur de l'article)

    Bonjour !

    Pour répondre à votre première question, cela fait partie du périmètre des enseignements d’une école de management… Les formations métier sont essentielles pour une bonne employabilité en sortie d’école mais elles se doublent d’une approche personnelle, de la construction d’un projet de vie qui englobe la capacité à se remettre en cause, à faire face à l’inconnu. J’aborde ces questions au fil des posts, et j’ai également proposé qu’en milieu de carrière une pause soit possible pour densifier sa carrière, renforcer une expertise par la création de diplômes ad hoc ou de doctorats spécifiques (cf mon billet sur « Doctorat, seul vrai diplôme ? »).

    Concernant la responsabilité des grandes Ecoles de commerce et de management, comme tous les acteurs du changement, nous apportons les réponses et les outils que nous jugeons appropriés pour un management à la fois efficace et humain…

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