Le blog de Jean-François FIORINA

Nos majors des concours 2013 se livrent !

En 2012,  j’accueillais les premières impressions des majors du concours tout fraîchement arrivés. Cette fois-ci, petit bilan en fin de 1ère année avec les majors des concours d’entrée à l’ESC Grenoble de la promotion 2013.

Majors promotion 2013 ESC Grenoble

Les invités de cette rencontre :

–       Delphine, 2ème du concours passerelle, BTS Commerce international au Lycée Carcado Saisseval à Paris.

–       Karen, première du concours prépa. Lycée Ampère à Lyon.

–       Manon, 3ème concours passerelle. Prépa Cachan et Licence de mathématiques Nanterre.

–       Matthieu, 2ème concours prépa. Prépa au lycée Hélène Boucher à Paris.

Jean-François Fiorina : quel est votre bilan en fin de cette fin de première année ? Quel est le point positif, celui qui vous a marqué ? Ce que vous allez retenir de la première année ?

–       Matthieu : c’est plutôt positif au niveau des résultats scolaires.

–       Karen : c’est une question très vaste ! Il s’est passé tellement de choses… Je l’ai un peu vécue comme l’aboutissement des deux années de prépa. On a travaillé pour être là, j’avais l’impression que c’est à partir de ce moment que tout se jouait : je travaille vraiment pour ma carrière. Le but n’était plus de se projeter dans un avenir proche comme on pouvait l’avoir fait avant.

–       Matthieu : C’est vrai qu’on a plus une vision à long terme qu’à deux ou trois ans. C’est vrai que c’est agréable de pouvoir faire des projets. Même si ça peut changer tous les deux jours… Pour mon cas mon projet professionnel, mon projet familial change de jour en jour. C’est fatiguant mais c’est beaucoup plus intéressant qu’il y a deux ans

–       Delphine, Manon : tous les choix qu’il faut faire, il y a plein de possibilités .

 Vous êtes issus de deux « formules » : à la fois prépas ou passerelle, est-ce-que l’école est conforme à l’image que vous vous en faisiez ?

–       Karen : on ne s’attend pas du tout à ce qui va nous arriver. On sait qu’on va avoir pas mal d’opportunités mais sans savoir à quel point nous devons tout remettre en question. En sortant de prépa, j’étais sûre faire de l’audit alors que maintenant ce n’est plus du tout le cas ! Je suis passée par tant de phases avant d’en arriver là… On ne se rend pas compte à quel point on va changer d’avis toutes les deux secondes parce qu’il y a tellement de possibilités… Et ce n’est pas fini. Je pense – qu’à un moment -, il va bien falloir se calmer et décider. En tout, cas la première année, on peut toucher à tout, c’est bien.

Vous qui étiez en prépa, par rapport à l’image que vous vous faisiez de l’école ?

–       Matthieu : en fait, je n’avais pas d’a priori. Je connaissais très peu d’étudiants en grande école. Je savais que la vie associative était dense mais pas à ce point. Je m’y suis personnellement épanoui. Du coup, je veux faire un parcours associatif l’an prochain alors que je comptais partir à l’étranger en Suède, en deuxième année. J’ai complètement changé d’avis. La vie associative et étudiante est compatible avec les études et les cours.

–       Delphine : en BTS, on ne réalisait pas à quel point les opportunités s’offriraient à nous en arrivant à l’école. On était dans un cadre très strict sans avoir forcement de choix et on ne réalisait pas que c’était à nous de prendre en charge notre avenir. Ce fut une découverte et pas mal de questions à se poser.

Vous aviez déjà dans l’idée de passer le concours Passerelle quand vous êtes entré en BTS ?

–       Oui, j’ai fais un BTS pour passer le concours.

Pourquoi pas une prépa ?

–       Parce que j’étais en Terminale STG et je ne savais même pas qu’il y avait des prépas pour STG. Mes professeurs de lycée m’ont conseillé de faire un BTS pensant que c’était ce qui m’était le plus adapté.

–       Moi (Manon), j’ai fait Cachan à la base pour suivre ce cursus mais, au final, je me suis rendu compte que j’avais des ambitions très internationales, plus en accord avec les concours des écoles de commerce. Quand je suis arrivée pour les oraux, j’avais une certaine appréhension par rapport au côté « innovation » de GEM alors que j’ai aussi passé aussi les oraux de Télécom-Paris où là c’est vraiment de l’informatique, de la techno pures… Au final, c’est l’état d’esprit de GEM qui me l’a fait aimé.

Quelle a été votre première impression quand vous êtes arrivés aux oraux l’an dernier ?

–       Karen : pour moi, c’est un peu particulier parce que j’étais au lycée international à Grenoble donc pendant trois ans, je suis passée devant l’école, sans forcément penser y entrer. Je voulais l’EDHEC que j’ai ratée à 30 places. Finalement je ne regrette pas du tout. C’est vrai que j’avais une vision de l’école qui était un peu particulière puisque j’avais une envie de partir, mes parents habitent ici, donc je ne l’avais pas vraiment envisagé comme une école à part entière.

–       Manon : j’ai été impressionnée parce qu’on arrive à la gare et on « tombe » sur l’école ! Impressionnante et aussi l’accueil par Escapade (NDLR : l’association étudiante de GEM qui accueille les admissibles dès leur arrivée). Ce fut déterminant, ils m’ont motivés avant les oraux. En repartant, j’avais déjà l’impression d’être déjà à l’école. C’était une source de stress supplémentaire par la suite parce que j’avais d’autant plus envie d’intégrer Grenoble  !

–       Matthieu : ce qui m’a étonné quand je suis arrivé c’est la proximité de l’école avec de nombreuses entreprises du secteur technologique, de l’innovation. C’est une des raisons pour lesquelles l’intégrer était un des mes objectifs principaux. Je visais plus haut, bien sûr, je vise toujours plus haut mais je suis très content d’être ici.

–       Delphine : Grenoble a été la dernière école où je passais des oraux, volontairement, histoire d’y être bien préparée. Je n’avais pas fait de prépa donc je n’avais absolument aucun entrainement. J’étais restée dans chaque ville au moins deux jours pour pouvoir réellement découvrir chaque école et ce qui m’a particulièrement plu ici, c’est impression que les Gemmiens savaient s’amuser mais aussi être sérieux. Les étudiants d’Escapade étaient beaucoup plus sérieux dans leur manière de « vendre » l’école. Ils présentaient les différents cursus, une image de qualité ressortait de leurs propos.

Ensuite, vous rentrez et cette première année, vous aviez des parcours différents ?

–       Delphine et Karen : nous étions toutes les deux en English Track.

–       Karen : en prépa, j’ai reçu une pédagogie très franco-française de l’apprentissage, un peu rébarbative. Alors qu’au lycée international, j’ai eu des profs à la mode anglophone, ça me manquait.  Et c’est pour cela que j’ai choisi English Track. On apprend différemment, on échange… Les cours sont en anglais et on rencontre souvent des étudiants Erasmus dans nos classes. Finalement je ne regrette pas du tout.

–       Manon : j’ai choisi le parcours management. Je voulais partir, ensuite, mais vraiment avoir le côté cours en français pour bien les comprendre.

–       Matthieu : j’étais en trilingue et j’avais choisi ce parcours parce que je suis assez à l’aise en langues. J’avais envie de pouvoir bénéficier du maximum d’opportunités pour m’ouvrir à plus de pays, plus d’entreprises et, in fine, avoir plus de choix.

Est-ce-que vous avez beaucoup travaillé au cours de cette année 

–       Matthieu : oui !

–       Delphine : le parcours English Track demande beaucoup d’apprentissage en anglais, et comme je n’avais pas une très grande aisance dans cette langue, oui ça m’a bien fait travailler !

–       Karen : j’ai quand même beaucoup travaillé mais ce n’est pas ce à quoi on est habitué en prépa. C’était des travaux en groupe, de débats, de négociations, essayer de trouver des solutions… C’est plus épuisant car on doit être présent et actif en permanence mais aussi plus intéressant, j’y vais beaucoup moins à reculons ! Certes, je trouve qu’il y a plus de travail qu’en prépa mais c’est un travail qui est bien plus plaisant.

–       Manon : c’est très irrégulier. D’un côté, il y a des périodes où on est débordés soit avec les associations soit avec les cours… Cette année, j’ai vraiment appris à travailler en groupe. Avant le travail était individuel, on ne pouvait s’en prendre qu’à soi en cas de mauvais résultats.

Comme on ne choisit pas notre groupe, c’est d’autant plus formateur parce nous devons intégrer de nombreux éléments dont nous n’avions pas à tenir compte auparavant. C’était vraiment un des points de travail qui était très intéressant cette année.

 

–       Matthieu : je rebondis sur ce que tu dis, le travail de groupe et pouvoir travailler avec des personnalités différentes de prépas ou de passerelle, de fac de philo… C’est vraiment enrichissant et cela permet d’avoir, au final, un travail de meilleure qualité que si étions tous identiques avec le même parcours. Je pense que c’est ce qui fait la différence avec une école où il n’y a que profils prépas qui ont tous la même formation, les mêmes goûts, la même éducation. C’est vraiment ce que j’ai apprécié ici, de pouvoir travailler avec toutes sortes de personnes.

Est-ce qu’il a du « racisme » ?

–       Disons que les a priori se confirment parfois, parfois pas du tout. Mais c’est plaisant, on ne se plaint pas de ces différences, au contraire.

–       Je ne suis pas très d’accord parce les personnes qui viennent du concours passerelle ont des profils beaucoup plus théoriques et donc ont eu un avantage, cette année, car ils avaient déjà eu l’occasion de travailler ces matières. On pouvait penser au début que ce seraient les prépas les plus sérieux mais certains passerelles avaient un tel avantage dans certaines matières…

–       En fait, je ne le pensais pas dans ce sens là… Par exemple, un des très bons thèmes c’était la gestion de projets « Énergie » et j’étais avec plein de nationalités différentes : ils venaient du Maroc ou de Chine… C’est dans ce sens là que j’entendais « racisme ». Sinon, c’est vrai que dans ma classe en trilingue il y avait plus de passerelles que de prépas et la différence ne se sent pas plus que ça.

–       Oui et on ne nous pose jamais la question, peut être une fois puis ça s’oublie.

Parmi les moments forts de l’année il y a, à la fois les associations et la gestion de projets, vous avez trouvé ça bien, pas bien ? A continuer, à supprimer ?

–       Karen : les projets sont intéressants mais leur dimension est assez inégale. Il y a des projets qui demandent un travail énorme et d’autres moins. En l’occurrence, le mien demandait concrètement deux fois moins de travail que d’autres et je trouve ça dommage.  Quand on gère de gros projets, toute l’équipe a l’impression de s’investir dans quelque chose d’important. Nous avons a eu du mal à nous motiver parce qu’on a eu l’impression de gérer un projet peut-être moins intéressant en terme de communication au sein de l’école. Après coup, nous en avons retiré les mêmes fruits, du point de vue du travail d’équipe, par exemple, mais ce n’est tout de même pas la même expérience.

–       Matthieu : c’est aussi un choix. Je ne sais pas si c’est que tu avais demandé.

–       Delphine : quand tu choisis ton projet, tu ne réalises pas forcément l’ampleur qu’il aura. On avait postulé sur la course solidaire, un nouveau projet. C’était intéressant, de créer l’événement, de lui donner du souffle mais, en fait, on s’est assez rapidement rendu compte qu’il avait un périmètre assez restreint et, du coup, la motivation de l’équipe s’est essoufflée après les trois premiers mois. C’était un peu dommage…

–       Matthieu : c’est aussi le rôle des associations de proposer quelque chose d’assez exceptionnel à chaque fois. Je me dis, est-ce qu’on sera capable d’en faire autant ?

–       Manon : j’avais une petite gestion de projet. Comme chef de projet, j’ai eu l’impression d’avoir autant appris. En terme de formation, c’est très bien mais il peut y avoir certaines inégalités.

Venons-en à un autre temps fort, les associations ?

–       Matthieu : j’étais dans une petite association, AMD – Job Services. C’est vraiment une « petite famille » très conviviale. Nos 2A ont fait un travail très sérieux. Ils étaient toujours là pour nous, ils nous ont très bien formés. J’en retire que du bon. Que ce soit au niveau des compétences, des amis que j’ai pu me faire, j’ai pu avoir beaucoup de contact avec les entreprises et à tout point de vue, ça a été génial.

–       Manon : cette année, j’avais deux associations en tant qu’assistante partenaire au BDS et aussi au Dahu. Au niveau associatif, j’étais donc très impliquée. Au BDS, on a eu un nouvel évènement qui m’a marqué, le Derby Rhône-Alpes. L’année prochaine, je serai en charge de cet événement. À GEM, l’avantage, c’est d’avoir des associations à taille humaine, c’est vraiment un plus. Je pense garder les contacts, ils vont me servir, plus tard, dans ma carrière.

–       Karen : cette année, j’étais à SOS et je continue aussi en parcours « Associatif » l’an prochain.  C’est une association un peu particulière. Nous sommes nombreux avec des problématiques d’entreprises. C’est assez difficile de motiver tout le monde, surtout qu’il y a beaucoup de projets… ça part un peu dans tous les sens ! Ce n’est pas évident de créer une cohésion mais c’est toujours formateur et on ne regrette rien. C’est presque même plus utile que ce qu’on apprend en cours donc c’est vraiment quelque chose que je recommande à tous les nouveaux arrivants.

–       Delphine : je vais apporter la touche négative. J’aurais aimé m’impliquer mais mon association a été liquidée en cours d’année et ça a été une grande déception parce que j’étais assistante achats et j’ai trouvé qu’on ne nous a pas donné la possibilité, à nous 1A, de recréer quelque chose. En tant que 1A, j’ai été très déçue car j’ai vu les autres s’investir et nous n’avons pas eu cette chance. Nous aurions aimé pouvoir présenter un nouveau projet, novateur, ou au moins être impliqué dans le processus de création de la nouvelle « K’fet by Café Tempo ». 

–       Est-ce-que vous avez quand même pris le temps de vous amuser et d’aller aux soirées ?

–       Delphine : il y a de très bonnes soirées de promo qui créent beaucoup de liens. L’avantage des soirées, c’est que cela permet de mélanger toutes les associations et générations. Ce qui évite de se retrouver toujours avec les mêmes de son asso ou de son TD.

D’une certaine manière, nous apprenons que c’est toujours mieux lorsqu’on est amis plutôt que simples collègues, je le vois comme ça. Par exemple, dans mes groupes de travaux, ça marche toujours mieux quand je suis avec des amis. Quand on est avec des personnes qui n’ont qu’une hâte : que la réunion se termine et partir… C’est dommage. C’est vrai que de faire des soirées et de se voir en dehors pour des activités qui n’ont rien à voir avec les travaux de groupe, c’est à la rigueur aussi important que les travaux en eux-mêmes, ça forge un esprit d’équipe.

C’est obligatoire d’aller aux soirées ?

–       Manon : je les ai quasiment toutes faites. Non, ce n’est pas obligatoire mais c’est important. Le lendemain, on a des bons souvenirs et c’est surtout qu’on peut y voir les 2A ce qui est assez rare hormis dans les associations. Cela crée vraiment un esprit de promo « intergénérationnel » et c’est important parce que je ne suis plus Manon, de telle association, je suis étudiante à GEM.

C’est quoi la marque de fabrique d’un étudiant à GEM ? Est-ce qu’il y a un profil type ?

–       Manon : la grande richesse, c’est justement qu’il n’y en a pas ! Mis à part notre capacité d’adaptation ! On nous l’a enseignée cette année, et c’est vrai pour toute notre scolarité. Ce qu’on retiendra, c’est la complémentaires entre tous pendant 4 ans. Nous avons appris les uns des autres. On vient, on crée son parcours et on est un étudiant de GEM, l’étudiant auquel on veut ressembler.

Est-ce qu’il y un attachement, une fierté par rapport à l’école ?

–       Delphine : oui je pense que dès le début, j’ai eu l’impression d’être chez moi dans l’école. On y passe notre vie : il  y a de jours où on arrive à 8 heures et on repart à 22 heures sans en être sortis ! J’ai vraiment l’impression qu’ici, c’est ma deuxième maison. Je m’y sens chez moi : il y a tous mes amis, tout ce que j’ai à faire… Et avec les locaux d’association, on a vite fait de tous s’y retrouver, on vient sans but et on croise un tel. Il n’y a pas un seul jour où on ne marche pas dans les couloirs sans croiser un ami.

–       Matthieu : pour le côté fierté, j’ai beaucoup participer aux sessions de présentation aux classes prépas, cette année. C’était important pour moi d’éclairer des élèves qui pouvaient être dans la situation dans laquelle j’étais moi-même l’année dernière. C’était un peu ces élèves qui me faisaient rêver lorsque j’étais dans ma prépa. C’était important pour moi de donner des conseils, la vision que j’avais de l’école.

Vos parents sont venus lors de la journée du 15 février ?

–       (Tous) : oui, ils sont venus. Ils étaient impressionnés par la modernité des bâtiments. Ils étaient assez fiers de se dire que leur enfant était étudiant ici. Ils avaient quelques questions, quelques doutes sur les investissements de l’école mais ils ont trouvé cela très intéressant et étaient heureux de venir, de réaliser ce qu’on vit au jour le jour.

Vous avez pas mal parlé des relations entre vous, est-ce-que les relations avec les autres acteurs de l’école, et notamment les profs, étaient différentes de ce que vous avez connu auparavant ?

–       Delphine : il y a beaucoup de changements. En BTS, j’avais des profs qui nous suivaient, nous étions vraiment proches, ils étaient toujours disponibles. À GEM, les professeurs tournent beaucoup. Par exemple, pour la macro-économie, nous en avions 4, on les voit 6 heures puis c’est fini. C’est vrai qu’on passe peu de temps avec eux et que l’on se sent moins suivi.

–       Karen : on a des échanges de mails mais ça reste très impersonnel. Ce n’est pas forcément négatif mais c’est assez étrange au début surtout en comparaison de la prépa où les liens sont très forts avec nos profs.

En parcours management, c’est peut être un peu différent ?

–       Manon : cela dépend des professeurs, des matières… En compta-gestion, on avait beaucoup de cours donc on était assez proches de notre professeur. En Droit, il était assez sympathique donc ça s’est très bien passé aussi mais on n’a pas ce lien un peu familial qu’il peut y avoir en prépa. C’est normal, je le vois comme une entrée dans un cadre plus professionnel.

–       Matthieu : je suis d’accord. Par contre, je pense que les profs restent tout de même disponibles. Si on a besoin d’eux, ils sont toujours là. Je n’ai jamais eu de problèmes. Ils étaient toujours disponibles pour des questions, des informations et contents de rendre service.

Si vous deviez retenir une chose de votre première année, ce serait quoi ?

–       Matthieu : il y a trop de choses…

–       Delphine : je crois qu’on fait tous le même bilan, j’ai l’impression que c’est la découverte.

–       Karen : l’amphi de positionnement, c’est assez impressionnant. On est dans l’amphi et on crie « oui », « non » ! D’un seul mot, tu choisis l’année suivante. C’est quelque chose d’important qui est fait de manière assez futile, ça m’a marquée.

–       Manon : c’est la vie sociale. On passe d’une prépa à un endroit où on voit tout le temps du monde, on se rencontre, on échange… C’est tellement différent et enrichissant. C’est ce que je retiens de cette année.

–       Matthieu : j’ai fait deux fois la première année de médecine puis la prépa donc j’ai beaucoup travaillé et laissé ma vie sociale de côté, ça fait plaisir de pouvoir redécouvrir ça !

A priori au regard de vos notes, la deuxième année s’ouvre à vous,
quel parcours avez-vous choisi ?

–       Matthieu : parcours associatif puis expertise-comptable.

–  Manon : pareil, l’année prochaine associatif puis j’aimerais, ensuite, faire un master luxe et management avec une petite préférence pour Londres.

–       Karen : moi aussi parcours associatif, puis je pars en Argentine au deuxième semestre pour l’espagnol.

En général on dit que ce n’est pas facile pour des étudiants qui habitent la même ville que leurs parents de faire leurs études dans l‘école de commerce locale, c’est vrai ?

–       Karen : c’est vrai que moi, l’an passé, je ne rêvais que d’une seule chose, c’était de ne pas rester à Grenoble. Vraiment, je jurais que je ne viendrais jamais ici ! En fait, ce qui est dommage, c’est que l’école en soi est géniale, c’est la ville qui au départ m’avait démotivée mais au final comme on a dit avant, la ville on n’y est jamais ! On est tout le temps entre nous donc la ville on l’a redécouvre, on a d’autres expériences. On part avec un a priori en septembre et finalement ça se volatilise en quelques semaines. Moi je fais English Track mais tout n’est pas figé.

Pour conclure, quelle est la question que vous aimeriez me poser ?

–       Matthieu : cette année, j’aurais bien aimé travailler pour avoir un petit salaire et je n’ai pas pu parce que les plannings sont très changeants. C’est vraiment un point qui serait un soulagement pour beaucoup.

C’est un des « points noirs ». On sait toujours que la première année est la plus difficile avec beaucoup de tentations. Certaines écoles sont en train de tester des formules en cours du soir. Peut-être qu’on y arrivera mais pour l’instant on n’est pas prêt.

–       Vous nous avez demandé notre meilleur souvenir, quel est le votre ?

Comme vous, je n’ai pas vu passer l’année mais j’ai une vraie fierté de voir toujours plein d’évènements dans l’école et nombre de réalisations avec le regret de ne pas plus échanger avec les étudiants.

Quel est le rôle des étudiants dans GIANT (le campus grenoblois de l’innovation) ?

–       De participer à certaines missions. Par exemple, le problème de la circulation à Grenoble. Ce n’est pas la fusion mais la mutualisation d’organisations différentes donc ça prend du temps. À la fois le tram et les nouveaux locaux permettront aux étudiants d’encore plus se rencontrer. Les plus grandes réalisations à venir pour les étudiants, ce seront les nouveaux locaux prévus fin 2016-début 2017 et puis des terrains de sport. Il y aura de nouvelles salles de classes dans le nouveau bâtiment, tout ce qui est entrepreneuriat et cours de longue durée. Pour l’instant, dans les réalisations de GIANT, il y a les étudiants du parcours Globaltech qui font des missions pour le compte d’entreprises et le Master Énergie et, à la rentrée, le nouveau Master spécialisé qu’on lance.

Merci pour ces échanges ! Et très bon été ! 

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