Le blog de Jean-François FIORINA

Enseignement supérieur post pandémie : des découvertes, non pas tout à fait !

le monde d'après de l'école du futur

Je m’intéresse à ce « monde d’après » et à toutes les questions que doivent se poser les établissements d’enseignement supérieur et leurs écosystèmes. Revue de tweets. 

Finalement, le confinement c’était pas si mal ?

Derrière cette anecdote, cela ne s’applique pas seulement à l’Enseignement supérieur mais à tout l’écosystème (conférences, etc).

Je suis entièrement d’accord, ce « problème » existe depuis longtemps. La réponse ne doit pas se limiter à la répression ou à la sensibilisation en amont. Nous devons impérativement réfléchir à de nouveaux modes d’évaluation, surtout que la compétence est en train de s’imposer comme la clef de voute d’un programme (au détriment de la connaissance). La technologie peut le permettre mais c’est un chantier gigantesque qui impose une réponse collective.

Que faire, tout comme l’activation des caméras ou des étudiants en pyjama pendant des cours à distance (cas réel vécu) ?

Une pression croissante des étudiants sur cette thématique.

Vers de nouveaux modèles d’internationalisation des établissements d’enseignement supérieur ?

Et surtout, important de faire des retours d’expérience de ce que nous avons mis en place pendant cette période inédite pour décider de ce que l’on peut garder ou pas.

Le danger serait de vouloir à tout prix de revenir au monde d’avant et de faire comme si rien ne s’était passé.

Une préoccupation, assurer la prochaine rentrée mais comment et surtout comment gérer les étudiants étrangers ?

L’Australie est l’un des pays les plus préoccupés par l’accueil des étudiants étrangers. C’est une question de survie économique. Malheureusement pour nos collègues australiens, à la pandémie vient s’ajouter une dimension géopolitique avec les fortes tensions entre l’Australie et la Chine qui envoie un grand nombre de ses ressortissants dans ce pays.

La géopolitique n’est jamais loin !

De nouveaux marchés apparaissent

Cette problématique des badges ou des « microcredentials » est abordée dans quasiment toutes les conférences.
Différentes logiques sous-jascentes :

  • Permettre la validation de compétences et aider nos étudiants à se positionner (ce qui supposera aussi de les aider à les mettre en valeur sur leurs profils sociaux),
  • Diversifier les activités (logique de nouveaux business-modèles),
  • S’inscrire dans le life long learning pour permettre aux alumni de maintenir un haut niveau de performance et d’employabilité (logique de service aux étudiants / alumni) et cibler de nouveaux marchés (logique nouveaux business-modèles).

D’ailleurs pour ce média, les entreprises sont en train de constituer un réseau parallèle et concurrent ! Cela va dans mon sens quand je plaide pour une mutualisation / synergie entre le monde de l’enseignement supérieur et celui de l’entreprise.

Et la dimension géopolitique est en train de s’imposer comme un élément d’analyse critique

Ou alors question posée différemment : est-ce que toute formation spécialisée en finance peut se passer de Londres ? Mais où aller ? Hong-Kong ? (géopolitiquement tendu en ce moment !), New-York ? (concurrence déjà importante), Francfort ? (peu visible et peu attractif pour l’instant) , Paris ? (mais est-ce vraiment une place financière internationale), Singapour ? (commence à être saturé et les établissements financiers locaux sont-ils prêts à embaucher des étudiants internationaux).

Géopolitique et enseignement supérieur

Vers un basculement géopolitique de l’enseignement supérieur (qui suit l’évolution géopolitique globale ?)

Retour sur la journée mondiale des réfugiés (20 juin)

Un grand classique

La bible de la publication de tous les classements de l’enseignement supérieur américain.

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