Frédéric Devaux

Stratégie et prospective au sein de l'enseignement supérieur

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Les jeunes actifs sont impliqués en entreprise et motivés par leur évolution professionnelle

« Rapport des jeunes actifs au travail », les points-clés à retenir :

 

–    66 % des actifs de 45 à 65 ans estiment que les jeunes professionnels sont moins investis au travail que leurs ainés.
–    En réalité, plus d’1 jeune actif sur 2 (52 %) entretient un rapport positif au travail et le vit comme une passion, un plaisir ou une manière de se réaliser.
–    Avec le contexte inflationniste actuel, la rémunération arrive en première place des attentes des jeunes actifs (55 %) loin devant l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle (34 %) ou encore la quête de sens (23 %)
–    La grande majorité des jeunes actifs sont ambitieux : 69 % d’entre eux souhaiteraient exercer plus de responsabilités professionnelles. 1 jeunes actif sur 2 qui n’est pas manager aimerait le devenir dans les prochaines années (vs 43 % des 30-44 ans)
–    Les jeunes actifs ne forment pas une communauté homogène : six socio-types ont pu être identifiés parmi les jeunes actifs, au regard de leur ressenti à l’égard de leur poste actuel, de leur appartenance sociale et de leur projection dans le futur. (suite…)

Faut-il sauver le soldat Parcoursup ?

En 2017, 92 licences ont réalisé le recrutement par tirage au sort. Le Parisien du 16 janvier 2023 titre « Parcoursup : stress et pression pour les élèves de terminale », France Info du 19 janvier 2023 « Parcoursup, face à l’angoisse des élèves… », le JDD du 17 décembre 2023 « Parcoursup, le parcours du combattant »

En cette période cruciale pour l’orientation et l’inscription dans l’enseignement supérieur, il apparaît pertinent d‘éclairer le fonctionnement de Parcoursup à travers une approche d’évaluation de la performance dans le contexte socio-économique contemporain. Derrière ces titres se cache une interrogation : dans quelle mesure peut-on affirmer de façon si péremptoire que Parcoursup dysfonctionne ? (suite…)

L’outil indispensable pour s’orienter dans l’enseignement supérieur : le bio compensateur géodésique.

« Le bio compensateur géodésique vous protège des conseils d’orientation frauduleux et malveillants. La structure géodésique en cuivre accueille en son sein un œuf scalaire en bois imperméabilisé, tourné à la main en France. Il est indispensable de remplir l’œuf scalaire d’eau de source. La géodésie de la structure associée à la bio résonnance des molécules d’eau contenues dans l’œuf harmonisera les conseils d’orientation néfastes pour un lycéen dans votre foyer pendant trois mois. Il est possible d’en acquérir plusieurs pour anticiper l’évolution de votre famille si vous avez encore un enfant au collège.

Certains d’entres vous auront peut-être reconnu une libre adaptation du canular du Youtubeur G Milgram concernant le business anti ondes et la création de son Bio compensateur Géodésique.

A l’heure ou près d’un million d’étudiants doivent se positionner pour intégrer une formation post bac en septembre 2024, il apparait que la marchandisation de l’orientation suive des méthodes de ventes similaires adoptées par certains entrepreneurs du business anti-ondes/quantique/bien-être. (suite…)

Parcoursup 2023 : les propositions d’admission dans l’enseignement supérieur

À l’issue de la campagne 2023, 95 % des néo-bacheliers ont reçu au moins une proposition d’admission et 83 % en ont accepté une, soit une légère progression par rapport à 2022. Cette campagne est caractérisée par une phase principale plus courte avec des propositions plus rapides et un enrichissement de l’offre de formation proposée sur Parcoursup (2 000 formations de plus y compris en apprentissage) et par une augmentation du nombre de néo-bacheliers présents sur la plateforme après deux années de baisse consécutives.

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L’évolution de l’apprentissage dans le supérieur à l’épreuve de la loi de Goodhart

La libéralisation du fonctionnement de la formation professionnelle des salariés et de l’alternance fixée par la loi du 5 septembre 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a instauré une très forte dynamique de formation et de recrutement en alternance.

En 2022, le coût pour les finances publiques s’est élevé à plus de 16 milliards d’euros pour la seule politique de l’alternance : 10 milliards pour les contrats en alternance, 4.8 pour les aides à l’embauche (et 2.5 pour le compte professionnel de formation (CPF))[1].

Comme l’indique la loi de Goodhart : « lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure ». Formulée en 1975 par l’économiste Charles Goodhart, cette formulation est issue de l’analyse des indicateurs macros économiques et ouvre la possibilité à un salutaire prise de recul face à des données exclusivement chiffrées.

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L’apprentissage dans l’enseignement supérieur en 2022 note flash du SIES SEPT 2023

Au 31 décembre 2022, les centres de formation d’apprentis accueillent 576 000 étudiants préparant un diplôme de l’enseignement supérieur. Cela représente une hausse de 20 % en un an et de 78 % en deux ans. Près d’un tiers de ces apprentis sont inscrits en STS, 16 % en écoles de commerce et 29 % dans diverses autres formations principalement privées. 44 % des étudiants en STS effectuent leur année en apprentissage, tout comme 68 % des étudiants en licence professionnelle, 12 % des étudiants en IUT et 27 % des étudiants en écoles de commerce. Un sixième des apprentis sont formés à Paris et près d’un tiers en Ile-de-France. Dans les formations d’ingénieur et les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants « scolaires », mais pas dans les formations universitaires. 48 % des apprentis sont des femmes.

https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/l-apprentissage-dans-l-enseignement-superieur-en-2022-92388

 

 

Les nouvelles stratégies de développement pour les établissement dossier SYNADIC 136

Plaisir de constater la publication de deux contributions en management stratégique dans la revue numéro 136 du Synadic sur les nouvelles stratégies de développement des établissements. Le SYNADIC est une organisation professionnelles de Chefs d’établissement sous contrat d’état.

  • La coopétition, de quoi s’agit-il et quel intérêt pour les organisation à mission éducative ?
  • Approche holistique dans les choix d’orientations stratégiques de l’enseignement supérieur

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Sigem: je t’aime, moi non plus ?

Rituel immuable depuis sa création en 2001, la période de mi-juillet est un moment essentiel dans la vie des Grandes Écoles. Chaque année, les acteurs de ces prestigieux établissements scrutent les résultats et constatent de manière implacable le succès ou le succès relatif, de la somme d’efforts fournis par les équipes et la pertinence des choix stratégiques réalisés pour « remplir les places »: c’est le moment des résultats du SIGEM. L’affectation par le Système d’Intégration aux Grandes Écoles de Management (SIGEM pour les intimes) est une procédure automatisée de sélection de vœux et d’admission au sein des grandes écoles de management à l’issue des concours des Classes Préparatoires Economiques et Commerciales (CPGE). Cela entraine des échanges qui peuvent paraître obscurs aux non-initiés :

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Les jeunes d’aujourd’hui sont des jeunes comme les autres

Pour la 7ème année, l’Association pour l’emploi des cadres publie son nouveau baromètre d’insertion des jeunes diplômés. Niveau d’intégration professionnelle, rémunération, satisfaction, frustration, impact du parcours en apprentissage, le barômètre permet de visualiser un panorama complet des attentes des nouveaux entrants sur le marché du travail.Un discours redondant de certains professionnels estiment que les difficultés d’employabilité des jeunes sont le fait d’un phénomène générationnel. Pour les tenants de cette approche, les valeurs et les attitudes au travail de cette génération sont différentes de manière significative de celles des générations qui les ont précédées.

Les points clefs mis en avant par cette enquête sont les suivants tendent à relativiser cette approche: (suite…)

Ce que pensent les alternants

Chaque acteur du recrutement est amené à prendre connaissance d’articles, de chroniques, de consultants qui traitent des « jeunes d’aujourd’hui »[1] à travers une grille de lecture générationnelle. Cette dernière, appelée millenials ou génération Z, intégrerait des comportements nouveaux, différents des générations précédentes, en particulier dans sa relation à l’emploi. Si cette perception est aisée à comprendre et à expliquer, c’est un phénomène qu’il faut interroger [2]. Il apparait que l’impact de l’appartenance générationnelle par rapport au monde du travail est surévalué. L’intégration dans le monde du travail dépend d’abord de la conjoncture économique[3], de facteur de conversion, du poids relatif des contextes géographique et sociodémographique. L’approche par génération relève d’un mythe sans substance [4]. Appréhender le recrutement et la fidélisation des alternants dans le supérieur à travers le prisme du Contrat Psychologique d’Adhésion (CPA) semble donc particulièrement pertinent.

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