De la créativité à l'innovation

Hybrider en pédagogie, ce n’est pas transposer !

Comme l’a écrit mon collègue Rochane KHERBOUCHE, expert en innovation pédagogique et numérique, dans un article récent et intitulé « Hybridation, de quoi parle-t-on ? » (https://www.innovation-pedagogique.fr/article13731.html), l’hybridation en pédagogie est un terme souvent galvaudé et réduit à sa plus simple expression, celle de proposer à distance des cours que l’on fait aussi en présentiel. Aussi Rochane introduit son propos en soulignant que « l’hybridation est un mot que l’on entend depuis quelque temps dans le milieu de l’éducation et qu’il est devenu récurrent de l’utiliser quand on évoque la combinaison du distanciel et du présentiel. Le mot hybridation est employé dans de nombreux contextes de la planification de la formation, mais également des dispositifs pédagogiques. Est-ce vraiment important de s’attarder sur ce mélange de modalités ou alors n’est-ce que du réchauffé de pratiques déjà appréhendées et juste saupoudrées d’un mot à la mode ?« . Un article que je ne peux que vous conseiller de lire tant il est complet et proche de ce beaucoup d’entre nous défendons, le fait que l’hybridation en pédagogie ne se limite pas à associer des cours en classe face aux élèves avec de l’enseignement à distance. Il s’agit bien d’une réelle complémentarité de méthodes pédagogiest que et non de la transposition du face-à-face en distanciel !

A l’image des chimères, c’est la complémentarité de deux éléments qui en fait un seul, unique et innovant. On est donc dans une approche qui est plutôt de type 1+1=3 que 1+1=2. C’est ce que j’avais essayé de partager avec des collègues enseignant, lors d’un webinaire consacré à l’hybridation en mode collaboratif ((133) Hybrider en pédagogie collaborative… compliqué ? (Jean-Charles Cailliez) – YouTube) dans une pratique de classe renversée, mais qui fonctionne tout aussi bien dans n’importe que pédagogie interactive. N’hésitez pas à consulter ces documents et à réagir en fonction de vos propres pratiques. Celles-ci n’ont pas besoin d’être forcément dans le domaine de l’éducation. En effet, et cela est d’autant plus clair depuis la pandémie au COVID-19, le monde du travail lui-aussi a dû se mettre au distanciel lors du confinement. Certains salariés ont reproduit (transposé) à distance exactement ce qu’ils faisaient sur leur lieu de travail et cela a souvent conduit (comme pour les cours à distance qui ont été juste répliqués en ligne) à une dégradation de la qualité du travail. Aussi, alors que la demande de télétravail augmente dans les entreprises privées et les institutions publiques, il serait intéressant de se de mander comment nos expériences en hybridation pédagogique, telles que celle décrites par Rochane dans son article, pourraient être inspirantes en dehors du contexte éducatif. A méditer !

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