De la créativité à l'innovation

Innovation pédagogique

Déjà 9 ans ! La classe renversée fait-elle encore envie ?

Pour la 9ème année consécutive, la troisième de l’ère COVID, la classe renversée a été présentée ce 2 décembre 2021 à une nouvelle promotion de 66 étudiants en licence de biologie de la FGES. L’année dernière, en raison du confinement, elle avait été menée entièrement à distance, c’est à dire sans que l’enseignement ne rencontre une seule fois ses élèves en présentiel. Un retour à une situation plus normale cette année, sous réserve de mauvaise surprise avec l’arrivée de la 5ème vague de la pandémie, est donc grandement apprécié qui va permettre tout en tenant compte de ce qui avait fonctionné à distance, de reprendre en classe des exercices intéressants qui stimulent les interactions entre étudiants, leur engagement et leur motivation à collaborer ensemble pour construire le cours. Voici comme les année précédentes, ci-dessous, ce qu’il en ont pensé, dans un premier temps les points jugés plutôt positif, puis leurs craintes, voire même leurs réticences : Impressions positives des 66 étudiants suite à la présentation de la méthodologie de classe renversée : La partie la plus intéressante pour moi est le fait d’inverser le cours car lorsqu’on inverse le cours, les élèves sont toujours 1000 fois plus investis et la… Savoir plus >

Renverser la classe… à chacun sa manière !

Il y a autant de classes renversées que de classes inversées. Cela peut paraître évident, mais il est toujours bon de le rappeler. En effet, plutôt que de vouloir « copier-coller » une nouvelle méthode que l’on trouve pertinente et qui répond aux objectifs que l’on se donne en matière d’innovation pédagogique, il est bien plus efficace de se limiter à s’en inspirer. C’est le contexte de sa classe, ou de son amphi, bien plus que sa matière (même si la nature de celle-ci entre aussi en ligne de compte) qui nécessite de créer soi-même son approche innovante, qu’elle soit renversée ou pas. A titre d’exemple, vous trouverez ci-dessous des descriptions de classes renversées, même si elles n’en portent pas toujours le nom, qui ont été expérimentées dans des contextes différents, que ce soit pour les matières enseignées ou le niveau des élèves concernés. Dans tous les cas, on peut considérer qu’il s’agit de classes renversées, et non uniquement inversées, car le contenu du cours n’est pas livré aux apprenants. Il est conçu par eux-mêmes en totalité ou en partie. L’enseignant va donc endosser une autre posture, tout au moins durant les séances dites « non académiques », qui peut se rapprocher de celle… Savoir plus >

Création d’un cours de Smurtz en atelier pédagogique hybride !

A l’occasion d’une journée d’immersion à l’Université Catholique de Lille, une quinzaine d’enseignants de lycées des Hauts-de-France a participé le 17 novembre 2021 à un atelier pédagogique organisé par HEMiSF4iRE au cours duquel il leur a été proposé d’inventer ensemble un nouveau cours, transdisciplinaire, baptisé cours de « Smurtz », terme ne voulant rien dire en soi, mais dont on peut faire ce que l’on veut. Pour cela, une méthode de travail co-élaborative (codesign) a été menée en regroupant les participants en 3 équipes (deux en présentiel et la troisième avec des participants à distance) et pour un temps de travail de seulement 2 heures et 30 minutes. Pas assez long pour produire de véritables modules, mais suffisant pour se rendre compte de la puissance créative que peuvent mobiliser des enseignants quand on les stimule à créer ensemble, bref, quand on les invite à décloisonner ! Des enseignants aux profils variés. En guise de brise-glace, on a demandé à chaque participant de se définir en une seule phrase de 7 mots, sans indiquer ni leur nom, ni leur prénom. Ce qui a donné : Biologiste curieux de tout et soucieux d’innover – Je suis enseignante de SVT en lycée – Je… Savoir plus >

Et si l’on renversait l’amphi pour un cours magistral plus collaboratif ?

Peut-on imaginer renverser un amphithéâtre de 120 étudiants pour rendre son cours magistral plus collaboratif ? That is the question ! Tout au moins celle que je me pose depuis un mois, plus exactement quand on m’a demandé de construire pour le prochain semestre un nouveau cours en faculté de médecine. Contrairement à ce que je fais d’habitude dans ce blog, c’est à dire partager avec mes lecteurs des expériences en cours, je vais m’essayer à présenter un projet de pédagogie innovante, tel que je viens de l’imaginer, mais qui ne verra le jour qu’à partir du mois de janvier prochain. Pratiquant la classe renversée depuis 2013 dans mon cours de génétique moléculaire en licence de biologie, je ne me suis jamais posé la question d’innover aussi en amphi de médecine et ceci pour deux raisons. J’y préparais mes étudiants au concours de PACES, aujourd’hui en PASS, et j’en avais bien trop devant moi, jusqu’à 650 candidats il y a deux ans, avant la réforme et les deux confinements dus au COVID-19. Aussi, cette année, lorsque l’on m’a demandé de créer un nouveau cours de biologie cellulaire pour des étudiants en deuxième année de Licence Santé, donc toujours en lice… Savoir plus >

Vive la résistance au changement !

Il faut lutter contre la résistance au changement ! Combien de fois a-t-on entendu ce leitmotiv dans la bouche de celles et ceux qui nous encouragent à innover ? Très souvent, bien sûr. Mais de quelle résistance et de quels résistants parle-t-on ? S’agit-il de perturbateurs de l’innovation, d’immobilistes radicaux, de frileux du changement dont on s’accorde à dire qu’ils représentent au moins les deux-tiers d’entre nous, pour ne pas dire plus ? Parle-t-on d’une majorité, souvent écrasante, qui aurait forcément tort face à une minorité de créatifs et d’innovateurs qui, de leur côté, auraient raison de vouloir transformer le système de manière radicale ? La question se pose notamment dans le domaine de l’éducation quand on aborde le sujet de l’innovation pédagogique, comme s’il y avait des enseignants créatifs, souvent incompris par le système, voire combattus par les collègues, plus classiques, fervents défenseurs des méthodes académiques. Cette opposition entre deux comportements distincts est-elle normale ou pourrions-nous l’éviter car tout simplement stérile ?     La résistance au changement peut se comprendre. Pour expliquer ce qui nous pousse à lutter contre toute forme de changement, il convient d’en lister les causes principales[1]. Cela commence souvent par une mauvaise compréhension des raisons… Savoir plus >

Suffit-il d’évoluer pour innover en pédagogie ?

Suffit-il d’évoluer pour innover dans ses pratiques pédagogiques ? C’est assurément une condition nécessaire, mais est-elle pour autant suffisante ? Avec l’essor croissant du numérique et des « nouvelles » technologies de l’information et de la communication en enseignement (TICE), dont certaines commencent à dater d’ailleurs, il n’est pas rare de constater que bon nombre d’enseignants pensent innover dans leur pédagogie alors qu’ils se limitent à « introduire quelque chose de nouveau dans un domaine particulier », ce qui est le sens littéral du verbe intransitif « innover » provenant du latin « innovare » (de novus, nouveau). Donc, au plus simple pour innover, on pourrait se limiter à faire la même chose, mais en utilisant des méthodes et des outils différents ? Prenons par exemple un enseignant qui a l’habitude de dispenser son cours de façon magistral. Au début de sa carrière, il utilise un tableau noir et une craie pour reporter au tableau ce qu’il pense être utile à la bonne compréhension de son exposé par ses élèves. Au fil du temps, il s’adapte aux innovations technologiques. Il troque ce tableau noir aux allures d’ardoise pour un nouveau, cette fois-ci blanc, en Velléda sur lequel il peut continuer à faire les mêmes… Savoir plus >

La classe renversée en 100% distanciel… qu’en ont pensé les étudiants ?

Après plus de trente ans d’enseignement à l’université, je n’aurais jamais imaginé passer un semestre complet à faire cours 100% en ligne à des étudiants que je n’avais jamais vus, que je ne pourrais pas voir et que je ne verrais jamais plus ! Il aura fallu un nouveau confinement en raison de la pandémie de COVID-19 pour que je vive cela. Pour la première et dernière fois de ma carrière je l’espère ! La classe renversée qui s’inverse à distance. L’année dernière à partir de mars 2020, la situation avait été un peu différente car j’avais déjà terminé les deux tiers de mon cours en classe lorsque nous avions dû passer à distance. Je connaissais donc bien tous mes étudiants, 48 au total, et il m’a été assez facile de m’organiser avec eux pour poursuivre le semestre en distanciel. Ma classe « renversée » dans laquelle je leur demande de construire le cours en équipes, s’était ainsi transformée en classe « inversée » à distance. Cela a consisté à leur faire des mises au point sur des notions de génétique, à répondre à leurs questions pour leur apporter un renforcement de connaissances en lien avec leurs chapitres. La classe reversée en 100% distanciel…. Savoir plus >

Quand le lycée renverse sa classe, comme à l’université !

Pour découvrir en détail l’expérience présentée ici, cliquez sur : Classe renversée de Marianne MAUGARD Pensez-vous que la classe renversée ne puisse se faire qu’à l’université ? Croyez-vous qu’elle nécessite tellement de prérequis et d’autonomie que seuls des étudiants de licence puissent la pratiquer ? C’est souvent ce que l’on me dit quand je partage mon expérience en conférence ou lors d’ateliers pédagogique : « Avec des étudiants comme les vôtres et en génétique, je comprends que cela fonctionne, mais je n’imagine pas faire cela au lycée, au collège ou même en primaire« … et pourtant ? La première réaction de bon nombre d’enseignants est souvent de se dire que cela n’est pas reproductible partout et avec tous types d’élèves ou même toutes sortes de matières. En réalité, il ne s’agit pas de reproduire à l’identique (de « copier-coller’) une innovation pédagogique que l’on trouve intéressante, mais seulement de s’en inspirer. Preuve en est que la classe renversée telle qu’elle est pratiquée à l’université peut aussi trouver sa place en CM1 à l’image de « Ma classe décolle » dont je vous avais déjà parlée lors d’un post précédent. Ce témoignage parmi d’autres me semble vraiment utile pour que tout le monde puisse se dire… Savoir plus >

Deux leviers incontournables pour hybrider en formation !

Télécharger le retour de l’atelier en cliquant sur ce lien !  Comment hybrider la formation au-delà d’une alternance entre des périodes en présentiel et en distanciel ? C’est bien l’une des questions majeures que les institutions d’éducation, écoles et facultés par exemple, ou les organismes de formation continue se posent aujourd’hui, suite aux conditions particulières imposées par la pandémie COVID-19. Deux leviers d’action pour hybrider intelligemment dans nos offres de formation nous ont été inspirés cette semaine, qui ont été présentés lors d’une conférence donnée le 17 février 2021 par Annie JEZEGOU, Professeur des Universités, Université de Lille 1, Laboratoire CIREL-Trigone. Cela s’est passé lors d’un événement intitulé « Dialogue avec la Recherche » qui a été organisé dans le cadre de la Bande KA, laboratoire d’innovation en formation des Hauts-de-France avec  Annemarie KÖKÖSY, Directrice Recherche & Innovation, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille, Mélyne NIEUWJAER, Designer, Bande Ka, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille et Fatma GÜNERI, Ingénieur de Recherche, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille Quels étaient les objectifs de cette conférence-atelier ? Bénéficier d’un apport scientifique sur la thématique de l’hybridation en formation Réfléchir à son application concrète sur le terrain en fonction des besoins propres… Savoir plus >

Amène ton blème !

Cliquez sur ce lien pour vivre ou revivre en mode vidéo la discussion d’Amène ton blème #1  Amène ton blème ! Viens donc avec tes échecs, en particulier ceux que tu as eus en tentant d’innover en classe, et parlons-en de manière à trouver une solution. Telle est la proposition de ce nouveau format d’atelier collaboratif, particulièrement original, qui a été imaginé par HÉMiSF4iRE Design School, dès le début de cette année 2021. Le concept est celui des « failcamps » qui conduisent au succès par échanges constructifs autour de l’échec. En deux mots, des acteurs de terrain viennent présenter leurs échecs lors de tentatives d’innovation pédagogique pour une résolution de problèmes qui se fait en équipes et de manière collaborative. Le premier #ATB, reporté ici, a eu lieu le mercredi 13 janvier 2021 de 16h à 17h30. Les inscriptions libres avaient été enregistrées sur une billetterie  https://lnkd.in/dSppvHu de manière à recevoir le lien Zoom. Merci à Carole BLARINGHEM, directrice de l’innovation pédagogique chez HEMiSF4iRE et première « apporteuse de blème », pour avoir accepté d’essuyer les plâtres et à la quarantaine de participants (ils étaient 70 inscrits en ligne) qui ont accepté de jouer le jeu pour challenger ce premier prototype de failcamp. Le… Savoir plus >