De la créativité à l'innovation

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La maîtrise de l’IA… un atout différenciateur !

A celles et ceux qui se posent encore la question de permettre ou d’interdire l’usage de l’intelligence artificielle (IA) à l’école, voire de manière plus générale dans l’éducation, je vais citer un extrait de l’ouvrage que je suis en train de lire, le dernier de Salman KAHN intitulé : « Un nouveau monde ». Comment l’IA révolutionne l’éducation de nos enfants« . Dans la première partie, l’auteur attire notre attention sur le fait que dans le monde professionnel de demain, vous ne serez pas remplacé par une IA, mais vous pourriez bien l’être par quelqu’un qui sait s’en servir !  De même, lors de rencontres assez fréquentes avec des responsables de ressources humaines dont l’avis nous intéresse puisqu’ils recrutent les jeunes diplômés que nous formons à l’université, il s’avère que la question de l’usage de l’IA commence à entrer en ligne de compte dans les critères d’embauche. On demande par exemple aux candidats à un emploi s’ils savent utiliser les IA, lesquelles et comment ? Ont-ils, lors de leurs études, travaillé avec ces outils et comment ? Ainsi, il est de la responsabilité d’une université ou d’une école de bien former ses étudiants à l’usage de l’intelligence artificielle et celles qui pensent qu’il… Savoir plus >

L’IA générative… un nouveau coach pour les étudiants !

Comment l’IA peut aider les étudiants à réussir leur concours ? Par exemple, celui de la première année de médecine pour lequel mes étudiants s’emploient à travailler bien plus que dans d’autres filières. Cette épreuve reste l’une des plus exigeante du système universitaire français, aussi les étudiants dont seulement 20 à 30% la réussiront, essayaient de mettre tous les avantages de leur côté pour décrocher le saint Graal. Mémorisation massive, charge de travail intense, gestion du stress, esprit de synthèse… autant de compétences à mobiliser dans un temps limité et face à une concurrence des plus sévères. De quoi parfois les décourager ! Mais aujourd’hui, une nouvelle alliée, pour ne pas dire un véritable coach, s’invite dans leurs stratégies de préparation : l’intelligence artificielle générative (IAG). De plus en plus d’étudiants utilisent ChatGPT, Notion AI, Copilot ou des plugins intelligents d’Anki pour renforcer leur apprentissage et mieux les aider dans la préparation du concours. Pour les enseignants, ces outils peuvent paraître flous ou anecdotiques. Pourtant, intégrés avec discernement, ils ouvrent de vraies pistes pédagogiques. Parmi les exercices d’entrainement proposés par ce nouveau coach « artificiellement intelligent », on notera une très grande diversité de services comme 1. Simplifier des notions complexes du… Savoir plus >

Innover en pédagogie… méfiez-vous des apparences !

Télécharger l’article complet publié dans le numéro 242 de l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (AMOPA) en cliquant sur : Article JC2 AMOPA 242 oct 2023 Innover en pédagogie… mais pas n’importe comment ! Quand on parle d’innovation pédagogique, on pense souvent qu’il faut tout chambouler, c’est à dire abandonner les cours magistraux, faire du neuf, être à la page. Pourtant, cette vision simpliste masque une réalité plus subtile. En effet, en matière d’innovation pédagogique, il faut se méfier des apparences ! Ci-dessous quelques notions à avoir en tête : Innover n’est pas un objectif en soi. On n’innove pas « pour innover », ce n’est pas un but. On le fait parce qu’un problème se pose, notamment concernant ses élèves : démotivation, décrochage scolaire, résultats faibles, manque de collaboration… L’innovation devient alors une façon de répondre à une question, de solutionner ce problème, mais pas une posture. Pas d’innovation sans expérimentation. Une idée, aussi brillante soit-elle, ne vaut rien si elle reste dans un carnet. C’est sur le terrain, c’est à dire en en classe avec les élèves, qu’elle devient ou non une innovation car confrontée aux usagers. Les élèves, co-constructeurs de l’innovation. Innover, c’est dialoguer avec… Savoir plus >

La classe renversée au Fenua !

Et si la classe renversée n’avait aucune frontière ? Quand j’ai lancé la première édition de ma classe renversée en janvier 2013 pour mes étudiants en licence de biologie, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour cette pédagogie, inspirée de ma pratique, puisse être expérimentée à l’autre bout du monde. Qui plus est, dans un cadre pédagogique très différent du mien, en l’occurrence celui d’une classe de CM2 en Polynésie française ! Alors que je me déplaçais à Tahiti  en décembre dernier pour participer à un jury de thèse de doctorat dont les expérimentations avaient utilisé les principes de la classe renversée, j’ai été invité dans une école primaire à Mahina, petite commune au nord-est de Papeete, pour découvrir la classe de Madame Mihia WINKELSTROETER. J’y ai découvert une petite révolution tranquille s’opérant dans une classe de CM2 où l’enseignante avait décidé de franchir un cap, celui de passer d’une pédagogie active, telle qu’elle la pratiquait en CM1, à une véritable classe renversée en CM2, directement inspirée de mes travaux. Une expérimentation audacieuse en école primaire, qui replace l’élève au centre du processus d’apprentissage, véritable témoignage d’une démarche aussi exigeante que porteuse de sens. Découvrez ici le détail de l’expérimentation pédagogique… Savoir plus >

La classe renversée évaluée… par ceux qui la pratiquent !

Impossible d’innover en pédagogie sans le feed-back des élèves ! Pour la treizième année consécutive, j’ai ainsi demandé à mes étudiants de me donner leur avis sur la classe renversée, telle qu’ils l’avaient vécue ce semestre dans mon cours de génétique moléculaire. La consigne, toujours la même, étant de souligner les points positifs, ceux leur ayant apporté quelque chose, et les points négatifs, ceux leur ayant posé problème (la méthode du 10/20). Bref, un retour honnête et sans filtre de leur part qui me permet d’améliorer chaque année ma pédagogie et mes interactions avec eux. A vous de découvrir ici leur sentiment général (verbatim au bas de ce post), exprimé juste à la fin des cours et quelques jours avant les examens. Un engagement qui change la donne A la lecture de ces retours, un premier constat s’impose : les étudiants se sentent davantage impliqués dans leurs apprentissages. La construction active de leur propre chapitre, la recherche d’informations pour cela, la conception de schémas en classe et la reformulation des contenus à la lecture des autres chapitres ont permis, selon eux, une compréhension plus profonde et une mémorisation plus durable que dans les formats traditionnels, notamment celui du cours magistral…. Savoir plus >

Comment détecter les passagers clandestins dans un travail collaboratif ?

Comment évaluer l’implication individuelle d’un élève dans un travail collectif ? Voilà peut-être une formulation plus édulcorée pour éviter que le terme de « passager clandestin » ne soit pris au premier degré. Pour ma part, je l’utilise souvent, mais juste avec un peu d’humour et sans mauvaise considération, sachant bien que ceux parmi mes étudiants qui contribuent sans beaucoup d’efforts au travail d’équipe pour avoir une bonne note ne sont pas toujours de mauvais bougres. Peut-être profitent ils tout simplement de ma pédagogie collaborative pour limiter la casse dans une matière qu’ils n’aime pas ? Et puis sont-ils « passagers clandestins » dans toutes les matières ou seulement dans la mienne ? J’espère que non ! Ceci dit, l’évaluation d’élèves dans un travail de groupe pose une question récurrente à beaucoup d’enseignants : comment s’assurer qu’ils soient vraiment actifs, productifs, sans se reposer totalement sur le travail des autres pour obtenir une bonne note ? Il s’agit bien de mesurer leur contribution individuelle à celle du groupe. Dans le cadre de ma classe renversée, où les étudiants construisent eux-mêmes le cours et les questions d’examen, une grande partie de l’évaluation repose sur des notes collectives. Cependant, cette approche peut être perçue comme injuste par… Savoir plus >

De San Francisco à LiDD Ecole de Design !

Les voyages forment la jeunesse… mais ils ont aussi la propriété d’inspirer quand ils sont apprenants ! C’est en mars 2013 que j’ai eu l’occasion, pour ne pas dire la chance, de découvrir le TECHSHOP de San Francisco lors d’une mission de l’enseignement supérieur à Palo Alto avec une délégation d’EducPros emmenée par son directeur de l’époque Emmanuel DAVIDENKOFF. Une belle découverte que ce concept californien lancé en 2006 et qui proposait un espace où les makers, entrepreneurs et étudiants pouvaient accéder à un parc de machines professionnelles et développer leurs projets, un peu comme on fréquente une salle de sport. Lors du même voyage, la visite de la DSCHOOL de l’Université de Stanford m’avait fortement inspirée pour créer en 2017 HEMiSF4iRE à l’Université Catholique de Lille, sorte de laboratoire d’intelligence collective et d’innovation par le design thinking dont l’objectif était d’apprendre à mobiliser la pensée design pour résoudre des problèmes complexes. Les « 4 i » de son nom reflétaient sa philosophie : Inspiration, Idéation, Implémentation et Innovation. Autrement dit, comprendre un problème, générer des idées créatives, tester des solutions et les transformer en innovations viables. Dans le même temps, le TECHSHOP prenait racine à Lille, en partenariat avec l’Université Catholique… Savoir plus >

Envoyer ses élèves au tableau… la meilleure façon d’apprendre ?

Quel enseignant n’a jamais envoyé ses élèves au tableau ? C’est un exercice classique quand on veut les interroger, mais qui ne fait pas partie de leurs activités préférées. En effet, comme cela revient souvent à les évaluer devant l’ensemble de la classe, on peut comprendre les limites dans leur motivation à se retrouver ainsi « scanné » devant les camarades. Et pourtant, parler devant les autres pour expliquer ce que l’on a compris du cours est un excellent exercice pour apprendre. Le tout est de trouver la bonne approche, soit d’imaginer une méthode qui puisse les motiver. Dans la classe renversée, les étudiants passe très souvent au tableau, mais ce n’est pas pour les interroger ! On leur demande juste d’expliquer aux autres et par petits groupes des concepts du cours qu’ils viennent juste de travailler en amont. L’exercice est très simple. Chaque équipe composée de 6 étudiants dispose de 20 minutes de préparation d’un schéma au tableau pour répondre à une question qui leur a été posée par l’enseignant. On dispose d’autant de tableaux que d’équipes, mais il est possible de réaliser cet exercice avec de grandes feuilles de paperboard, ce que je faisais avant d’avoir en ma possession ces… Savoir plus >

Quand l’IA m’aide dans l’évaluation de mon amphi renversé !

Depuis que je me suis lancé dans la pratique de  pédagogies collaboratives, notamment avec ma classe renversée, j’adapte cette méthode à d’autres situations. Je le fais notamment en cours magistral, dans un amphi que je tente aussi de renverser, ce qui n’est pas évident car ayant devant moi plus de 140 étudiants. Il s’agit ici d’étudiant en deuxième année de licence santé à la Faculté de Médecine, Maïeutique et Santé de l’Université Catholique de Lille, dont la très grande majorité a comme objectif de réussir le concours d’entrée en médecine. J’ai donc commencé mon premier cours en mode collaboratif, selon la méthode de « l’amphi renversé », et comme à mon habitude, j’ai demandé à mes étudiants en fin de cours ce qu’ils en avaient pensé. La consigne étant toujours la même, celle de donner à la fois un ressenti positif et un ressenti négatif. Vous trouverez le verbatim de leurs réponses en fin de ce post.  Ceci dit, cette année, j’ai eu l’idée de demander à ChatGPT d’analyser leurs retours en lui proposant le prompt suivant (assez basique, je le confesse) : « Merci de me faire une synthèse des impressions positives et négatives de ces étudiants par rapport au cours collaboratif… Savoir plus >

Treizième classe renversée… c’est parti !

Pour la 13ème année consécutive, la classe renversée a été présentée à une nouvelle promotion de 56 étudiants en licence de biologie de la FGES de l’Université Catholique de Lille. L’objectif de cette première séance, comme tous les ans, était de leur expliquer la méthodologie de travail collaboratif, celle appliquée pour ce cours de génétique moléculaire qui n’est pas donné en mode magistral. En effet, comme toute innovation pédagogique nécessite d’être expliquée aux apprenants de manière à ce qu’ils en assimilent les objectifs d’apprentissage, ce temps d’échange avec eux est fondamental. Les résultats du sondage auquel ont répondu les 56 étudiants en fin de séance ont donné comme avis positifs : Apprentissage actif et significatif : cette méthode permet une meilleure compréhension et mémorisation des connaissances grâce à la construction du cours et à la formulation de questions; elle favorise l’autonomie, la responsabilité et la créativité ; elle est perçue comme enrichissante, dynamique et ludique. Développement de compétences professionnelles : Le travail en équipe prépare à la vie professionnelle (collaborer avec des coéquipiers choisis par d’autres) ; la méthode propose un apprentissage de la recherche documentaire, de l’analyse critique et de la vulgarisation. Évaluation motivante et juste : Le contrôle… Savoir plus >