De la créativité à l'innovation

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Une classe renversée pour sublimer la langue et la culture tahitienne !

Et pourquoi pas une classe renversée pour que l’enseignement d’une langue puisse mettre en valeur la culture de son pays ? Dans le cadre de son travail de thèse sur la transmission des langues et cultures polynésiennes, ma collègue Karine FROGIER-LEOCADIE a été inspirée par ma classe renversée qu’elle a adaptée à son contexte universitaire pour repenser l’enseignement du tahitien à l’Université de la Polynésie française (UPF). J’ai eu beaucoup de plaisir à participer ce 11 décembre 2024 à sa soutenance de thèse en Sciences du langage pour qu’elle obtienne son doctorat délivré par l’Université des Antilles… une histoire d’îles en quelque sorte !      Dans son mémoire de thèse, Karine FROGIER-LEOCADIE rappelle que l’essence même de la classe renversée réside dans l’inversion des rôles habituels entre enseignant et étudiants. Ces derniers deviennent acteurs de leur apprentissage en préparant eux-mêmes les contenus pédagogiques, ce qui différencie la méthode des classes inversées habituelles. Dans ces expérimentations, les étudiants ont été invités à traduire en tahitien (le « reo tahiti » qui est l’une des cinq langues de la Polynésie française) des passages de l’ouvrage Le Prophète de l’auteur libanais Khalil Gibran. Ce processus a nécessité qu’ils mobilisent leurs compétences linguistiques et culturelles… Savoir plus >

Inversée ou renversée, ma classe… quelles différences ?

Quelle différences entre une classe inversée et une classe renversée ? Cliquez sur ce lien pour le découvrir à travers ce dossier de la Délégation d’Accompagnement à la Créativité, l’Ingénierie et la Pédagogie (DACIP) de l’Université de Lorraine : Classes-inversees-et-renversees Dans le domaine des pédagogies dites actives (pléonasme puisqu’une pédagogie qui est littéralement le fait d’accompagner un apprenant est donc normalement active), différents concepts se distinguent par leur capacité à transformer les pratiques habituelles d’enseignement. Parmi eux se trouvent les méthodes collaboratives de la classe « inversée » et la classe « renversée ». Ces deux approches ne sont pas totalement distinctes, mais plutôt deux variantes d’une même philosophie pédagogique visant à rendre les élèves un peu plus « acteurs » et non simplement consommateurs de leur apprentissage. La classe renversée est d’ailleurs considérée comme un type particulier de classe inversée (dixit Marcel LEBRUN), où la collaboration entre pairs atteint juste son paroxysme. A leurs façons, classes inversées et renversées incarnent une version innovante de l’enseignement, que l’on pourrait qualifier de pédagogie collaborative, en recentrant les rôles des enseignants et des apprenants autour de la co-construction des savoirs. Dans sa forme classique, la classe inversée, aussi appelée « flipped classroom », redistribue les rôles entre le cours magistral… Savoir plus >

Pour innover en pédagogie, il faut oser… s’inspirer !

Doit-on s’inspirer uniquement dans son contexte professionnel ? Je ne pense pas et pourtant c’est souvent ce que j’entends en journées pédagogiques avec des enseignants ou des formateurs qui ont du mal à sortir de leur matière et de leur classe. Comme si innover en pédagogie était si différent d’une situation à l’autre, d’une matière à l’autre, d’un profil d’apprenant à l’autre … ? Bien sûr, il faut toujours contextualiser ses méthodes. Le « copier-coller » en matière d’innovation pédagogique ne fonctionne pas. Seul le cours magistral est transposable partout, même s’il s’avère souvent inefficace quand employé à 100% de son temps. Aussi, s’inspirer des autres reste la meilleure façon d’oxygéner sa pratique pédagogique, pour peu que l’on ose faire un pas de côté. Un peu de divergence est salutaire qui n’empêche pas, bien au contraire, de poursuivre en convergence pour adapter ce que l’on découvre à son propre contexte professionnel. Lors d’une journée pédagogique récemment organisée pour des formateurs, une conférence sur la « classe renversée » a précédé un atelier collaboratif dans lequel les participants ont été amenés à co-construire un cours, dans un premier temps à destination de lycéens, puis dans un deuxième temps à destination de leurs propres publics. Il… Savoir plus >

Et pourquoi pas de l’IAGogie aussi dans sa classe ?

J’ai récemment découvert dans un article sur le net le terme de « pairagogie » (certains diront même paragogie) pour décrire un modèle d’apprentissage collaboratif centré sur l’entraide entre pairs, c’est-à-dire entre personnes ayant des niveaux de compétences et de connaissances comparables ou complémentaires. Je me suis alors dit qu’avec ma classe renversée, je pratiquais cette pairagogie un peu comme Monsieur Jourdain, sans le savoir. En effet, cette méthode que je qualifie pour ma part de collaborative, comme les classes inversées, renversée, mutuelles ou flexibles, contrairement aux approches traditionnelles où l’enseignant est la source principale de savoir, valorise la co-construction des connaissances et le partage d’expériences entre les apprenants. Un apprentissage par les pairs en quelque sorte ! Aussi, puisque ma pédagogie ainsi transformée en pairagogie, a maintenant intégré l’usage de l’intelligence artificielle générative (IAG), notamment dans la construction du cours par mes étudiants, voire la génération de questions pour les évaluations, alors pourquoi la limiterai-je à de la pairagogie ? Peut-être va-t-elle me faire évoluer vers de la iagogie ? L’IAGogie kézako ? En s’autres termes, puisque l’IAG est entrée dans ma classe et que je l’utilise comme mes étudiants pour transformer mes pratiques pédagogiques, ce néologisme pourrait désigner de nouvelles… Savoir plus >

De la classe renversée au réseau de la pédagogie !

Lien pour accéder à l’interview : Interview JC2 Partager ses expériences est la première étape pour donner envie aux autres de se lancer dans une pratique pédagogique innovante. Bien sûr, l’objectif n’est pas d’innover pour innover, mais bien de faire évoluer ses pratiques en réponse à un besoin particulier. Il peut s’agir par exemple de rendre sa classe plus collaborative, ce qui est mon cas, mais aussi en réponse à bien d’autres préoccupations comme par exemple lutter contre le décrochage, gérer des différences importantes de niveaux entre élèves d’une même classe, remotiver et engager des apprenants qui n’ont pas trop d’intérêt pour la matière, hybrider son enseignement en mixant le présentiel et le distanciel… voire même aujourd’hui intégrer l’usage de l’intelligence artificielle générative (IAG) dans son cours et/ou ses méthodes d’évaluation. Autant d’innovations pédagogiques à imaginer que de situations dans lesquelles on se trouve ! Dans cette interview réalisée par mes collègues Hervé DANSART et Mélyne NIEUWJAER pour le Réseau de la Pédagogie de l’Université Catholique de Lille, j’explique comment mon expérience de classe renversée me permet d’inciter mes collègues enseignants à innover aussi dans leur pédagogie. Bonne lecture à vous !

Pour un usage intelligent de l’IA générative en classe !

Pour accéder à l’interview : Interview JC2 ECA 2024 L’IA n’est efficace que lorsqu’elle est connectée à l’intelligence humaine ! A l’occasion d’une interview menée par la revue Enseignement Catholique Actualités (ECA), j’ai eu l’occasion de répondre à Mireille BROUSSOUS sur ma façon de considérer l’Intelligence Artificielle Générative (IAG) et son usage dans le monde de l’éducation. Ci-dessous, une synthèse de cet entretien et en pièce jointe l’original de l’article dans ECA. Que peuvent faire les élèves avec l’IAG ? L’intelligence artificielle générative (IAG) suscite beaucoup de débats dans l’éducation, mais une chose est claire : elle peut réellement soutenir l’apprentissage des apprenants à condition qu’ils soient bien formés pour l’utiliser de manière intelligente et réfléchie. Loin de remplacer le travail humain, l’IAG agit comme un assistant qui les accompagne dans leur parcours éducatif. En voici quelques usages concrets pour qui permettent d’enrichir les apprentissages et faciliter le travail quotidien d’élèves ou d’étudiants. Ne plus faire de fautes d’orthographe ! Les correcteurs orthographiques sont omniprésents dans les logiciels de traitement de texte. Mais des outils comme Scribens, par exemple, vont bien au-delà de la simple correction. Ils permettent aux élèves de non seulement identifier leurs erreurs, mais aussi de comprendre… Savoir plus >

Voyage en PédagogIA !

Quoi de mieux qu’un petit Voyage en PédagogIA pour mieux comprendre l’intelligence artificielle (IA) et les perspectives de son usage dans le monde de l’éducation ? Ci-joint un dossier vraiment bien documenté publié en août-septembre 2024 (numéro 422) par la revue ECA (Enseignement Catholique Actualités) ? Très honoré d’y avoir contribué en répondant aux interviews de Mireille Broussous qui m’ont permis notamment de défendre l’idée que l’IA n’est efficace que connectée à l’intelligence humaine ! Interview JC2 ECA 2024 Pour accéder au contenu du dossier : Dossier PedagogIA (page 1 à 8) du numéro … de la revue ECA :  DOSSIER IA Revue ECA 2024 (partie 1) Dossier PedagogIA (page 8 à 16) du numéro … de la revue ECA :  : DOSSIER IA Revue ECA 2024 (Partie 2)        

Je dessine mon cours… donc je suis !

Peut-on dessiner son cours avant de le dispenser ? Un enseignant peut-il s’immiscer dans la peau d’un designer pour innover en pédagogie, en créant par exemple des séances dont les objectifs peuvent être différents : produire du contenu, analyser des données, échanger sur des concepts ou des mécanismes, produire des questionnements avant de travailler pour y répondre, évaluer le niveau de connaissances ou les évolutions de compétences de ses élèves… ? Peut-être que s’inspirer des designers, penser et agir comme eux (qui n’a jamais entendu parler du design thinking ?) peut devenir pour lui une approche intéressante ? A vous de juger…     Depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, puisque j’ai commencé à renverser ma classe en 2013, je me surprends à dessiner mes plan de cours sur une tablette graphique et non plus à les écrire. Chacune de mes séances de cours se construit de manière « originale », et se déconstruit aussi d’une semaine à l’autre, même si des typologies de mises en situation ou d’exercices reviennent souvent car contribuant soit à la construction du cours par les étudiants, soit à son analyse ou à la résolution de problème amenés par l’enseignant… moi-même devenu leur « étudiant ». On peut parler de… Savoir plus >

Partager ses pratiques… le premier pas vers l’innovation !

Échanger sur ses pratiques est essentiel pour innover et cela s’applique aussi à la pédagogie. C’est même, à mon avis, la première étape à franchir avant de se lancer  ! En effet, bien que l’on s’accorde à dire qu’il est nécessaire de faire évoluer son enseignement pour mieux répondre aux besoins de ses apprenants, cela demande néanmoins de la motivation et de l’inspiration. En pédagogie, une solution existe pour arriver à cela. Elle consiste à inviter les enseignants qui innovent à partager leurs pratiques avec les collègues. Ces échanges sont non seulement importants pour eux qui ont besoin d’avoir un regard critique sur ce qu’ils font, mais indispensables pour les autres qui n’osent pas encore, ou qui ne savent pas comment, faire évoluer leurs méthodes pédagogiques. Ouvrir les portes de sa classe ! Pour ma part, lorsque je me suis lancé dans la classe renversée en 2013, j’ai immédiatement décidé de publier (c’était sur ce blog avec ma classe en « do it yourself ») cette expérience avec les réactions positives et négatives de mes étudiants, ce qui a soulevé beaucoup de réactions intéressées, voire même circonspectes des lecteurs. Et puis, j’ai ouvert physiquement les portes de ma classe invitant mes collègues… Savoir plus >

L’IA s’invite dans ma classe… même pas peur !

Pour visionner la vidéo de la conférence, cliquez sur : l’IA s’invite dans ma classe,… même pas peur ! L’IA dans ma classe… même pas peur ! Merci à l’Association ANSTIA de m’avoir invité à donner cette conférence ce 11 juin 2024, « chez moi » à l’Université Catholique de Lille pour leur événement national « Pedagolab ». Le regard d’un prof qui voit débarquer un nouvel élève, légèrement « augmenté », dans sa classe… une bonne entrée en matière comme partage d’expérience.