De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Classe renversée

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Quand la classe renversée s’inverse ! Qu’en pensent les étudiants ?

Peut-on inverser une classe renversée ? La question peut surprendre, mais elle se pose quand on décide d’aider ses étudiants à comprendre les cours qu’ils ont écrits eux-mêmes. Après 6 séances de classe renversée en génétique moléculaire, soit 12 à 14 heures qui ont permis aux étudiants de construire le cours (6 chapitres) par eux-mêmes et en équipes, il leur a été proposé de passer en classe inversée. L’idée était de prendre du temps pour répondre à leurs questions, pour résoudre les points d’incompréhension relatifs au contenu des chapitres qu’ils avaient rédigés et pour préparer ensemble les questions susceptibles de tomber à l’examen final. Dans ces nouvelles séances de classe inversée (nommées ainsi car les étudiants sont censés avoir appris le cours chez eux avant de venir en classe pour « faire leurs devoirs » avec l’enseignant), plusieurs temps de travail ont été organisés qui sont dans l’ordre : la rédaction en équipe de questions à destination de l’enseignant (celui-ci devenant l’élève qui va devoir répondre à « ses professeurs », ceux qui ont écrit le cours), la réponse collective à une même question sous la forme de « tableaux tournants » ou l’utilisation de schémas annotés (toujours en équipe) pour répondre à des questions de définition. Pour savoir ce que… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 1)

Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants veulent échanger différemment avec leurs enseignants, voire établir avec eux un véritable dialogue. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille qui regroupe notamment  5 facultés (droit, médecine et maïeutique, gestion économie et sciences, lettres et sciences humaines, théologie) pour 7000 étudiants. Elle a conduit en 2012 à un programme ambitieux intitulé « Horizon 2020 » qui a incité les enseignants-chercheurs à s’engager dans des expérimentations d’innovation pédagogique. Pour cela, des ateliers de créativité ont été organisés qui ont permis de se demander comment faire évoluer les méthodes d’enseignement ? Ils ont conduit à décider comment construire certains de ces enseignements de manière différente, pour placer notamment le contenu des interventions des enseignants dans une autre perspective que celle traditionnellement envisagée, à savoir conduire les étudiants vers un développement de leurs capacités réflexive et critique. La pédagogie inversée, sous ses différentes formes, est l’une des pistes qui a été choisie au côté d’autres comme l’utilisation de cartes mentales, la construction de serious game, l’usage de WebTV et de Wiki radio, l’enseignement à distance… Savoir plus >

Au revoir les notes sur 20,… la classe renversée préfère les bons points !

Dans la classe renversée, puisque les étudiants produisent eux-mêmes le cours en se connectant sur internet ou en consultant des ouvrages disciplinaires, il n’est plus nécessaire de focaliser le contrôle continu sur la seule évaluation de leurs connaissances. On réservera cela à l’examen final. La méthode de contrôle continu qui est choisie est alors celle de l’attribution de points, additionnables sans maximum de manière à obtenir des scores à la place de la sempiternelle note sur 20. Utiliser des points en guise de scores, comme on utilisait auparavant à l’école primaire des « bons points » n’est pas un problème. Il est toujours possible ensuite de les transformer en notes sur 20 à la fin du module, ne serait-ce que pour pouvoir les moyenner, éventuellement, avec celles d’un devoir surveillé ou d’un exposé qui serait noté en conditions « normales ». Les scores correspondent à une addition de points que les étudiants obtiennent, soit à titre individuel, soit par le travail en équipe. Ils constituent un véritable capital qui ne demande qu’à être bonifié.

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :

Premier jour de classe renversée. Qu’en pensent les étudiants appartenant à deux promos de licence différentes ?

La troisième année de prototypage de la « classe renversée » a débuté ce mois de janvier 2016. Comme je l’ai détaillé dans mes posts précédents, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. 48 de ces étudiants sont dans un parcours de licence générale et 20 d’entre d’eux sont en licence dite Agroqual, organisée par l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de Lille, beaucoup plus appliquée (ces 20 étudiants sont en alternance en entreprise). Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Il leur avait été demandé, quelques semaines avant le début du module et après présentation de la méthode, de donner leur avis sur celle-ci, avant même de l’avoir utilisée et de mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée. Les deux groupes d’étudiants suivent la classe renversée, mais en séances différentes : 6 équipes de 8 étudiants pour les L3 et 3 équipes de 6 à 7 étudiants pour la licence Agroqual. Voici leurs impressions à la fin de la première séance, sachant qu’il leur a été demandé comme dans les évaluations précédentes de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction.

Une classe renversée à l’Ecole du Feu. Des pompiers belges qui pratiquent l’innovation pédagogique en formation professionnelle !

Récemment, l’Institut Provincial de Formation du Hainaut en Belgique a proposé un retour d’expérience dans la revue Formation et Profession (« Chronique – Technologies en éducation ») signé par Joachim De Stercke et intitulé : « Une classe renversée à l’Ecole du Feu : récit d’une expérience pédagogique en formation professionnelle », Formation et Profession, 23 (2), 83-86. Dans cette expérience qui concerne la formation des adultes, l’approche de la pédagogie inversée a été choisie avec un mixte de mise à disposition de documents, de recherche en « do it yourself » et d’utilisation de tableaux interactifs. Les participants ont utilisé différentes méthodes dont celles des « ateliers tournants », variante des tableaux tournants, méthode déjà décrite dans l’une de nos expériences à l’université.  Cette expérience de classe renversée à l’Ecole du feu a conduit ses organisateurs à un constat d’efficacité d’une méthode pédagogique, jusqu’alors plus souvent utilisée dans la formation initiale à l’école ou à l’université. Elle a aussi conduit à une satisfaction des apprenants, qui malgré la nouveauté de l’approche, s’y sont familiarisés et l’ont trouvée positive. Que demander de mieux ? Vous pouvez lire l’article de Joachim de Stercke dans son intégralité en cliquant sur : Classe renversée à l’Ecole du Feu

Comment passer d’une bonne idée à une véritable innovation ? Un seul chemin,… celui de l’expérimentation !

Comment passer d’une bonne idée à une véritable innovation ? Très certainement en passant par le prototypage, c’est à dire l’expérimentation. Un exemple est donné avec la classe renversée, une expérimentation menée avec un enseignant et ses étudiants à l’Université Catholique de Lille. A découvrir en cliquant sur ce petit film explicatif, tournée à l’occasion d’un atelier créatif avec l’entreprise KIABI à l’occasion de son événement « Innovation Play » qui a été organisé du 24 au 26 novembre 2015. L’innovation pédagogique comme une illustration L’innovation pédagogique est une dynamique vitale en éducation, mais aussi un processus continu.

Avez-vous envie de renverser la classe ? Le sentiment partagé des étudiants à l’annonce du cours en « do it yourself »

Pour la troisième année consécutive, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté aux étudiants de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Comme les années précédentes, il leur a été demandé en fin de présentation de donner leur avis sur cette méthode, avant même de l’avoir utilisée. Il leur a été demandé de donner chacun obligatoirement 2 avis positifs et 2 avis négatifs, ceci indépendamment de leur sentiment général. En fin d’enquête, ils ont pu mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée qui débutera au deuxième semestre. Voici les résultats :  AVIS POSITIFS Approche par soi-même – méthode différente, non « conventionnelle » – très motivant, cela donne envie de tester cette nouvelle façon d’apprendre – facilité, ayant déjà testé cette méthode seule, étudier en enseignant, je sais que c’est plus simple de retenir de cette manière – construire le cours – être noté sur les compétences et non pas uniquement sur les connaissances – la méthode semble plus ludique (x3) qu’un cours magistral classique –

De la créativité à l’innovation pédagogique, un exemple de prototypage avec la classe renversée

La créativité permet d’avoir de nouvelles idées. L’expérimentation ou prototypage permet de les transformer en de véritables innovations. Cela est vrai dans tous les domaines d’activités, dont celui de la pédagogie. Un exemple est détaillé ici avec de nombreuses illustrations. C’est l’aventure de la « classe renversée », un idée originale que l’on essaye de transformer en innovation. Une réalisation des studios MEDIACUT, Tourcoing.