De la créativité à l'innovation

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La peur de l’examen disparait-elle avec l’innovation pédagogique ? Sans doute pas !!!!

La peur de l’examen, le stress au moment de le passer,… peuvent-ils disparaître lorsque l’on emploie des méthodes pédagogiques innovantes ? Ou bien, est-ce le contraire ? Les innovations pédagogiques n’augmentent-elles pas le risque de stress pour une population d’étudiants tellement habituée à être interrogée de la même manière ? C’est ce que l’on a voulu savoir dans le cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Comme vous l’avez lu dans les épisodes précédents, les étudiants qui construisent le cours eux-mêmes ne sont plus évalués sur la base de leurs connaissances en contrôle continu, mais sur leurs aptitudes à respecter les délais de livraison d’un chapitre et à se transmettre les chapitres d’un groupe à l’autre pour la phase d’apprentissage. Ils organisent eux-mêmes les QCM, interrogations et même le DS. La seule chose qui ne change pas est l’examen final qui sera individuel, sans document et rédigé de manière anonyme (normal pour un examen universitaire). Aussi, les étudiants commencent à se poser des questions… le stress monte ! Voici ci-dessous leurs satisfactions et leurs appréhensions quant aux méthodes d’évaluation qui leur ont été proposées pour le contrôle continu (évaluation des compétences) et pour l’examen (évaluation de connaissances) :

Le QCM inversé : un outil qui permet d’apprendre et non plus d’interroger !

Il est impossible de construire un questionnaire à choix multiple (QCM) si on ne connaît pas son cours. Même les professeurs les plus expérimentés sont obligés de lire avec précision le contenu de leur cours pour être capables de rédiger un QCM et d’y proposer tout un choix de bonnes et mauvaises réponses. C’est ce que l’on fait dans les cursus contenant des concours (comme la première année commune des études de santé) et pour lesquels il n’est pas nécessaire de corriger les copies. Un simple tableau avec des cases cochées ou pas y suffit. Aussi, la question s’est posée de l’utilisation d’un QCM, non plus pour interroger des étudiants, mais pour les obliger à connaître leur cours. Il suffisait alors de leur demander de construire eux-mêmes ces QCM. Voilà qui a été testé dans la cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Les étudiants ont été invités à écrire deux QCM avec 5 choix de réponses (un QCM par chapitre qu’ils construisent eux-mêmes). Au moins l’une des réponses proposées devait être bonne. Le barème était le suivant : 5 points pour une réponse 100% exacte, 2 points pour une réponse incomplète et 0 point lorsque l’une des réponses fausses avaient… Savoir plus >

Quand le DS ne contrôle plus les connaissances… une nouvelle pédagogie en 3.0 !

Dans l’inconscient collectif, un « devoir surveillé » est une épreuve écrite qui permet de contrôler le niveau de connaissances d’un apprenant. C’est sans doute culturel, mais force est de constater que dans ce domaine, les innovations sont plutôt rares. Ainsi, quand on parle de DS, tout le monde s’accorde sur une chose : cela se passe dans une salle de classe avec des tables et des chaises alignées, sous la surveillance plus ou moins aiguisée d’un enseignant ou de tout autre personnel. Les étudiants dont on va évaluer le savoir attendent avec un certain stress l’énoncé du problème ou la liste des questions, puis vient la « sonnerie » indiquant que l’épreuve est commencée. Mais peut-il en être autrement ? Peut-on imaginer qu’un DS serve à autre chose qu’à évaluer des connaissances, qu’à vérifier si le cours a bien été appris ? Pourrait-il permettre par exemple aux étudiants de progresser dans la compréhension de leur cours ? C’est ce que nous avons expérimenté le 13 février 2014 avec une promotion d’étudiants de troisième année de licence lors d’un cours de « Génétique moléculaire en DIY ». Cela s’est fait dans le cadre d’une démarche de pédagogie innovante qui développe l’autonomie des étudiants en les impliquant de manière active… Savoir plus >

L’interro inversée… quand les étudiants posent les questions et notent le prof !

Imaginez que l’on inverse les rôles et que ce soit aux étudiants d’évaluer les profs ? Je ne parle pas d’évaluation de la qualité de leurs enseignements, mais bien de leurs connaissances ! En d’autres termes, imaginez que des étudiants rédigent eux-mêmes une interrogation écrite ou un devoir surveillé en lien avec leur cours et qu’ils construisent en même temps le barème. Ils pourraient alors interroger leur professeur… et même le noter sur 20. Ce serait le monde à l’envers ! Et bien, l’expérience a été tentée cette semaine à la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université Catholique de Lille avec des étudiants en troisième année de licence de biologie dans le cadre du cours de génétique moléculaire en DIY (http://blog.educpros.fr/jean-charles-cailliez/2013/11/25/do-it-yourself-et-serious-game-pour-une-pedagogie-innovante-a-luniversite). On leur a demandé de formuler des questions à 5 points avec un barème de leur choix. Les questions ont été rédigées par 6 groupes construisant chacun 2 chapitres du cours. Charge au professeur, en l’occurrence votre humble serviteur, de répondre à ces questions et de rendre sa copie à l’ensemble de la classe. L’interro inversée… plus fort que la classe inversée ! Angoisse de l’attente de la note pour celui qui avait plutôt l’habitude de corriger ses copies et non de les rédiger. Les… Savoir plus >

Avec l’interro « 100% DIY », les étudiants se débrouillent seuls. Plus besoin du prof !

Peut-on imaginer une interrogation en début de cours, sans que le professeur n’intervienne, ni pour le choix ou la formulation des questions, ni pour la construction du barème, ni pour la surveillance de l’épreuve, ni pour la correction des copies ? Bref, seulement pour récupérer les notes ! L’expérimentation a eu lieu le jeudi 23 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille lors du cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself » en licence 3.

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances ?

Texte complet téléchargeable sur : Réactions L3 vidéo de François Taddéi En guise d’introduction au cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), dont le titre était : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ». Il s’agissait de les sensibiliser à cette nouvelle démarche d’innovation pédagogique en génétique moléculaire dont l’expérimentation a commencé avec eux le 16 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille. Voici dans le désordre les réactions de Yohan, Charlotte, Olivia, Alexia, Nathan, Eudes, Thibaut(s), Guillaume, Justine, Laura, Mathilde(s), Paul, Clémentine, Hélène(s), Louis, Quentin, Marie, Antoine, Camille, Constance, Apolline, Jean-Guillaume et Cécile.