De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation pédagogique

Enseigner, c’est apprendre deux fois !

Enseigner, c’est apprendre deux fois ! Tel était le titre du séminaire organisé le 24 mars 2022 par mon collègue Philippe RUFFIEUX, enseignant-chercheur et PhD en Sciences de l’Éducation, à HEP Lausanne (Haute École Pédagogique du Canton de Vaud, Suisse) et de la conférence renversée que j’ai eu le plaisir d’animer avec lui et Hélène CROCE-SPINELLI, Maître de Conférence à l’Université de Lyon et Monica GATHER THURLER, Professeur émérite à l’Université de Genève. Vous découvrirez dans la vidéo ci-jointe le déroulé complet de cette journée qui nous a permis de faire construire par les participants eux-mêmes le contenu de la conférence. Une méthode de travail collaboratif, inspirée des classes mutuelles et de la classe renversée, comme nous les pratiquons avec nos étudiants à l’université, que ce soit en Suisse comme en France. Une belle manière d’allier le fond à la forme lors de cette conférence renversée, en toute cohérence avec nos pratiques pédagogiques. Quoi de mieux que de faire découvrir nos pédagogies collaboratives qu’en les faisant vivre aux participants d’un séminaire ? Jugez-en par vous-mêmes !

Interview de la classe renversée… une autre façon de la découvrir !

Retrouvez l’interview en cliquant sur : La classe renversée ! Si vous désirez découvrir différemment la classe renversée et comment elle a été imaginée, puis mise en place à la Faculté de Gestion, Économie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille, je vous invite à suivre cette interview que j’ai donnée pour Les Adultes de demain qui est un pod-cast sur l’éducation bienveillante et la parentalité. Merci à Stéphanie d’Esclaibes pour m’avoir sollicité dans cet exercice que j’ai eu beaucoup de plaisir à partager avec elle. Je reviendrai vers vous prochainement avec un autre témoignage sous forme d’interview, celui d’étudiants qui ont suivi cette pédagogie collaborative. En attendant, vous pouvez lire leurs réactions une fois la classe renversée terminée.

Mes étudiants ont-ils aimé que je renverse l’amphi ?

L’amphi « renversé », tel que je l’avais conçu, vient de se terminer cette fin de semestre. Mes étudiants ont-ils apprécié le mode collaboratif que je leur avais concocté en guise d’innovation pédagogique ? Inspiré de ma classe renversée en génétique moléculaire, celle que je pratique habituellement avec des étudiants en L3, ce nouveau cours magistral en biologie cellulaire, cette fois-ci avec des L2 en parcours santé, a été créé pour l’occasion. Comme la promotion était de taille importante (135 étudiants) pour seulement 10 séances de 2 heures de cours et en amphithéâtre, il s’est alors muté en « cours magistral interactif« . Contrairement à la classe renversée, je ne leur ai pas demandé de construire le contenu des chapitres du cours, mais seulement d’utiliser cette méthode en début de séance pour répondre en équipe de 2 à 5 étudiants à une question que je leur posais en lien avec la thématique du jour (celle du chapitre qui allait être traité en cours magistral). Ils m’avaient déjà donné un premier avis en fin de chaque séance « un cours brouillon pour donner du goût à l’amphi !« . Je voulais maintenant avoir leur évaluation finale, une fois le module terminé, soit après 10 séances de 2… Savoir plus >

Innover en pédagogie, une question de posture !

A l’occasion d’un webinaire organisé par La Fabrique de CANOPE le 28 mars 2022 et qui était intitulé : « Innover en pédagogie, une question de posture !« , une centaine d’enseignants et de formateurs a pu suivre ma conférence à ce sujet et me poser leurs questions. Dans ce blog, je réponds à certaines d’entre elles, celles auxquelles je n’ai pas eu le temps de répondre en direct, non pas pour apporter une « bonne » réponse, mais plutôt pour susciter le débat à partir de ma perception personnelle, elle-même sujette à controverse, ce que je vous invite à faire ici. Le teaser de ma conférence était : Innover en pédagogie, cela ne veut pas dire « faire du neuf ». Ce n’est pas non plus un but en soi. Innover en pédagogie est un état d’esprit. On innove pour ses apprenants avec un objectif précis, mais surtout on innove avec eux, en les impliquant jusque dans la transformation de la méthodologie. Il s’agit donc bien d’une question de posture. Des illustrations seront données à partir d’expériences menées dans le cadre de pédagogies collaboratives, dont ma classe renversée, qui permettent aux participants du webinaire de s’inspirer pour innover dans leurs propres pratiques pédagogiques…. Savoir plus >

Innover en pédagogie… tout d’abord un état d’esprit !

Ci-joint le lien vers la conférence associée à cet article : « Innovation : mythes et réalités » de Jean-Charles Cailliez enregistrée le 30 mars 2022 au Lab MInnov du Ministère de l’Intérieur à Paris à l’occasion du lancement de son cycle de conférences « de l’acculturation à l’innovation ». On réduit souvent l’innovation pédagogique au fait d’enseigner vraiment différemment. Au fait de vouloir tout changer ou presque dans la façon de transmettre ses connaissances, quitte à mettre de côté les bonnes vieilles méthodes académiques. Comme le monde a changé et que nos élèves ne sont plus les mêmes, on arrive assez vite au constat qu’il faut évoluer dans sa pédagogie, n’en déplaise à ceux qui s’arc-boutent au présent et résistent au changement. On pourrait donc s’en tenir là s’il n’était pas nécessaire de définir ce qu’est vraiment innover en pédagogie. Tout d’abord, il convient de rappeler qu’innover n’est pas un but. Si on décide de le faire en pédagogie, c’est pour une raison bien précise. Celle-ci peut être que ses élèves collaborent davantage, qu’ils soient plus motivés en classe, que leurs apprentissages soient facilités, que leurs résultats aux examens soient meilleurs… ou encore pour lutter contre le décrochage. Autant de raisons différentes qui… Savoir plus >

Les devoirs collectifs… qu’en pensent les élèves ?

Il est peu fréquent de proposer à ses élèves une épreuve d’examen ou de contrôle continu qui soit collective, c’est à dire réalisée en équipe ! C’est pourtant ce qui est devenu habituel dans la classe renversée. Ainsi le 16 mars 2022, comme chaque année depuis 8 ans un devoir non surveillé et connecté a été proposé aux étudiants de mon cours de génétique moléculaire pour leur note de contrôle continu. Ci-dessous ce qu’il en ont pensé. De plus, comme je leur attribue la même note d’équipe (note collective) quelle que soit leur implication individuelle dans le groupe, j’ai besoin de vérifier s’ils s’impliquent tous au même niveau. C’est la détection de ceux que j’appelle sans aucune méchanceté les « passagers clandestins ». Pour cela, j’utilise une version modifiée d’un test d’entreprise qui est le test du 180°   Ci-dessous les réactions de mes étudiants à la fin du DS en équipe et du test du 180°. De quoi me conforter dans la poursuite de mon innovation pédagogique qui tient compte du retour de mes étudiants. Impressions des étudiants concernant le DS en équipe : J’avais des appréhensions sur le fait de faire le DS en groupe (tous s’écouter et s’accorder), mais… Savoir plus >

On innove pour, mais surtout aussi… avec ses élèves !

En matière d’innovation, l’usager a toujours raison ! Dit autrement, on s’accorde à penser qu’il est nécessaire, pour ne pas dire obligatoire, de demander régulièrement l’avis des usagers, surtout quand on leur propose une innovation. Cela parait évident puisque ce sont ces usagers qui font usage du produit ou du service que l’on a imaginé pour eux et que leur avis devient alors primordial au fur et à mesure qu’ils avancent dans son utilisation. Comme ferait-on d’ailleurs pour progresser dans l’amélioration d’un service si l’on restait insensible, pour ne pas dire sourd, à leur feed-back ? Impensable ! Dans le monde de l’éducation, par contre, cela n’est pas aussi évident. Lorsque l’on décide d »innover en pédagogie, très souvent pour le « bien » de ses élèves, on n’a pas toujours, loin de là, le réflexe ou l’habitude de leur demander leur avis. Puis que l’on a construit l’innovation pour eux et que l’on est expert dans la matière que l’on enseigne, notre innovation ne peut que leur convenir. Au pire, on leur expliquera que c’est pour leur bien. Qu’ils nous fassent confiance, après tout ! A l’occasion d’un cours en amphi imaginé en mode collaboratif, et dont je vous ai déjà retourné… Savoir plus >

Un « cours brouillon » pour donner du goût à l’amphi !

En novembre dernier, j’avais imaginé de renverser mon amphi pour un nouveau cours de biologie cellulaire en faculté de médecine qui se voulait plus collaboratif. Et bien voilà qui est fait ! De manière humoristique, j’ai retenu que la critique majeure de certains mes étudiants avait été qu’il avaient trouvé le cours « brouillon ». Une perche tendue pour le titre de ce post, car de manière évidente, ils ont été une très grande majorité à me remercier à la fin de la séance pour le niveau d’interactivité obtenu, ce qui est très rare en cours magistral, qui plus est de médecine. Bref, une innovation pédagogique qui leur a donné envie de travailler ensemble et avec le professeur… de quoi  donner un goût nouveau au cours magistral ! Ci-dessous les réactions positives et négatives de mes 130 étudiants, suite à la première séance qui a eu lieu ce mardi 22 février 2022, date facile à retenir car palindromique (22.02.2022) ! La consigne qui leur a été donnée en fin de séance était celle de la note du 10/20, la meilleure façon de suivre la perception d’une innovation par les usagers eux-mêmes ! Impressions positives : J’ai bien aimé la première partie d’interaction… Savoir plus >

Les liaisons dangereuses… pour innover sous forme d’intrigue !

Télécharger ici les défis du jeu des liaisons dangereuses : jeu des liaisons dangereuses Un peu d’intrigue et une certaine dose d’humour en pédagogie, voilà peut-être le secret pour innover dans sa pédagogie ? Qui plus est, quand une innovation plutôt originale et efficace à la fois peut donner envie aux enseignants de s’inspirer, pourquoi ne pas la partager avec vous ? C’est ce que je vous propose ici en vous présentant une innovation pédagogique imaginée dans un cours de chimie, puis mise en place avec ses élèves, par l’une de mes collègues Cécile VATIN enseignante au Lycée Général Technologique et Professionnel Henri DARRAS à Liévin (Hauts-de-France). Dans le cadre de travaux pratiques consacrés à la découverte de la méthode VSEPR, ses étudiants de BTS ABM1 ont été invités à bâtir les étapes de la méthode sous forme d’un jeu intitulé « Les liaisons dangereuses« , tout cela sur le ton de l’humour avec une classe très sérieuse et mâture ! Chaque binôme ou trinôme (au nombre de 5) a reçu un défi à relever bien souvent rédigé sous la forme d’une énigme de quelques lignes, écrite avec un langage à double sens (littéraire et scientifique), le tout sur une carte imprimée… Savoir plus >

Renverser la classe… à chacun sa manière !

Il y a autant de classes renversées que de classes inversées. Cela peut paraître évident, mais il est toujours bon de le rappeler. En effet, plutôt que de vouloir « copier-coller » une nouvelle méthode que l’on trouve pertinente et qui répond aux objectifs que l’on se donne en matière d’innovation pédagogique, il est bien plus efficace de se limiter à s’en inspirer. C’est le contexte de sa classe, ou de son amphi, bien plus que sa matière (même si la nature de celle-ci entre aussi en ligne de compte) qui nécessite de créer soi-même son approche innovante, qu’elle soit renversée ou pas. A titre d’exemple, vous trouverez ci-dessous des descriptions de classes renversées, même si elles n’en portent pas toujours le nom, qui ont été expérimentées dans des contextes différents, que ce soit pour les matières enseignées ou le niveau des élèves concernés. Dans tous les cas, on peut considérer qu’il s’agit de classes renversées, et non uniquement inversées, car le contenu du cours n’est pas livré aux apprenants. Il est conçu par eux-mêmes en totalité ou en partie. L’enseignant va donc endosser une autre posture, tout au moins durant les séances dites « non académiques », qui peut se rapprocher de celle… Savoir plus >