De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation pédagogique

La classe renversée,… qu’en pensent les profs ?

Que pensent les enseignants-chercheurs à l’université de la classe renversée ? Sont-ils convaincus ou pas de l’intérêt de cette méthode d’innovation pédagogique ? Pour le savoir, il suffisait de leur demander ! Dans le cadre de sa formation continue destinée à ses enseignants-chercheurs et assistants à mandats, l’Université de Mons en Belgique a organisé un cycle d’ateliers en pédagogie universitaire au cours duquel elle a proposé des thématiques qui touchent à la conception et à l’organisation des enseignements. Une attention particulière a été portée aux assistants qui démarrent leur mandat en leur proposant 24 heures de formation obligatoires durant la première année. Dans ce cadre, la journée du 22 septembre 2017 qui a été organisée sous la houlette de Frédérique ARTUS, Conseillère en Pédagogie Universitaire, s’est terminée par une conférence sur « La Classe Renversée ». Cette conférence a été réalisé en double voix, avec Jean-Charles CAILLIEZ et Sébastien BETTE qui ont présenté deux expériences en la matière, la première à l’Université Catholique de Lille pour un cours de génétique et la deuxième à l’Université de Mons pour un cours d’informatique. A l’issue de la conférence qui a réuni plus d’une centaine d’enseignant-chercheurs, dont une majorité d’assistants doctorants, un questionnaire leur a été proposé avec 4 questions. 80 d’entre d’eux… Savoir plus >

Des profs d’université en soif d’innovation !

Texte illustré en format PDF à télécharger sur : Atelier Innovation pédagogique HE VINCI 2017 Qu’attendent les profs pour innover ? Quels sont leurs besoins en matière d’outils et de méthodes ? Peut-on imaginer ensemble de nouvelles façons d’enseigner et/ou d’évaluer nos étudiants ? Le 18 avril 2017, a été organisé dans les locaux de l’Université Catholique de Lille (UCL) un atelier pédagogique avec une cinquantaine d’universitaires de la Haute Ecole Vinci de Louvain-la-Neuve (Belgique) sur la thématique : « Peut-on enseigner autrement à l’université, et de manière plus innovante ? Peut-on évaluer différemment nos étudiants ? Comment initier, puis amplifier une démarche d’innovation pédagogique à l’université ? ». Cette journée en format « coworking » a réuni des chefs de département et des coordinateurs pédagogiques, enseignants-chercheurs pour la plus part, professeurs dynamiques ou responsables pédagogiques innovants, tous intéressés à découvrir les méthodes d’innovation pédagogique expérimentées à Lille comme par exemple les classes inversées, les classes renversées, les approches numériques, les serious games, les cartes mentales, les méthodes de scénarisation, d’improvisation ou de storytelling, les apprentissages par projets, les ateliers de codesign,…La préparation en amont et l’animation de cette journée en intelligence co-élaborative ont été assurées par Jean-Charles Cailliez et Delphine Carissimo du Laboratoire d’Innovation Pédagogique de l’UCL. Le… Savoir plus >

Les profs aiment-ils la conférence inversée ? Des avis mitigés…, mais en dynamique de coworking !

Que pensent les profs de la conférence inversée ?  Quelles peuvent être leurs impressions face à ce « changement de faire » qui oblige le public à produire le contenu de la conférence et aux experts à réagir en direct sur ce qu’ils découvrent au moment de la projection des slides ? Pour le savoir, il a suffit de mener l’expérience avec des enseignants d’université et de lycées-collèges, puis de prendre leur avis en demandant à chacun d’entre eux de nous confier une impression plutôt positive et une autre qui soit critique ou franchement négative. L’expérience a été menée à l’Université de La Rochelle, le 9 février 2017, dans un amphithéâtre réunissant 140 enseignants-chercheurs et autres cadres de l’université et/ou du secondaire. Le sujet de la conférence qui ouvrait une journée de travail consacrée à l’innovation pédagogique était « Enseigner, Apprendre,.. quelles différences ? » . Les participants ont disposé d’une demi-heure pour produire par équipe de 20 des diapositives illustrant, comme ils le souhaitaient, le sujet de la conférence : la moitié de ces diapos devait contenir du texte et l’autre de l’iconographie. Au bout de cette demi-heure de production, il a été demandé aux équipes de fusionner leurs productions, deux par deux, de manière à mélanger les textes et les illustrations. Place à la négociation, sachant que pour choisir… Savoir plus >

Des méthodes entrainantes et des lieux inspirants pour stimuler l’innovation pédagogique à l’université !

Voir la vidéo de l’interview en cliquant sur : L’innovation pédagogique, un investissement ! Est-il facile d’innover en pédagogie universitaire ? Faut-il pour cela des méthodes et des moyens particuliers ?  Pour innover en pédagogie, il faut nécessairement des méthodes qui donnent envie aux enseignants de se lancer dans l’aventure et des lieux inspirants pour les y inciter. Il y a deux façons de voir les choses. On peut innover juste en changeant sa façon de faire cours (innovation de transformation), c’est à dire enseigner la même matière mais de façon différente, ou innover en changeant la nature même de son cours (innovation de rupture), c’est à dire imaginer d’enseigner autre chose, un contenu plus transdisciplinaire, en le concevant avec d’autres enseignants de matières différentes. Ces deux approches sont complémentaires. Elles prennent leur place dans l’enseignement supérieur, notamment grâce à des cellules pédagogiques ou des laboratoires d’innovation pédagogique. Un exemple est donné ici à l’Université Catholique de Lille (cf. vidéo interview de Jean-Charles Cailliez, Vice-Président Innovation, au début de ce post). Des lieux accélérateurs d’innovation. Les espaces physiques (salles et laboratoires de pédagogie expérimentale) dans lesquels ces ateliers et formations sont organisés sont des  sortes de « tiers-lieux » jouant le rôle d’accélérateurs ou d’inspirateurs de l’innovation. Il… Savoir plus >

En route pour la classe renversée (saison 4). J’y vais ou j’y vais pas ?

Pour sa quatrième édition en format de « classe renversée » , le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille.. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Voici leurs impressions à la fin de la présentation, sachant qu’il leur a été demandé de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction, puis de voter en % sur leur niveau d’envie d’y participer. Impressions positives : La notation avec le système de points évolutifs – innovation ; système de paiement (notation) ; autonomie ; on apprend généralement beaucoup plus facilement quand on s’intéresse et le faire soi-même (le cours) permet de s’y intéresser : envie de bien faire les choses – originalité du cours par rapport à la méthode d’apprentissage ; le système de paiement pour la notation (où il n’y a pas de « par cœur » uniquement) – souplesse dans l’organisation du cours ; moins scolaire, moins monotone – le fait que l’on fasse notre cours nous-même = on apprend en cours ; c’est plus agréable que de « subir » un cours ; on le construit nous-même – le fait de construire soi-même son cours, ce qui permet d’apprendre plus vite, mais aussi… Savoir plus >

Innover en pédagogie,… par les rencontres improbables, le codesign et les communautés apprenantes !

Etre créatif pour être innovant en pédagogie, cela est nécessaire, mais pas suffisant, notamment si on espère que ce changement puisse être durable. Il faut créer des rencontres improbables, « contaminer » son entourage et créer une dynamique collective qui participe à la construction d’une communauté d’une communauté de pratiques, d’une communauté apprenante. C’est ce que les universités américaines désignent parfois sous le terme de Faculty Learning Communities (FLCs), c’est à dire des groupes d’enseignants, administratifs et d’étudiants provenant de toutes les disciplines et qui s’engagent dans des collaborations actives tout au long de l’année de manière à se former, expérimenter ensemble en innovation pédagogique, puis à échanger sur leurs pratiques. Les objectifs de ces communautés universitaires d’apprentissage sont d’échanger et de réfléchir sur les pratiques d’enseignement et d’apprentissage. Il s’agit par exemple d’expérimenter de nouvelles pédagogies, de créer des collaborations entre les disciplines, d’imaginer la création de modules inter- et trans-disciplinaires, de participer à la recherche de profils d’excellence et au financement des activités pédagogiques,… enfin, d’avoir ensemble conscience de la complexité des modes d’enseignement et d’apprentissage. La quatrième des 5 disciplines de Peter SENGE, qu’il définit comme l’une des pratiques nécessaires à la construction d’organisations intelligentes, est « l’apprentissage en équipe »…. Savoir plus >

Que pensent les profs de la classe renversée ? Je t’aime,… moi non plus !

Que pensent les profs de la classe renversée ? Ont-ils envie de se lancer dans l’aventure des pédagogies innovantes ou bien ont-ils peur de s’y risquer ?  Telles sont les questions qui ont été posées à une quarantaine d’universitaires de l’Università di Corsica Pasquale Paoli lors d’un séminaire d’innovation pédagogique organisé par Thierry Antoine SANTONI , Vice-Président en  charge de l’innovation et du numérique, les 1 et 2 décembre 2016 à Corté. Leurs impressions positives et négatives ont été recueillies suite à une conférence de Jean-Charles Cailliez sur son expérience de classe renversée en « Do it Yourself«  et précédant deux jours d’ateliers collaboratifs (co-animés par Delphine CARISSIMO, chargée de mission à l’Institut de l’Entrepreneuriat de l’Université catholique de Lille) consacrés aux méthodes pédagogiques innovantes et aux communautés apprenantes. D’un point de vue méthodologique, il a été demandé à chacun de donner obligatoirement un point positif (ce qui lui donne envie de se lancer dans une pédagogie innovante, classe inversée ou autre méthode) et un point négatif (ce qui le freine, voire ce qui lui fait peur). Ci-dessous leurs réactions : Impressions positives et inspirations. La méthode des tableaux tournants me semble très didactique et intéressante à mettre en place –

Du marathon à la classe renversée !

Quels liens entre le dépassement de soi en course à pied et le fait de sortir de sa zone de confort en pédagogie ? A priori aucun. A l’occasion du TEDx de Belfort le 14 octobre 2016, dont la thématique était « Envie de vie », Jean-Charles Cailliez a focalisé son talk (« Du marathon à la classe renversée« ) sur la plaisir que l’on pouvait avoir à dépasser ses limites dans sa passion comme dans son projet professionnel. A l’aide d’exemples illustrés, il a invité les 500 spectateurs de la Salle Granit à le suivre le long de ses multiples marathons et autres courses d’endurance et dans sa salle de classe où les étudiants construisent le cours par eux-mêmes et donnent des devoirs au professeur. A suivre sur http://www.tedxbelfort.com.

Tout à déclarer ! Des universitaires français et belges qui échangent sur leurs innovations pédagogiques…

Film de l’événement téléchargeable sur : https://www.youtube.com/watch?v=gwpRnEWeZOA Article en format PDF : Hack’Apprendre Lille 2016 Une frontière invisible qui sépare deux régions particulièrement riches en établissements d’enseignement supérieur et de recherche : les Hauts de France et la Wallonie. Des communautés de pédagogues, enseignants et formateurs, qui se posent souvent les mêmes questions : Comment innover en pédagogie ? Comment enseigner différemment ? Comment partager sur nos pratiques pédagogiques et progresser de manière collective ? Comment bénéficier de l’apport des uns et des autres qui expérimentent avec leurs étudiants ? Peut-on imaginer, de part et d’autre de la frontière, une communauté apprenante impliquée dans une dynamique collective d’innovation pédagogique ?

Des élèves co-auteurs de leur savoir !

Article en PDF à télécharger sur : Elèves co-auteurs de leur savoir Avec l’explosion du numérique à l’école, les élèves peuvent devenir co-auteurs de leur savoir. Il en est de même dans l’enseignement supérieur. Cette approche des temps modernes nécessite néanmoins que les acteurs acceptent de changer de posture, tout au moins de sortir de leur zone de confort, pour s’investir différemment dans le partage des connaissances. A l’image de ce qui se passe dans les classes inversées ou renversées, le professeur doit aujourd’hui imaginer de nouvelles pédagogies, celles qui incitent ses élèves à apprendre autrement, en les préparant notamment à rechercher par eux-mêmes les connaissances qui leur seront nécessaires au montage de projets ou à la résolution de problèmes. La pratique des pédagogies inversées va en ce sens pour une majorité d’entre eux. Elle permet de passer de la créativité à l’innovation par l’expérimentation. Hacker la pédagogie. L’expérimentation peut aller encore plus loin lorsqu’on imagine de hacker la pédagogie. C’est le cas du « Uncollege » à San Francisco qui tente de réinventer l’éducation par des méthodes d’auto-éducation.