De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation pédagogique

Un professeur renversant !

Une interview exclusive de Jean-Charles CAILLIEZ dans AGORA par Isabelle INZERILLI pour l’Association Romande des Formateurs (ARFOR), Suisse. A lire sur  : http://www.arfor.ch/agora-article/jean-charles-cailliez-un-prof-renversant%e2%80%89 Pour ses étudiants, il est un prof pas comme les autres. Lui se définit comme un traducteur bilingue à l’interface entre le laboratoire et l’entreprise. C’est avec sa casquette de spécialiste de la créativité au service de l’innovation qu’il a animé cet été les escales du CEP, des rencontres hautes en couleurs. Interview. Comment définissez-vous votre activité ? Je pourrais dire, si je me décrivais en une phrase de seulement 6 mots – exercice de créativité que j’utilise souvent – que je suis un « biologiste qui cherche et court toujours » ou, avec plus de détails, un enseignant-chercheur en biologie cellulaire et moléculaire qui a décidé d’enseigner différemment. Sur ma carte de visite, je serais tenté d’écrire « hacker pédagogique » ou « prof bizarre ». Mon métier classique d’universitaire qui consiste à enseigner, organiser des formations et faire de la recherche, a fortement évolué ces dernières années en ce fait que je l’aborde maintenant essentiellement par l’axe de l’innovation. En quoi consiste votre projet autour de l’innovation ? A l’université dont je suis le vice-président innovation, nous avons construit différentes plateformes collaboratives : un laboratoire… Savoir plus >

Comment innover à l’université ? Un atelier de codesign expérimenté par Liverpool Hope University

Télécharger l’article illustré en PDF sur : Liverpool HU Week 2016 Le Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP) de l’Université Catholique de Lille a organisé fin juin 2016 dans les locaux de Liverpool Hope University (LHU) une semaine de formation au codesign et à l’innovation pédagogique, un programme conçu et animé par Jean-Charles CAILLIEZ (directeur du LIP), June SRICHINDA (Doctorante en Innovation Pédagogique, FLSH-CLARIFE) et Thierry SOBANSKI (Responsable de la Cellule SUN ou « Service des Usages du Numérique »). Cette session était destinée aux enseignants de l’université anglaise utilisateurs du Learning Lab., nouvel espace de coworking inauguré en début d’année universitaire avec une délégation de l’Université Catholique de Lille. Au programme, se sont succédés des séminaires de présentation d’expériences d’innovation pédagogique et d’échange de bonnes pratiques, ainsi que des ateliers portant sur les thèmes : What is codesign and how it can be used to build lessons ? Innovation in the classroom : exchange of success and failures. Creating activities to build a learning community. How to transform creativity into innovation: prototyping the classroom. Lors de cette semaine, il a aussi été organisé une visite guidée du « Creative Campus » de LHU par son directeur Simon PIASECKI At the end of June 2016, the Laboratoire… Savoir plus >

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Quand la classe renversée s’inverse ! Qu’en pensent les étudiants ?

Peut-on inverser une classe renversée ? La question peut surprendre, mais elle se pose quand on décide d’aider ses étudiants à comprendre les cours qu’ils ont écrits eux-mêmes. Après 6 séances de classe renversée en génétique moléculaire, soit 12 à 14 heures qui ont permis aux étudiants de construire le cours (6 chapitres) par eux-mêmes et en équipes, il leur a été proposé de passer en classe inversée. L’idée était de prendre du temps pour répondre à leurs questions, pour résoudre les points d’incompréhension relatifs au contenu des chapitres qu’ils avaient rédigés et pour préparer ensemble les questions susceptibles de tomber à l’examen final. Dans ces nouvelles séances de classe inversée (nommées ainsi car les étudiants sont censés avoir appris le cours chez eux avant de venir en classe pour « faire leurs devoirs » avec l’enseignant), plusieurs temps de travail ont été organisés qui sont dans l’ordre : la rédaction en équipe de questions à destination de l’enseignant (celui-ci devenant l’élève qui va devoir répondre à « ses professeurs », ceux qui ont écrit le cours), la réponse collective à une même question sous la forme de « tableaux tournants » ou l’utilisation de schémas annotés (toujours en équipe) pour répondre à des questions de définition. Pour savoir ce que… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 2)

La licence inversée en droit Objectifs de la licence en mode OWOC La méthode de licence inversée, telle que nous la menons depuis deux ans, est une approche qui cherche à optimiser l’acquisition des connaissances des étudiants en fonction de leur propre mode d’apprentissage. Elle leur propose de travailler les matières fondamentales par thèmes, chacun d’entre eux n’étant développés que sur une seule et même semaine. C’est l’approche OWOC (« one week, one course »). La théorie est couplée à la méthodologie et à la mise en pratique par le biais de séances de travaux encadrés. Le découpage de la semaine est construit pour permettre à l’étudiant d’avoir le temps de passer d’un apprentissage en surface (réalisé par la lecture d’un pré-read) à un apprentissage en profondeur (qui donne ensuite du sens à la connaissance acquise). Ce mode d’apprentissage doit être déployé progressivement sur tous les cursus de la première année de licence aux masters. Aujourd’hui, engagé en L1, L2 et M1, il s’appliquera dès l’année prochaine à plus de 1300 étudiants. A chaque cours, sa semaine ! La licence inversée en droit, à ce jour unique en France, est innovante pour plusieurs raisons. Elle met l’accent sur le rôle de l’étudiant dans sa… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 1)

Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants veulent échanger différemment avec leurs enseignants, voire établir avec eux un véritable dialogue. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille qui regroupe notamment  5 facultés (droit, médecine et maïeutique, gestion économie et sciences, lettres et sciences humaines, théologie) pour 7000 étudiants. Elle a conduit en 2012 à un programme ambitieux intitulé « Horizon 2020 » qui a incité les enseignants-chercheurs à s’engager dans des expérimentations d’innovation pédagogique. Pour cela, des ateliers de créativité ont été organisés qui ont permis de se demander comment faire évoluer les méthodes d’enseignement ? Ils ont conduit à décider comment construire certains de ces enseignements de manière différente, pour placer notamment le contenu des interventions des enseignants dans une autre perspective que celle traditionnellement envisagée, à savoir conduire les étudiants vers un développement de leurs capacités réflexive et critique. La pédagogie inversée, sous ses différentes formes, est l’une des pistes qui a été choisie au côté d’autres comme l’utilisation de cartes mentales, la construction de serious game, l’usage de WebTV et de Wiki radio, l’enseignement à distance… Savoir plus >

Du smurtz à Paris ! Des profs de lycées créatifs pour une rentrée sous le signe de l’innovation pédagogique

Peut-on organiser une rentrée scolaire sous le signe de l’innovation pédagogique ? Peut-on proposer à des professeurs de lycée la veille de leur premier cours d’imaginer, non seulement de pouvoir enseigner différemment, mais aussi d’inventer ensemble de nouvelles matières, qui plus est qui n’existent pas ? Insensé, non ? Et pourtant, le défi a été relevé le 1er septembre 2015 par les lycées Paul Claudel et Hulst de Paris (7ème arrondissement) lors d’un atelier co-élaboratif qui a réuni plus de 150 personnes, animé par Jean-Charles CAILLIEZ (Directeur du Laboratoire d’Innovation Pédagogique de l’Université Catholique de Lille). Le défi qui a été proposé aux participants a été celui d’inventer ensemble de nouvelles matières transdisciplinaires, baptisées pour l’occasion cours de « smurtz », ce qui ne veut rien dire, mais dont on peut faire ce que l’on veut.

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :

Premier jour de classe renversée. Qu’en pensent les étudiants appartenant à deux promos de licence différentes ?

La troisième année de prototypage de la « classe renversée » a débuté ce mois de janvier 2016. Comme je l’ai détaillé dans mes posts précédents, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. 48 de ces étudiants sont dans un parcours de licence générale et 20 d’entre d’eux sont en licence dite Agroqual, organisée par l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de Lille, beaucoup plus appliquée (ces 20 étudiants sont en alternance en entreprise). Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Il leur avait été demandé, quelques semaines avant le début du module et après présentation de la méthode, de donner leur avis sur celle-ci, avant même de l’avoir utilisée et de mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée. Les deux groupes d’étudiants suivent la classe renversée, mais en séances différentes : 6 équipes de 8 étudiants pour les L3 et 3 équipes de 6 à 7 étudiants pour la licence Agroqual. Voici leurs impressions à la fin de la première séance, sachant qu’il leur a été demandé comme dans les évaluations précédentes de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction.

A quoi ressemblera l’université en 2035 ? Le « Hack’Apprendre » du Louvain Learning Lab. a sa petite idée !

À l’occasion de ses 20 ans d’existence, le Louvain Learning Lab (ex IPM) de l’Université de Louvain-la-Neuve (Belgique) a organisé le 13 novembre 2015 une journée d’étude originale pour préparer les années à venir : une sorte de Hackathon rebaptisé pour l’occasion « Hack’Apprendre » et sur le thème :  » Imaginer l’université en 2035« . Une manifestation organisée par Benoît RAUCENT,  Marcel LEBRUN et Pierre BELIN pour un événement  qui a réuni plus d’une centaine de participants et dont la production (8 projets audacieux) sera présentée au prochain Colloque de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) à Lausanne en juin 2016.   Basée sur les principes de l’innovation ouverte et en utilisant des méthodes de travail co-élaboratives, l’activité Hack’Apprendre est conçue comme un laboratoire, un espace où explorer le futur de la pédagogie pour susciter l’inspiration et encourager l’action. A découvrir en cliquant sur le lien de ce petit film : Hack’Apprendre