De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: pédagogie

Hybrider en pédagogie, ce n’est pas transposer !

Comme l’a écrit mon collègue Rochane KHERBOUCHE, expert en innovation pédagogique et numérique, dans un article récent et intitulé « Hybridation, de quoi parle-t-on ? » (https://www.innovation-pedagogique.fr/article13731.html), l’hybridation en pédagogie est un terme souvent galvaudé et réduit à sa plus simple expression, celle de proposer à distance des cours que l’on fait aussi en présentiel. Aussi Rochane introduit son propos en soulignant que « l’hybridation est un mot que l’on entend depuis quelque temps dans le milieu de l’éducation et qu’il est devenu récurrent de l’utiliser quand on évoque la combinaison du distanciel et du présentiel. Le mot hybridation est employé dans de nombreux contextes de la planification de la formation, mais également des dispositifs pédagogiques. Est-ce vraiment important de s’attarder sur ce mélange de modalités ou alors n’est-ce que du réchauffé de pratiques déjà appréhendées et juste saupoudrées d’un mot à la mode ?« . Un article que je ne peux que vous conseiller de lire tant il est complet et proche de ce beaucoup d’entre nous défendons, le fait que l’hybridation en pédagogie ne se limite pas à associer des cours en classe face aux élèves avec de l’enseignement à distance. Il s’agit bien d’une réelle complémentarité de méthodes pédagogiest que et… Savoir plus >

Dans la classe ou à distance… quelles stratégies d’apprentissage ?

Vidéo téléchargeable sur : https://youtu.be/Pu378hrXcuk Quelles stratégies d’apprentissage à distance faut-il envisager après l’épisode du confinement dû à la pandémie au COVID-19 ? Devrons-nous, par exemple, reprendre les enseignements tels que nous les faisions avant, soit presque totalement en présentiel ou avons-nous l’occasion de tirer des leçons de ce que nous avons organisé à distance pour imaginer d’hybrider à l’avenir les cours « en classe » avec ceux « à la maison » ? Est-il pensable de se limiter à transposer en ligne le cours magistral pour obtenir les mêmes résultats en termes d’apprentissage  par les élèves ? Pourrait-on le faire de manière plus collaborative ? Quelles adaptations faut-il mettre en œuvre pour éviter que ces cours à distance ne se limitent pas à des solutions de secours quand le présentiel n’est pas ou n’est plus possible ? Telles ont été les premières questions qui m’ont été posées lors de la Journée Pédagogique du 18 juin 2020 organisée par la Direction Innovation Ingénierie Pédagogique (DIIP), YNCREA Hauts-de-France qui regroupe les écoles d’ingénieurs HEI, ISA et ISEN Lille. Merci à Vincent SIX, Directeur de la DIIP et à sa collègue Adeline CARLIER, Cheffe de projet Learning Research & Development, pour m’avoir invité à partager l’expérience… Savoir plus >

De jeunes pédagogues challengent la classe renversée !

Quelle meilleure façon pour faire progresser une innovation pédagogique comme la « classe renversée » que celle de la challenger avec des professionnels ? Et pourquoi pas par de jeunes ingénieurs pédagogiques en formation, en l’occurrence les étudiants du Master Conception, Formation, Technologie (CFT) de l’Université de Strasbourg ? Le défi a été relevé le 8 décembre 2017 à l’invitation de Najoua MOHIB, Responsable de l’équipe Recherche Tech&Co et Responsable scientifique du DU en Pédagogie de l’Enseignement Supérieur de l’Université de Strasbourg. Une conférence interactive a d’abord été donnée de manière à présenter l’expérimentation de « classe renversée », telle qu’elle est menée à Lille depuis 5 ans. Les étudiants en master ont pu réagir individuellement avec le conférencier, juste avant le travail collectif. Un exercice de type « tableaux tournants » a ensuite été mené qui a permis aux étudiants de répondre successivement et en équipe à 4 questions : Ce que je retiens, ce qui m’interroge, ce que je conseille et ce que j’ai envie de mettre en œuvre. Ci-dessous le résultat en quelques lignes tracées sur de grandes feuilles, puis débattues ensemble. Ce que je retiens : un engagement fort des étudiants, des outils et méthodes mixés et hybrides (numériques et traditionnelles, ensemble), la place… Savoir plus >

Pourquoi se lancer dans une classe renversée ? L’avis controversé des profs d’université

Quels sont les raisons qui inciteraient les profs à se lancer dans l’expérience d’une classe renversée ? La question a été posée à 80 enseignants-chercheurs et assistants de l’Université de Mons, lors d’une conférence sur le même thème le 22 septembre 2017. A noter que les arguments pour se lancer, c’est à dire les éléments qui inciteraient les profs à tenter l’expérience et les arguments qui freineraient la même démarche proviennent dans cette enquête des mêmes 80 personnes. Il leur a en effet été demandé à chacun d’écrire sur une même feuille 2 arguments « pour » et deux arguments « contre ». Le résultat de cette enquête n’oppose donc pas les supporters et les adversaires de la classe renversée, mais montre qu’il existe chez les mêmes personnes autant de raison de franchir le pas que de rester dans sa zone de confort. Eléments qui inciteraient à se lancer dans une classe renversée. Développer des compétences de recherche et de co-construction chez les étudiants – je suis pour un enseignement plus participatif, cela me permet de savoir si les étudiants ont compris, mais aussi de leur montrer qu’ils sont capables de comprendre ; proposer un enseignement efficace aux étudiants mal adaptés au système académique classique – le… Savoir plus >

Une école sans cours, ni professeurs… à la finlandaise !

Peut-on imaginer une formation universitaire qui se déroule sans cours, ni même professeurs ? Peut-on imaginerqu’un tel un parcours « académique » vous prépare à la vie professionnelle comme une école de business et management en priorisant, qui plus est, la création d’entreprise ? Peut-on faire 3 d’études après le bac sans jamais suivre un cours magistral, ni même engranger de la connaissance par les méthodes habituelles des universités et des grandes écoles, celles qui consistent, même si elles ne se limitent pas à ça, à écouter ses professeurs, les experts en la matière, prendre des notes, les apprendre pour être ensuite interrogés lors des examens ? Cela est-il possible ? La réponse est oui ! Cette formation existe depuis 6 ans à l’Ecole de Management de Strasbourg et près de 25 ans en Finlande, pays reconnu pour ses innovations pédagogiques et à l’origine de cette méthode. Situons la scène. Nous sommes le jeudi 8 juin 2017, il est 13h, un horaire plutôt inhabituel pour aller en cours, surtout lorsqu’il n’y a pas de prof, ni de leçon à écouter. Invité pour l’occasion, je me retrouve au milieu d’une dizaine d’étudiants du « Bachelor Jeune Entrepreneur » coordonnée par Olga BOURACHNIKOVA à l’Ecole de Management de Strasbourg. Nous sommes disposés en… Savoir plus >

Des profs d’université en soif d’innovation !

Texte illustré en format PDF à télécharger sur : Atelier Innovation pédagogique HE VINCI 2017 Qu’attendent les profs pour innover ? Quels sont leurs besoins en matière d’outils et de méthodes ? Peut-on imaginer ensemble de nouvelles façons d’enseigner et/ou d’évaluer nos étudiants ? Le 18 avril 2017, a été organisé dans les locaux de l’Université Catholique de Lille (UCL) un atelier pédagogique avec une cinquantaine d’universitaires de la Haute Ecole Vinci de Louvain-la-Neuve (Belgique) sur la thématique : « Peut-on enseigner autrement à l’université, et de manière plus innovante ? Peut-on évaluer différemment nos étudiants ? Comment initier, puis amplifier une démarche d’innovation pédagogique à l’université ? ». Cette journée en format « coworking » a réuni des chefs de département et des coordinateurs pédagogiques, enseignants-chercheurs pour la plus part, professeurs dynamiques ou responsables pédagogiques innovants, tous intéressés à découvrir les méthodes d’innovation pédagogique expérimentées à Lille comme par exemple les classes inversées, les classes renversées, les approches numériques, les serious games, les cartes mentales, les méthodes de scénarisation, d’improvisation ou de storytelling, les apprentissages par projets, les ateliers de codesign,…La préparation en amont et l’animation de cette journée en intelligence co-élaborative ont été assurées par Jean-Charles Cailliez et Delphine Carissimo du Laboratoire d’Innovation Pédagogique de l’UCL. Le… Savoir plus >

Tout à déclarer ! Des universitaires français et belges qui échangent sur leurs innovations pédagogiques…

Film de l’événement téléchargeable sur : https://www.youtube.com/watch?v=gwpRnEWeZOA Article en format PDF : Hack’Apprendre Lille 2016 Une frontière invisible qui sépare deux régions particulièrement riches en établissements d’enseignement supérieur et de recherche : les Hauts de France et la Wallonie. Des communautés de pédagogues, enseignants et formateurs, qui se posent souvent les mêmes questions : Comment innover en pédagogie ? Comment enseigner différemment ? Comment partager sur nos pratiques pédagogiques et progresser de manière collective ? Comment bénéficier de l’apport des uns et des autres qui expérimentent avec leurs étudiants ? Peut-on imaginer, de part et d’autre de la frontière, une communauté apprenante impliquée dans une dynamique collective d’innovation pédagogique ?

Des élèves co-auteurs de leur savoir !

Article en PDF à télécharger sur : Elèves co-auteurs de leur savoir Avec l’explosion du numérique à l’école, les élèves peuvent devenir co-auteurs de leur savoir. Il en est de même dans l’enseignement supérieur. Cette approche des temps modernes nécessite néanmoins que les acteurs acceptent de changer de posture, tout au moins de sortir de leur zone de confort, pour s’investir différemment dans le partage des connaissances. A l’image de ce qui se passe dans les classes inversées ou renversées, le professeur doit aujourd’hui imaginer de nouvelles pédagogies, celles qui incitent ses élèves à apprendre autrement, en les préparant notamment à rechercher par eux-mêmes les connaissances qui leur seront nécessaires au montage de projets ou à la résolution de problèmes. La pratique des pédagogies inversées va en ce sens pour une majorité d’entre eux. Elle permet de passer de la créativité à l’innovation par l’expérimentation. Hacker la pédagogie. L’expérimentation peut aller encore plus loin lorsqu’on imagine de hacker la pédagogie. C’est le cas du « Uncollege » à San Francisco qui tente de réinventer l’éducation par des méthodes d’auto-éducation.

La classe renversée,… comment ça marche ? Une interview signée IDEA

La classe renversée, comment ça marche ? Une Interview de JC2 à découvrir dans le premier numéro de IDEA News, la lettre d’information sur l’innovation pédagogique de l’équipe de la cellule IDEA (IDEFI, Université de Paris-Est). Dédiée à l’innovation pédagogique et trimestrielle, cette lettre a vocation à informer les enseignants-chercheurs de l’université et à valoriser les expérimentations menées par les établissements. Ce mois-ci, un entretien avec Jean-Charles Cailliez, Université Catholique de Lille, au sujet de sa « classe renversée ». Merci à l’équipe d’Hélène ZERROUKI, Micheline, Ariadna AYALA RUBIO et Estéban GINER pour sa publication. IDEA : Quelle est l’essence de la méthode « do it yourself » ? La classe renversée est une méthode pédagogique en « do it yourself » (c’est-à-dire « faites-le vous-même ! »). Elle a été créée à l’Université Catholique de Lille, il y a deux ans, pour un cours de génétique moléculaire destiné à des étudiants de troisième année de licence de biologie. L’enseignement magistral y est abandonné au profit d’une méthodologie innovante et collaborative dont le but est de sortir les apprenants d’une certaine passivité et de les mettre en situation active d’apprentissage. Le changement de posture est bilatéral. D’une part, les étudiants passent de l’état de consommateurs à celui de constructeurs du savoir. Ils vont bâtir… Savoir plus >