De la créativité à l'innovation

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Les étudiants ont-ils aimé la pédagogie en « Do it Yourself » ?

  La question leur est posée le dernier cours. Le semestre se termine et nous sommes à quinze jours de l’examen. Qu’ont pensé les étudiants de la pédagogie en « Do it Yourself » ? Comment ont-ils vécu le cours de Génétique moléculaire en DIY ? Quelles ont été leurs principales satisfactions, déceptions,… et ont-ils des propositions d’amélioration pour l’année prochaine ? Voici leurs avis et réactions :

Découvrez la pédagogie originale du « Do it Yourself » avec le clip… « Pédagogiquement modifié ! »

Découvrez le clip du cours du de Génétique moléculaire en « Do it Yourself ». Une réalisation originale de Norbert SEYNHAEVE  et Didier VAN PETEGHEM de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion de l’Institut Catholique de Lille. Il vous suffit pour cela de cliquer sur l’illustration ou sur : http://vimeo.com/90760005

La peur de l’examen disparait-elle avec l’innovation pédagogique ? Sans doute pas !!!!

La peur de l’examen, le stress au moment de le passer,… peuvent-ils disparaître lorsque l’on emploie des méthodes pédagogiques innovantes ? Ou bien, est-ce le contraire ? Les innovations pédagogiques n’augmentent-elles pas le risque de stress pour une population d’étudiants tellement habituée à être interrogée de la même manière ? C’est ce que l’on a voulu savoir dans le cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Comme vous l’avez lu dans les épisodes précédents, les étudiants qui construisent le cours eux-mêmes ne sont plus évalués sur la base de leurs connaissances en contrôle continu, mais sur leurs aptitudes à respecter les délais de livraison d’un chapitre et à se transmettre les chapitres d’un groupe à l’autre pour la phase d’apprentissage. Ils organisent eux-mêmes les QCM, interrogations et même le DS. La seule chose qui ne change pas est l’examen final qui sera individuel, sans document et rédigé de manière anonyme (normal pour un examen universitaire). Aussi, les étudiants commencent à se poser des questions… le stress monte ! Voici ci-dessous leurs satisfactions et leurs appréhensions quant aux méthodes d’évaluation qui leur ont été proposées pour le contrôle continu (évaluation des compétences) et pour l’examen (évaluation de connaissances) :

Le QCM inversé : un outil qui permet d’apprendre et non plus d’interroger !

Il est impossible de construire un questionnaire à choix multiple (QCM) si on ne connaît pas son cours. Même les professeurs les plus expérimentés sont obligés de lire avec précision le contenu de leur cours pour être capables de rédiger un QCM et d’y proposer tout un choix de bonnes et mauvaises réponses. C’est ce que l’on fait dans les cursus contenant des concours (comme la première année commune des études de santé) et pour lesquels il n’est pas nécessaire de corriger les copies. Un simple tableau avec des cases cochées ou pas y suffit. Aussi, la question s’est posée de l’utilisation d’un QCM, non plus pour interroger des étudiants, mais pour les obliger à connaître leur cours. Il suffisait alors de leur demander de construire eux-mêmes ces QCM. Voilà qui a été testé dans la cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Les étudiants ont été invités à écrire deux QCM avec 5 choix de réponses (un QCM par chapitre qu’ils construisent eux-mêmes). Au moins l’une des réponses proposées devait être bonne. Le barème était le suivant : 5 points pour une réponse 100% exacte, 2 points pour une réponse incomplète et 0 point lorsque l’une des réponses fausses avaient… Savoir plus >

PédagoCh’ti ! Un nouveau regard sur une pédagogie universitaire innovante.

Merci à Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire, Université de Paris Descartes) pour sa visite à Lille, jeudi 20 mars 2014, dans mon cours de Génétique moléculaire en « Do it Yourself » et à son regard avisé que vous pouvez lire ci-dessous : Texte consultable sur le blog d’Antoine TALY : http://antoinetaly.wordpress.com/2014/03/25/pedagochti/ Aujourd’hui je voudrais rendre compte de la visite que j’ai faite la semaine dernière dans le cours de Jean-Charles Cailliez. Cette visite fait suite à la visite de Jean-Charles dans un de mes cours de biologie en L1 le mois dernier. Elle est destinée à observer ce cours en DIY et tenter d’en déterminer les ressorts pour pouvoir l’importer/adapter. Je dois dire que j’étais déjà enthousiaste avant même mon observation, comme en témoigne le cours de (bio)informatique débuté récemment en L2. Comme je l’avais fait lors de la visite de la classe de Marc Berthou j’avais décidé de baser une partie de mon analyse sur la taxonomie de Bloom (voir par exemple cette image de Claire Marotine). Pour ce faire j’ai utilisé un tableau comme celui ci.

Chasse à l’innovation pédagogique… l’oeil affûté du trappeur québécois !

À la chasse aux innovations pédagogiques : retour sur le cours de génétique en DIY. Merci à Louis-Etienne DUBOIS, candidat Ph.D (management) à HEC Montréal et MINES ParisTech, chercheur associé à l’Université Catholique de Lille pour son regard aiguisé face à mon expérience d’innovation pédagogique pour des étudiants en licence de sciences de la vie. Peut-être parce que la pédagogie nouvelle s’appréhende mieux à la pénombre, un peu comme à la chasse où l’aurore, c’est bien connu, est souvent le moment le plus propice aux prises légendaires (on m’accusera au passage d’entretenir ici le mythe du canadien trappeur). Peut-être parce que les nouveaux modes d’enseignement se vivent mieux en état de semi-éveil, au beau milieu d’un cycle circadien ou encore en déficit de vitamine D dû au manque de luminosité d’un matin de février à Lille. Toujours est-il qu’il fallait se lever de bonne heure pour apercevoir la bête et prendre part à la nouvelle mouture du cours de génétique telle que proposée par Jean-Charles Cailliez. Un bien petit sacrifice pour être aux premières loges de cette expérience unique, sur laquelle je vous livre ici mes premières impressions.

La classe inversée à l’université,… une pédagogie innovante à benchmarker !

Peut-on « benchmarker » en innovation pédagogique ? Et si oui… où cela ? Existe-t-il des lieux en la matière ? Comment trouver quelques communautés de « hackers pédagogiques » prêtes à vous accueillir et échanger avec vous sur leurs pratiques ? Où trouver de nouvelles idées pour faire progresser vos propres enseignements ? Quelles nouvelles postures adopter pour innover en pédagogie et interagir ainsi différemment avec ses étudiants ? Voici des préoccupations pouvant trotter dans la tête d’un enseignant à l’université. Un début de réponse m’est apparue cette semaine, ayant eu la chance de pouvoir m’immiscer le temps d’un cours dans l’atmosphère particulière d’une classe inversée, à l’invitation d’un collègue biologiste enseignant comme moi à l’université. Nous sommes dans les locaux de la faculté de médecine de Cochin à l’Université de Paris Descartes dans la « classe inversée » d’Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire) au milieu d’une promotion d’étudiants en première année de licence « Frontières du Vivant ». La salle de classe est conviviale, aux murs couverts de schémas et de post-its multicolores, aux tables à roulettes disposées en demi-rectangle de manière à ce que tout le monde puisse se voir et interagir efficacement. Le prof est dans un coin à côté des étudiants qui s’approprient l’espace de manière… Savoir plus >

Quand le DS ne contrôle plus les connaissances… une nouvelle pédagogie en 3.0 !

Dans l’inconscient collectif, un « devoir surveillé » est une épreuve écrite qui permet de contrôler le niveau de connaissances d’un apprenant. C’est sans doute culturel, mais force est de constater que dans ce domaine, les innovations sont plutôt rares. Ainsi, quand on parle de DS, tout le monde s’accorde sur une chose : cela se passe dans une salle de classe avec des tables et des chaises alignées, sous la surveillance plus ou moins aiguisée d’un enseignant ou de tout autre personnel. Les étudiants dont on va évaluer le savoir attendent avec un certain stress l’énoncé du problème ou la liste des questions, puis vient la « sonnerie » indiquant que l’épreuve est commencée. Mais peut-il en être autrement ? Peut-on imaginer qu’un DS serve à autre chose qu’à évaluer des connaissances, qu’à vérifier si le cours a bien été appris ? Pourrait-il permettre par exemple aux étudiants de progresser dans la compréhension de leur cours ? C’est ce que nous avons expérimenté le 13 février 2014 avec une promotion d’étudiants de troisième année de licence lors d’un cours de « Génétique moléculaire en DIY ». Cela s’est fait dans le cadre d’une démarche de pédagogie innovante qui développe l’autonomie des étudiants en les impliquant de manière active… Savoir plus >

Do it yourself et serious game pour une pédagogie innovante à l’université…

Comment transformer son enseignement à l’université de manière à le rendre plus interactif ? Peut-on le faire pour n’importe quelle matière et avec tous types d’étudiants ? Comment mettre en place de nouvelles méthodes pédagogiques plus créatives et innovantes ?  Un exemple est donné ici par la description d’une expérience en cours à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) (http://flst.icl-lille.fr) de l’Université Catholique de Lille. Elle a été imaginée en transformant de manière radicale un cours de « Génétique Moléculaire », habituellement dispensé de manière académique aux étudiants de Licence 3.    Principe : le cours magistral est abandonné au profit d’une méthodologie innovante et 100% collaborative. Le module sous sa nouvelle forme est construit de manière à sortir les apprenants d’une certaine passivité en cours pour les mettre en situation active d’apprentissage et non plus en prise de notes.