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Pierre Dubois

Cultiver le Campus (Grenoble)

Saint-Martin-d’Hères : la vie étudiante, l’animation, la culture sur le Campus historique de Grenoble. L’occasion : l’invitation du Centre associé du CEREQ pour animer un séminaire ”Analyser l’insertion professionnelle des diplômés du supérieur : pourquoi ? comment ?” (chronique : “Analyser l’insertion“). Le cadre : le SéminaireEnseignement supérieur et marché du travail“, piloté par le CEREQ avec le soutien de la Région. Belle initiative du Centre associé : le CEREQ doit en effet intervenir dans le débat social.

Pourquoi cette première chronique : “Cultiver le Campus” ? Alors que la question essentielle est : “mais pourquoi donc les 3 universités de Grenoble et l’Institut National Polytechnique (INPG) ont-ils pris un tel retard pour faire renaître rapidement l’Université de Grenoble (chroniques à suivre) ? Cultiver le campus, l’ensemencer de multiples plantes culturelles, sportives, artistiques, d’initiatives créatrices mobilisant étudiants, enseignants, BIATOSS, collectivités territoriales, entreprises et associations, c’est en marche ! Saint-Martin d’Hères, c’est le campus d’une université unique. Campus hyper bien desservi par les transports en commun et royaume des vélos : un Campus vert !

Mais pourquoi donc les équipes de direction des 4 établissements sont-ils en retard sur une réalité qui saute aux yeux quand on vient de l’extérieur ? Il faut relire les 128 recommandations du rapport d’Emmanuel Ethis, président d’Avignon et des Pays de Vaucluse, sur l’Université et la Culture (chronique : “De la culture à l’université“). La culture, les multiples initiatives qui la matérialisent dans l’espace et dans les têtes, est un creuset, un ferment d’identité et d’unité. Présidents des universités de Grenoble, suivez-donc la culture de votre campus : elle vous dicte l’unité !

Présidents : “ouvrez les yeux” ! Tout ce que j’ai observé et photographié sur le Campus durant 3 jours, ce sont des initiatives qui se moquent des frontières artificielles que vous maintenez entre vos quatre établissements. L’université de Grenoble existe : faites-la !

Cette première chronique du blog sur l’Université de Grenoble doit en fait son rang au hasard d’une rencontre avec Philippe Henri, un “cultivateur”, un “ensemenceur” culturel passionné, intervenant, non sans difficultés, avec toute une équipe sur le Campus. Il m’a fait parvenir la photo-clé de cette chronique (elle est soumise au copyright) : une folie nocturne “Bu By Night”. “Visites noctures de la BU Droit Lettres à la découverte d’auteurs et de personnages”. Manifestation organisée en 2009 : programme. Photo emblématique et fortement significative.

Les 64 photos que j’ai prises et qui figurent dans ce premier album (cliquer ici) n’ont pour objet que d’appuyer la démarche de cette équipe qui a une vision trans-universitaire. Les sculptures du 1% artistique, les slogans inventés par les étudiants, l’évènement Campus Park, la musique des étudiants de la licence de musicologie n’ont que faire des frontières obsolètes créées il y a 40 ans et qui ont atomisé l’université de Grenoble. Il est temps d’en finir.

A Grenoble, cas unique, ce sont les universités Stendhal (Lettres et Langues) et Pierre Mendès France (Droit, Economie, Gestion et Sciences sociales) qui portent le projet de fusion. Joseph Fourier (Sciences) et l’INPG freinent. Les Humanités doivent être fières de porter la renaissance de l’université unique. Celle-ci est déjà réinscrite dans l’espace et dans toutes les manifestations qui animent le Campus. Et donc : Vive et Vite l’université de Grenoble !

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