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Pierre Dubois

CPGE littéraires : un modèle

Suite des chroniques sur Admission Post-Bac 2011. 25 classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en Alsace, 6 dans le Haut-Rhin et 19 dans le Bas-Rhin, toutes situées à Strasbourg (site APB). Ces 19 CPGE se répartissent ainsi : 8 prépas scientifiques (Collège Episcopal Saint-Etienne, Lycée Jean Rostand, Lycée Kléber, Lycée Louis Couffignal, Lycée ORT), 8 prépas économiques et commerciales (Collège Episcopal Saint-Etienne, Lycée international des Pontonniers, Lycée Kléber, Lycée Cassin-Frey) et 3 prépas littéraires au Lycée Fustel de Coulanges (photo ci-dessous). Pas de Prépa littéraire dans le Haut-Rhin. Trois prépas littéraires en Alsace : n’est-ce pas trop peu ? 1.050 élèves ont obtenu le baccalauréat Série L en 2010 (Note d’information de la DEPP). Toutes les chroniques de ce blog sur les CPGE : cliquer ici.

Samedi 22 janvier 2011, je fais un reportage aux Journées des carrières et des formations à Mulhouse (chronique : “Quiz. Trois personnalités“). Les lycées du Haut-Rhin, ayant des classes prépas, sont présents sur le Salon. Deux lycées du Bas-Rhin sont également là : Kléber et Fustel de Coulanges. “Ce dernier occupe les murs d’un Collège royal (donc catholique) créé en 1685 par Louis XIV” (Quiz : “quand Strasbourg fut-il rattaché à la France” ?). Je discute avec 4 professeurs présents (photo ci-dessous et cliquer ici pour l’album de 30 photos). Ils me présentent avec fierté leurs 3 prépas littéraires : 2 divisions en “Lettres” (A/L), 1 division en “Lettres et Sciences Sociales” (B/L), 1 division “Ecole Nationale des Chartes”, soit 8 divisions pour les 2 années de prépas, 48 places dans chaque division et donc une capacité d’accueil théorique de 196 bacheliers en 1ère année. Il n’y a que trois lycées en France qui préparent à l’Ecole des Chartes créée en 1828 (site de l’ENC) : le lycée Henri IV de Paris, le lycée Pierre de Fermat de Toulouse et le lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg (site des 3 CPGE du lycée).

Guide des études pour 2011-2012. “CPGE littéraires : culture et débouchés“… “Un enseignement exigeant et diversifié ouvert à toutes les sections générales”… “Les études littéraires : une formation recherchée”… “Un enseignement gratuit qui ne s’adresse pas à une élite”… “Un enseignement qui fait ses preuves !”… “Des concours plus accessibles pour les étudiants de classes préparatoires littéraires”… “La possibilité de capitaliser des points ECTS en vue de continuer dans l’université de son choix au sein de l’Union Européenne”.

Le programme me donne l’envie de recommencer mes études supérieures en Prépa littéraire, A/L ou, plutôt, B/L ! En 1961, année d’obtention de mon bac 1ère partie (Lettres, Latin, Grec) et en 1962, succès au bac 2nde partie (Philosophie), j’ignorais l’existence des Hypokhâgnes ! Je me suis donc inscrit en propédeutique à l’université, avant de poursuivre en licence de sociologie (cette licence en deux ans avait été créée en 1958). Le programme de 1ère année “Lettres et sciences sociales B/L” à Fustel. 24 heures de cours communs : 4 heures de français, 4 heures de philosophie, 4 heures d’histoire, 4 heures de mathématiques, 2 heures de langue vivante étrangère, 4 heures de sciences sociales, 2 heures d’EPS. 2 à 6 heures de cours optionnels : latin (3 heures), géographie (3 heures), langue vivante étrangère (4 heures), Sciences sociales (2 heures). C’est un programme que j’adorerais suivre !

Quels sont les incontestables points forts d’une prépa littéraire par rapport à une première année de licence universitaire en Lettres, en Langues ou en Sciences humaines et sociales ? 1. Un nombre d’heures de cours plus important (26 à 30 heures par semaine). 2. De meilleures conditions d’études (promotion limitée à 48 élèves). 3. De meilleurs enseignants : ils sont tous professeurs agrégés n’enseignant qu’en GPGE. 4. Un spectre large de disciplines tandis qu’en université il faut faire le choix de s’inscrire en 1ère année de Lettres ou de Langues ou de Sciences sociales. 5. Et donc un choix de parcours de formation moins précoce qu’en université. 6. Des possibilités de poursuites d’études supérieures assurées et variées. Les prépas doivent servir de modèle pour la voie longue des Instituts d’enseignement supérieur à créer : plus d’informations sur le projet d’IES.

Le guide des études précise le devenir des élèves : réussite aux concours 2010 (admis, admissibles, sous-admissibles). Avant même l’extension de BEL, on observe une grande variété des poursuites d’études : 3 admis à l’ENS Lyon, 3 à l’Ecole Nationale des Chartes (et 2 en liste complémentaire), 9 en Ecole de commerce ou de management, 4 en IEP, 2 en IPAG, 1 en orthophonie. Un très grand nombre d’admissibles aux Concours et, au final, une majorité des élèves poursuivent leurs études en université.

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