La loi Debré infléchie vers le dualisme scolaire?
C’est en tout cas ce que pointe la »Fédération des délégués départementaux » dans sa dernière »Lettre » publiée sous la signature de son président Eddy Khaldi en des termes forts vifs. « Pour l’Église catholique, le véritable enjeu de l’École, c’est qu’elle puisse s’engouffrer dans une brèche institutionnelle rendue possible, qui l’autorise à devenir le représentant direct des établissements catholiques. Le Conseil d’Etat, a répondu à cette attente le 26 mai 2026, en déclarant les requêtes irrecevables, au motif que, le protocole contesté par la Fédération et cinq autres organisations était dépourvu de tout effet concret, il ne pouvait « faire grief » aux requérants. Cet accord MEN-SGEC sur la mixité analysé dans cette Lettre se dispense de passer par l’obligation d’utiliser la loi pour gérer les établissements d’enseignement privés. Il constitue bien un Concordat scolaire intentionnel et prémédité pour assurer la visibilité sociale du culte catholique. Cette entorse constitue une résurrection insoutenable de la loi du 31 décembre 1941 abrogée à la Libération, pour faire gérer des établissements privés par l’Église. Son décret d’application du 7 janvier 1942 mentionnait à l’article 9 : « Lorsque l’école (privée) se reconnaît un caractère confessionnel et relève comme telle d’une autorité religieuse, cette autorité… Savoir plus >