Comment détecter les passagers clandestins dans un travail collaboratif ?
Comment évaluer l’implication individuelle d’un élève dans un travail collectif ? Voilà peut-être une formulation plus édulcorée pour éviter que le terme de « passager clandestin » ne soit pris au premier degré. Pour ma part, je l’utilise souvent, mais juste avec un peu d’humour et sans mauvaise considération, sachant bien que ceux parmi mes étudiants qui contribuent sans beaucoup d’efforts au travail d’équipe pour avoir une bonne note ne sont pas toujours de mauvais bougres. Peut-être profitent ils tout simplement de ma pédagogie collaborative pour limiter la casse dans une matière qu’ils n’aime pas ? Et puis sont-ils « passagers clandestins » dans toutes les matières ou seulement dans la mienne ? J’espère que non ! Ceci dit, l’évaluation d’élèves dans un travail de groupe pose une question récurrente à beaucoup d’enseignants : comment s’assurer qu’ils soient vraiment actifs, productifs, sans se reposer totalement sur le travail des autres pour obtenir une bonne note ? Il s’agit bien de mesurer leur contribution individuelle à celle du groupe. Dans le cadre de ma classe renversée, où les étudiants construisent eux-mêmes le cours et les questions d’examen, une grande partie de l’évaluation repose sur des notes collectives. Cependant, cette approche peut être perçue comme injuste par… Savoir plus >